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Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 « when you're gone. » || PETER

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MessageSujet: « when you're gone. » || PETER   Jeu 17 Avr - 23:19







Introduction


Époque du sujet : actuelle.
Date du sujet : quinze avril deux-mille quatorze.
Ordre de passage des participants : wendy & peter.


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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Ven 18 Avr - 19:31


« hear my beating heart one last time. »


Storybrooke et ses habitants connaissaient une nouvelle malédiction. Cette fois, seule une année de vie avait été effacé des mémoires. Personne ne savait d’où elle venait, ni qui en était l’auteur et les recherches pour retrouver le coupable ne menaient à rien. La ville avait néanmoins repris ses activités d’autrefois, après l’agitation qui avait animé les rues quelques jours plus tôt. Chacun avait retrouvé sa place, ses fonctions et son habitation. Les Darling y compris. Wendy sentait, cependant, ses frères plus détendus, et légèrement moins protecteurs. « Peter Pan est mort, c’est déjà un problème de résolu. ». La jeune fille avait senti son estomac se retourner. Tous les souvenirs qu’elle gardait de lui étaient remontés à la surface. Les plus clairs restaient ceux où il s’était livré à elle, et elle à lui, comme si ce siècle de torture psychologique qu’elle avait dû endurer à cause de sa noirceur n’avait été qu’un simple cauchemar. Et ça l’effrayait. Il était impossible, dans n’importe quelle vie, que Wendy Darling tombe pour Peter Pan. Elle se l’était interdit. Pourtant, ce jour-là, dans les toilettes du lycée, elle avait fait le premier pas et l’avait embrassé. Après un dernier baiser et des excuses, il avait quitté la pièce. L’anglaise, s’était sentie sombrer. Elle avait compris que rien ne resterait de ces échanges, de ces contacts. Pour lui, ce n’était rien. Alors la boule dans le ventre, la gorge serrée, l’oiseau était rentré au nid. A sa mort, elle n'avait pas pleuré.

Le soir commençait à tomber et Wendy ressentit soudainement le besoin de fuir et de se retrouver seule. Bien sûr, elle ne pouvait pas partir bien loin. Ses jambes la guidèrent simplement jusque dans la forêt qui bordait la ville. Les feuilles craquaient sous ses pas lourds ; elle marchait comme une condamnée. La petite brise de printemps vint chatouiller sa peau et un frisson remonta le long de son dos. Il avait froid, l’oiseau. A l’intérieur, à l’endroit même où battait son cœur. Elle refusait d’accepter ce manque, ce vide que Peter avait laissé. Oh, les sentiments étaient incontrôlables. Ce n’était pas de l’amour, ni de l’amitié, mais plutôt un attachement profond à celui qui avait été son bourreau durant plus d’un siècle. D’où venait-il ? Elle n’en savait rien. Et elle ne saurait jamais.

Après un long moment de marche à travers les arbres, Wendy atteignit le puits aux vertus magiques. Elle s’immobilisa un instant. C’est ici que Peter avait lancé sa malédiction. C’était l’un des derniers souvenirs communs qui occupait les mémoires de tout Storybrooke. Elle s’avança jusqu’au bord et se pencha pour tenter d’apercevoir le fond, avant de faire un voeu. « Je souhaite que tout aille pour le mieux, malgré tout. » pensa-t-elle à voix haute. L’ombre d’un sourire apparut sur ses lèvres. Wendy tourna autour du puits, faisant glisser ses doigts sur la pierre froide. Seulement, dans sa ronde, ses pieds butèrent contre un corps inconnu et elle tomba au sol, la tête et les mains en avant, en poussant un cri étouffé.


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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Sam 19 Avr - 22:02




When you're gone


Un soleil se levant doucement sur une petite ville, un jour nouveau prenant la place de la nuit pour un jour de plus. Une belle journée sous un ciel bleu dégagé avec seulement quelques nuages et la fraicheur du mois d'avril tombant doucement sur les habitations et les habitants. Un jeune homme vêtu d'un sweat à capuche marchant ou plutôt déhambulant tel un automate, ne sachant ni que faire ni ou aller. En vérité, il n'avait pas de maison, pas de chez lui, pas de famille ni même d'ami. Tout ce qu'il se souvenait ? Avoir tué la seule personne qu'il considérait comme son ami et blesser une fragile demoiselle. Une partie de lui se souvenait de sa vie passée, des méfaits et de la noirceur de son coeur et de ses intentions tandis qu'une autre partie se remémorait les semaines passées ici et les sentiments plus pures qui en avaient découlé. Oui, il avait du mal à vivre avec deux parts différentes d'une seule âme. Mais le plus dur n'était pas de vivre avec mais de vivre tout court. Il était censé être mort, voilà une vérité immuable. Il se souvenait bien d'avoir jeté une malédiction, du coeur de Felix émiété dans sa main, des larmes dans les yeux de Wendy au loin, de son fils venant vers lui et le poigardant dans le dos de sa dague, les tuant tous les deux. Le froid, le vide, plus de peur, plus de mal, juste la sensation d'un froid intense et d'une douleur qui se mue d'un coup en néant. Une vive lumière blanche puis plus rien...

Comment pouvait-il errer dans les rues ou même tout simplement respirer ? En se réveillant il avait cru suffoquer, manquer d'air car ce n'était plus quelque chose que son corps avait fait depuis longtemps. Il était mort, c'était un fait alors comment pouvait-il être en vie. Par quelle magie ? Par qui ? Qui aurait pu vouloir le sauver ? Il n'était plus que l'ombre de lui-même ce qui était en soit quelque chose d'assez ironique pour celui dont l'ombre diabolique avait fait tant de mal. Il n'était qu'un fantôme dans un corps qu'il devait réinvestir sans savoir comment ni pourquoi. Il était heureux d'être en vie mais les souvenirs de deux vies simultanées, la sensation de la mort pour finalement revenir était quelque chose de dur à vivre. Visiblement son sort n'avait pas fonctionné car il avait pu saisir que la Méchante Reine l'avait modifié. Seulement il ne se souvenait de rien. Il était allé en ville et avait découvert avec effroi qu'il était mort pendant un an ! Une année entière de néant pour revenir un matin comme ça, ici avec les autres et sans pouvoir. Aucun moyen de retourner à Neverland. Coincé comme avec le sort de mémoire mais cette fois-ci en pleine possession de ses capacités mentales mais sans aucun pouvoir magique. Une prison différente mais une prison quand même. Des mots terribles se répercutant dans sa tête. Il ne savait pas quoi faire et ne voulait pas se montrer de peur de la réaction des habitants, après tout, contre toutr attente il avait été vaincu.

Peter se dirigea donc vers le seul endroit où il pensait pouvoir être seul et réfléchir à ses actes. Il ignorait encore que le blond était de retour et c'est donc avec une petite pointe de nostalgie qui se dirigea vers le puit au souhait, vers l'endroit qui avait sceller son sort et celui du blond. Il se revoyait bien, serrant fortement le coeur dans sa main et lui ôtant la vie en le regardant dans les yeux avec un demi sourire. Oui, c'était nécessaire et il n'avait pas de regret mais c'était son seul allié et désormais sans pouvoir et sans personne il remarquait toute la portée de son geste. Il repensait aussi à la jeune femme qui avait occupé ses pensées lors du sort de mémoire, il n'était pas amoureux d'elle mais il avait ressenti un petit quelque chose et maintenant il luttait entre la partie de soi qui voulait la faire souffrir comme avant et celle qui voudrait la revoir. Il l'avait donc cherché, espérant des réponses de sa part mais ne l'ayant trouvé, il avait renoncé. Il était condamné à errer seul, Swan et sa petite bande aurait vite fait de le trouver. Son fils était-il en vie ? Il l'ignorait...Peut-être qu'en ramenant Rumplestiltskin, ils l'avaient ramené aussi ? Il avait trop de questions et pas la moindre amorce de réponse. Il arriva donc au pied du puit et s'installa, assis, la tête collée contre les genoux cherchant ce qu'il allait bien pouvoir faire pour repartir à Neverland et comment concilié deux vies dans une seule tête, deux passés même si l'un était faux et surtout comment surmonté sa défaite et le fait d'être mort de la main de son fils unique. Il ne pouvait que se remettre en question et cela était si dure à entendre. Il hésitait entre redevenir un être méchant et vil mais comment prévoir des plans, comment se venger sans pouvoirs et sans alliés. Après un an, les lost boys devaient avoir une nouvelle vie et il ne serait pas aisé de les convaincre. Il soupira quand il entendit des pas. Il cessa de respirer, cherchant à se faire discret quand il entendit cette voix, la douce voix qu'il ne connaissait que trop bien.

« Je souhaite que tout aille pour le mieux, malgré tout. »

Il s'apprêtait à lui parler quand elle lui marcha sur le pied et s'étala de tout son long. Devait-il cependant signaler sa présence maintenant qu'il y réfléchissait ? Devait-il lui montrer qu'il était en vie alors qu'elle espérait juste avoir une vie tranquille et que tout aille bien ? Devait-il lui imposer ça ? Il garda donc sa capuche sur sa tête et se releva en époussetant son pantalon avant de tendre sa main à la jeune femme sans un mot. Il l'aida à se relever, ne cherchant pas à faire savoir son identité, gardant tête baissée,ne souhaitant pas qu'elle le reconnaisse. Oui c'était totalement paradoxale et contradictoire. Il avait souhaité la voir et maintenant qu'elle était là, ayant entendu ses voeux, il n'avait plus envie qu'elle sache. Allait-elle être heureuse de le revoir ? Ou allait-elle au contraire voir les problèmes ? Elle avait surement fait son deuil et oublier les malheures qu'il avait causé. Il l'avait torturé, embrassé, malmené, caressé. Il était à la fois son prince et son bourreau et il ne pouvait garder deux casquettes désormais. Il s'apprêtait donc à partir, à s'en aller quand une brise plus forte que les autres vint se faufiler entre eux et souleva légèrement la capuche du garçon laissant entrevoir pendant un bref instant ses deux yeux d'un bleu étincellants.
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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Lun 21 Avr - 5:06


« hear my beating heart one last time. »


Ridicule, pensa-t-elle. Wendy se trouvait à présent dans une posture délicate, étalée sur le sol, les mains enfoncées dans les feuilles. Elle mit à peine quelques secondes avant de reprendre ses esprits, se redresser et se retourner. Quelqu’un lui tendait la main. Impossible à identifier à cause de la capuche qui couvrait le visage de l’inconnu, Wendy dévisagea la mystérieuse personne en face d’elle de la tête au pied : sa posture lui était terriblement familière. Sa petite main se glissa dans celle tendue et elle se releva. « Je suis désolée, je ne vous avais pas vu. » dit-elle en époussetant sa robe bleue, tâchée, ici et là, par la terre. L’anglaise se reconcentra sur l’inconnu qui était resté silencieux jusqu’à maintenant. Ses yeux tentaient de percer son identité à jour, tandis que sa conscience lui répétait inlassablement que quelque chose n’allait pas. Wendy lui adressa un sourire poli pour ne pas paraître trop idiote. « Est-ce que… » commença-t-elle, inquiète de savoir s’il allait bien. Il suffit d’un coup de vent pour l’interrompre. La capuche qui couvrait jusque-là, la tête de la personne sur laquelle elle avait trébuché, se souleva légèrement. Juste assez pour qu’elle comprenne qui se tenait en debout en face d’elle. Ses yeux, elle les aurait reconnus entre mille. Peter Pan. « Peter ? » Wendy s’avança lentement, comme hypnotisée. A chaque fois, le doute planait un peu plus. Comment pouvait-il être là, devant elle, alors qu’il était mort de la main de Rumplestiltskin ? Il fallait en avoir le cœur net.

L’oiseau retira lentement la capuche, craignant qu’il ne la retienne dans son geste. Le visage de Peter lui apparut, et elle hoqueta de surprise. Une de ses mains frôla sa joue, tandis que l’autre se retenait à son bras, pour éviter qu’elle ne tombe une nouvelle fois. Pan était vivant, en chair et en os. Dans ses derniers souvenirs, seul la dague de Rumple se plantant dans le dos du garçon lui revenait à l’esprit. Cachée dans un coin, son hurlement de douleur avait fait écho dans son esprit et écrasé son cœur. Elle était partie en courant, incapable de le regarder mourir. Ses dernières chaînes, qui la retenaient à son passée, s’étaient silencieusement brisées et avaient été emportées avec les deux hommes. L’oiseau ne s’était pas senti plus libre, pour autant.

Wendy recula de quelques centimètres, toujours sous le choc. Elle tentait de calmer les battements de son cœur qui s’était emballé à la vue de l’adolescent. « Comment est-ce que tu… » Pourquoi se sentait-elle soudainement soulagée ? Son bourreau était de nouveau en vie, et elle en tirait satisfaction ? Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond, petit oiseau ? « Tu es vivant. » lâcha-t-elle dans un murmure presque inaudible. Elle avait eu besoin de le dire à voix haute ; l’anglaise redoutait qu’il ne disparaisse, tel un mirage. Mais sa peau était chaude, ses yeux brillaient d’une lueur de vie, et elle l’avait touché. Ce n’était pas une hallucination. Ça ne pouvait pas en être une. Dans un élan impulsif, Wendy se jeta presque sur lui pour le serrer dans ses bras. C’était déplacé, et son geste incompréhensible. Néanmoins, ce que pouvait lui dicter sa conscience, la jeune fille s’en fichait.

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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Lun 21 Avr - 12:09




When you're gone


Peter observait silencieusement la jeune femme qui se tenait devant lui ou plutôt qui était au sol devant lui. Elle avait toujours été maladroite, aussi loin que remonte sa mémoire et cela le faisait sourire, bien que son visage était dissimulé sous sa capuche. Il bénissait le moment de lucidité qu'il avait eut le matin-même en choisissant de porter ce sweat au cas où il devait passer incognito. Personne ne devait le voir, personne ne devait savoir tant qu'il n'avait pas de plan ou d'idées fixes de ce qu'il convenait de faire. Cependant, au lieu de s'éloigner et de fuir tant qu'il était temps, lui qui avait dans un premier temps cherché sa compagnie, resta et lui tendit sa main, qu'elle aurait pu re suite reconnaitre. Heureusement, elle n'en fit rien et prit sa main alors qu'il l'aida à se redresser sur ses deux jambes. Elle se hissa sur ses pieds et Peter put de nouveau contempler son doux visage. Elle lui avait manqué il devait bien l'avouer, ses traits si fins et fragile, l'infinie douceur qui cachait pourtant une grande tristesse. Il se souvenait de tout maintenant, avant et après le sort de mémoire, les deux lui qu'elle avait côtoyer. Il avait été son bourreau, son geolier et ensuite il avait tenté de devenir un proche, d'être celui dont elle avait besoin mais il savait que c'était impossible et il avait préféré la laisser, dans un rare moment de conscience. Il espérait qu'elle avait fait son deuil, que l'année passée lui avait permis de ne plus penser à lui et de se défaire des chaines invisibles qu'il avait laissé, des marques tout aussi peu visibles qu'il avait laissé sur elle. Il restait là, face à elle alors qu'elle s'excusait de ne pas l'avoir vu, comme l'aurait-elle pu, il était assis au sol, la tête reposant sur les genoux.

« Je suis désolée, je ne vous avais pas vu. »

Il espérait pouvoir fuir rapidement. Il contempla son visage quelque peu encore avant de décider qu'il devait s'en aller. La voir n'était pas une bonne idée ni une solution, elle méritait qu'il la laisse en paix. Il était toujours le cruel Pan, l'égoiste enfant qui ne voulait pas grandir mais sans pouvoir il était moins avide, moins perfide. Cependant, il ne changerait pas, il restait un être abjecte et rien ne pouvait changer ça. Elle avait la chance que les deux parties de Pan se confondait, que comme les autres habitants de cette ville, ses deux vies se mélangeaient adoucissant quelque peu ses premiers traits. Il était moins violent, moins méchant en tout cas avec elle. Lui qui voulait la vengeance, qu'avait-il sans pouvoir et sans personne à ses côtés. Il payait le lourd prix de son égoisme et de son orgueil. Aussi, il chercha une échappatoir quand le vent souleva légèrement sa capuche, permettant à ses yeux d'être vu l'espace de quelques secondes. Il baissa la tête. Il devait partir en courant mais c'était indigne de lui, fuir maintenant qu'elle risquait de l'avoir reconnu n'était pas dans ses habitudes. Pan ne fuyait pas, Pan ne perdait pas, voilà qui il était. Aussi il attendit la sentence, espérant qu'elle n'avait rien vu. Cependant, il n'avait pas de grandes illusions, il était évident qu'elle avait déjà repéré les signes avant et que cela ne faisait que confirmer ce qu'elle savait déjà mais qu'elle préférait nier.

« Est-ce que…Peter ? »

C'était fait. Un mot, un seul qui remettait en cause toute la vie de la demoiselle. Peter...Elle ne l'avait pas oublié c'était certain. Au son de sa voix, elle tenait encore bien trop à lui c'était une certitude. Pan refusait qu'elle reste autant accroché à lui, c'était mal pour elle mais aussi pour lui. Qui pouvait comprendre qu'elle s'attachait à son bourreau, à l'homme qui l'avait gardé prisonnière durant une centaine d'années, qui gardait ses frères sous sa coupe et qui ensuite avait joué avec son coeur. Et qui pouvait comprendre que le Pan si cruel et si dangereux, celui-là même qui avait commandité la nouvelle malédiction et provoqué la fin de Rumplestiltskin était bien trop différent avec elle, que son coeur noir et putride se laissait volontier réchauffer par ce petit oiseau. Elle était sa faiblesse, bien trop dangeureuse pour qu'il ne la laisse essayer quelque chose. Il refusait de changer pour elle, non, il refusait qu'elle reste à ses côtés. Aussi, il s'apprêtait à la repousser quand elle tenta d'enlever sa capuche. Là bizarrement, il ne chercha pas à fuir, hypnotiser par les gestes de la jolie jeune femme. Elle baissa lentement sa capuche pour mieux le contempler, passant sa main sur sa joue et l'autre sur son bras. Il ne pouvait plus partir, pas maintenant, pas comme ça. Il attendit qu'elle parle, incapable de le faire lui-même encore trop choqué par sa présence et par son soudain retour à la vie.

« Comment est-ce que tu… Tu es vivant. »

- Oui...Je le suis...

Il n'arrivait pas à en dire plus, il n'en savait rien lui-même. Son retour à la vie était un mystère des plus totales et vu la réaction de Wendy, elle n'était pas responsable de son retour parmi les vivants. Il avait espérer au fond, bien au fond de lui, qu'elle était la cause de ce retour mais il devait se rendre à l'évidence, elle était bien trop surprise et trop choquée pour l'avoir fait ou elle avait cru qu'elle avait râté. Il ne cessa de l'observer, de la caresser du regard alors qu'il savait que c'était mal, que cela lui était défendu quand elle le prit de court en se jetant dans ses bras, le serrant contre elle de toutes ses forces. Au début statique, ne lui rendant pas son étreinte, il commença peu à peu à se détendre et finalement, il passa ses mains dans le dos de Wendy et la serra à son tour. Il fit glisser ses mains dans son dos, sentant la chaleur de la demoiselle l'envahir et son coeur battre plus fort qu'à l'accoutumé. Il ne voulait plus partir, il ne voulait plus la lâcher mais la vérité reprendrait bientôt ses droits. Il était Peter Pan, elle était Wendy Darling, ils n'étaient pas fait pour être ensemble, le monde entier s'y opposerait.
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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Mer 7 Mai - 15:00


« hear my beating heart one last time. »

Peter avait l’air aussi perdu et surpris qu’elle, c’était lisible dans ses yeux, audible au son de sa voix. Affronter la mort et revenir sans explications était évidemment perturbant, même pour lui. Il avait sûrement dû ressusciter durant l’année effacée. Celle qui échappait à tous les habitants des mondes magiques de, nouveau coincés ici. Mais qui l’avait sauvé ? Felix ? Non, il était mort. Les garçons perdus ? Plus que plausible. Arianna ? Possible. Tant que leurs souvenirs seraient bloqués par une barrière invisible, ce qui avait causé son retour d’entre les morts resterait un mystère.
Ce qu’elle ne savait pas, c’était que tout ça n’était que sa propre œuvre. Elle avait redonné vie à Peter Pan, volontairement. Manipulée par quelques lost boys refusant d’accepter la défaite de leur chef, elle avait sacrifié innocence et pureté pour lui donner une seconde chance qu’il n’avait sûrement pas mérité.

Pendant une seconde, elle regretta son geste impulsif, consciente qu’il allait simplement la repousser. Mais contre toute attente, les bras de Peter se refermèrent sur elle. Son cœur battait tellement vite qu’elle l’entendait résonner dans tout son crâne. L’oiseau se serra un peu plus contre lui, l’ombre d’un sourire aux lèvres. Elle aimait peut-être un peu trop ce contact à en juger la sensation de bien-être qui la parcourait dans ses bras. « Je… » commença-t-elle d’une petite voix, en s’éloignant de lui. Pas trop. Juste assez pour mieux contempler le visage qu’elle avait cru perdre à jamais. Sa main frôla plusieurs celle du garçon. Elle était nerveuse et tentait de cacher ses tremblements, encouragés par la brise qui secouait ses cheveux. « Je t’ai entendu crier, j’ai vu la dague... » L’oiseau repoussa une de ses mèches derrière son oreille, incapable de finir. Elle fixait Peter comme si elle redoutait qu’il ne disparaisse ; que tout ça n’était qu’un rêve avec lequel son esprit la torturait. Wendy secoua discrètement la tête pour chasser la sombre scène qui hantait ses pensées.

« Personne ne se rappelle de l’année passée. C’est comme un gros trou noir. » Elle ressentait le besoin de parler. Pour éviter un silence embarrassant . Bien sûr, petit oiseau, ça n’avait rien à voir avec l’envie de le retenir. « Si tu n’avais pas l’air aussi perdu que moi, que nous tous, j’aurais sûrement pensé que c’était ton œuvre. » avoua-t-elle. Ses joues rosirent instantanément et le sol devint soudainement un spectacle intéressant. Sa lèvre inférieure subissait sa nervosité grandissante. « Après tout, tu as lancé une malédiction avant...ta mort. » Ce fait lui semblait de plus en plus farfelu au fil des secondes. Peter n’était pas un fantôme. Il était vivant, bien vivant. Elle seule savait, voilà pourquoi personne ne l’avait signalé. Son regard se posa de nouveau sur le garçon, illuminé d’une lueur d’espoir qui n’avait pourtant rien à faire là. Et l’oiseau sourit.


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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Sam 10 Mai - 14:20




When you're gone


Peter n'était plus que l'ombre de lui-même. Il ignorait pourquoi il était encore en vie, comment il était revenu mais finalement ce n'était peut-etre pas si mal. Il avait eut une peur sans limite de vieillir, de mourir et il avait désormais, sans savoir comment, vaincu la mort en revenant parmi les vivants. C'était la magie la reponsable et surement que celui-ci qui avait fait cela avait dû en payer le prix, et il ne devait pas être petit. Un gros sortilège conduisait à un gros sacrifice et inversement. Cependant, revoir le visage de Wendy était quelque chose d'extrêmement agréable. Il ignorait pourquoi elle comptait tant pour lui, comment il était passé du simple geolier qui se fichait pas mal de sa victime à de l'affection pour elle bien qu'il ne saurait la définir. Il ne pouvait pas avoir de sentiments pour elle mais il devait reconnaitre qu'il y avait bien quelque chose. Quand elle le prit dans ses bras, qu'elle le serra fort contre son petit corps, une sensation de bien-être l'avait envahit. L'adolescent qu'il avait été durant quelques semaines arrivait surement à lui faire ressentir des choses à lui, Peter Pan. Il était peut-être en pleine capacité de sa mémoire mais il était une fois de plus sans pouvoir et sans idée d'avenir. Quel intérêt cela avait-il pu avoir de le ramener ? Il l'ignorait mais il devait en trouver le responsable. Il reporta son attention sur la jolie brune qui le serrait toujours avant de s'éloigner en lui disant.

« Je… Je t’ai entendu crier, j’ai vu la dague... »


Il ne s'en souvenait que trop bien. La douleur de la lame dans sa chair, le froid grandissant qui se développait de la plaie jusqu'à tout son corps et ses extrémités. La sensation de néant qui l'enveloppait et les quelques secondes de lucidité où il avait pu réaliser qu'il était en train de mourir. Une frisson lui parcourut l'échine et il s'obligea à ne plus y penser c'était bien trop douloureux et surtout irréel que de repenser à sa propre mort. Il préféra ne rien dire, observant le visage choqué de sa belle. Elle était aussi perdue que lui, visiblement incapable de comprendre ce qui se passait. Il avait bien compris qu'elle n'était pas la responsable de son retour en vie mais peut-être qu'elle pouvait l'aider à le découvrir. Devait-il compter sur elle ? Il se souvenait de la sortie au cinéma, de leur conversation dans les toilettes de l'école, des baisers échangers. Il passa délicatement ses doigts sur ses lèvres tel un fantôme avant de reporter son attention sur elle. Il ne disait rien, attendant que quelque chose se passe et c'est Wendy qui prit la parole de nouveau.

« Personne ne se rappelle de l’année passée. C’est comme un gros trou noir. »

Il avait entendu les habitants en parler. Un trou d'un an ? Comment ? Par qui ? Pourquoi ? Il ne comprenait pas tout, il ignorait ce qui s'était passé durant l'année écoulée si ce n'est que quelqu'un l'avait ramené dans le monde des vivants. Volontairement ? En ramenant son fils ? Il n'en savait rien mais c'était un fait indéniable, il était bien et bien vivant mais quel avenir avait-il désormais ? Que pouvait-il prétendre faire désormais sans pouvoirs, avec le souvenirs de deux vies, vieillissant et sans son seul et véritable allié, Felix. Il ne disait toujours rien, prit par ses pensées pour le moins obsédantes alors qu'elle continuait sur sa lancée de plus belle.

« Si tu n’avais pas l’air aussi perdu que moi, que nous tous, j’aurais sûrement pensé que c’était ton œuvre...Après tout, tu as lancé une malédiction avant...ta mort. »

Peter la fixa encore avant d'enfin délier sa langue, laissant tout ce qu'il avait sur le coeur sortir dans un flot de paroles.

- Ma...La malédiction avait pour but de transformer Storybrooke en une nouvelle Neverland, elle ne m'aurait en aucun cas protéger de quoi que se soit. Et puis, quand je suis...Quand je suis mort, le sort a été transformé, je suis au courant de ça. J'ignore ce que je fais ici, pourquoi je suis en vie. J'ai deux vies qui se mélangent, deux souvenirs distincts dans ma tête. C'est toujours aussi perturbant. Il reprit sa respiration avant de poursuivre.Je ne sais pas pourquoi je respire, grâce à qui. J'espérait que se soit grâce à toi, après tout qui sait ce qui s'est passé durant l'année écoulée. Je...Si une part de moi te considère encore comme dans ses souvenirs tel un outil de vengeance, l'autre part de moi à réellement besoin de toi...Ne me laisse pas...


Il n'osait avancer, n'osait la toucher alors qu'il en mourait d'envie. La sensation de sa peau contre la sienne, de son corps contre le sien lui manquait déjà et il ignorait pourquoi il avait tant besoin de sa présence. Il resta donc là, devant elle, la fixant de son regard intense qui la transperçait entièrement.
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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Lun 12 Mai - 2:07


« hear my beating heart one last time. »

Il s’ouvrait de nouveau à elle. Wendy le fixait, de ce regard tendre qu’inconsciemment, elle lui réservait. Elle écoutait attentivement chaque mot prononcé par cette voix qu’elle avait pensé ne plus jamais entendre. Peter lui expliqua le but de sa malédiction, celle avec laquelle il avait voulu se venger. La jeune Darling se souvenait de la transformation du sort par Regina Mills : un retour dans le monde des contes. Wendy et ses frères n’avaient pas eu le temps de décider de leurs actions. Les souvenirs s'arrêtaient là.
Peter aussi, avait un trou dans sa mémoire. Il concernait l’année passée seulement, pas les autres. Cela ne faisait que confirmer que son retour à la vie s’était fait durant celle-ci. Sa double personnalité, il l'avait gardé.

« Je ne sais pas pourquoi je respire, grâce à qui. J'espérait que se soit grâce à toi, après tout qui sait ce qui s'est passé durant l'année écoulée. Je...Si une part de moi te considère encore comme dans ses souvenirs tel un outil de vengeance, l'autre part de moi à réellement besoin de toi...Ne me laisse pas... »

‘‘Un outil de vengeance’’ . Elle n’en fut pas étonnée. Peter ne l’avait jamais vraiment considéré comme la jeune fille douce et téméraire qu’elle était –sauf sous sa nouvelle identité. L’anglaise avait toujours été un outil à ses yeux. D’abord, de chantage, enfermé dans sa cage, ailes brisées, cœur triste. Puis, de vengeance, innocent petit oiseau. Néanmoins, en cet instant, tout ça ne comptait plus. Wendy s’approcha de lui, laissa sa main effleurer la sienne. « Je n’arrive pas à me dire que tu étais totalement quelqu’un d’autre sous ce sort. Ce côté humain venait bien de quelque part. La magie ne l’a pas inventé, elle l’a exploité. » murmura-t-elle. Une confession bien naïve. Ses doigts remontèrent le long de son bras, caressant le tissu de son pull comme si c’était sa peau. Il frissonnait, l’oiseau. Son épaule, puis sa joue. Elle le découvrait une nouvelle fois, sous une vulnérabilité qu’il n’avait jamais montré. Entendre qu’il avait besoin d’elle la faisait sourire. Ce qu’elle fit, timidement. Elle voulait être essentielle, Wendy, rêves encore debout, désir d’oiseau romantique. « Je ne vais pas te laisser. Je ne l’ai jamais fait. » Malgré tout le mal causé, Wendy n’avait jamais réussi à tourner la page. Elle s’était toujours accrochée. Le sort d’identité de Peter et leur soudain rapprochement ne l’avait pas aidé à lâcher prise, au contraire. Elle avait pris le mauvais chemin, inconnu, déviant de celui de la sûreté. Cependant, elle avait chassé les regrets en cours de route pour mieux affronter les obstacles. L’anglaise se haussa lentement sur la pointe des pieds, les yeux fixés sur la bouche de Peter. Impulsive, elle souhaitait lui prouver qu’elle lui donnait une seconde chance –celle qu’elle lui avait déjà remise en le ramenant, celle qu’elle avait oublié. Une promesse qu’elle allait scellée. Seulement, dans un moment de sagesse, ses lèvres rosies embrassèrent simplement sa joue, un baiser léger, presque imperceptible. Puis elle recula d’un pas, silencieuse, le ventre chatouillé par, ce qui se ressemblait à, des petits battements d’ailes.

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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Jeu 5 Juin - 0:17




When you're gone


Si quelqu'un d'autre que Wendy passait par là, il serait surement plus que surprit par l'attitude et le comportement du jeune Peter. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, joli jeu de mot pour celui dont l'ombre maléfique et distincte avait fait autant de mal. Il reconnaissait qu'il n'était pas toujours quelqu'un de bien, voir très rarement mais la peur de mourir avait été sa grande motivation ainsi que celle de rattraper l'enfance qu'il n'avait pas eu. Tout partait de là, vendu à un maréchal ferrant, travaillant nuit et jour sans avoir le droit de jouer ou même de rêver, un enfant arrivé bien trop tôt et aucune possibilité de devenir quelqu'un, de faire quelque chose. Il avait aimé son fils pourtant oui, il l'avait élevé mais finalement l'amertume avait eut raison de lui, il avait préféré céder sa vie à son caprice qu'à son propre enfant. Il y repensait parfois mais c'était ce qui avait fait de lui le Pan qu'il était et rien ne pouvait changer ça, il ne regrettait pas son choix, juste que garder son fils avec lui n'avait pas été option possible. Puis était arrivé Henry et toute la petite clique de cette maudite ville et Pan avait finit par perdre, trop confiant et trop arrogant surement, incapable de comprendre le pouvoir de l'amour et le poid d'un passé sans réel regret au vue des circonstances. Il avait tout perdu, ses pouvoirs, son île, sa mémoire et même sa vie. Oui, il était mort, tué par son propre fils, douce ironie et pourtant il était là, implorant la douce brune devant lui de ne pas le laisser seul.

Il n'avait de cesse de penser au comment et au pourquoi de son retour. Qui aurait pu en avoir envie ? Qui pouvait surement risquer l'impossible pour sauver sa misérable vie ? Il n'en savait rien mais cela le piquait de curiosité. Il avait aussi les souvenirs de sa vie à Sotrybrooke ancrée en lui comme tous les autres habitants et cette personnalité quelque peu différente prenait parfois le pas sur le reste. Il était confus, sans pouvoir et sans réel but, un adolescent comme un autre qui devait tout simplement réapprendre à vivre. Il avait peur, peur de l'inconnu et d'un monde différent du sien. Un monde sans Felix par sa faute, sans magie, sans jeux mais avec des règles. Il se raccrochait donc à la seule chose commune à ses deux vies, à ses deux mondes : Wendy. Les sentiments contradictoires du Pan de Neverland qui se servait d'elle malgré un profond sentiment de respect et de curiosité malsaine et le Peter d'ici qui l'avait embrassé et qui ne pensait qu'à toucher sa peau et ses lèvres douces et pulpeuses. Dur de vivre avec cette différence. Il tenta d'expliquer à Wendy sa situation et ce qu'il ressentait, le trouble en lui qui prenait ses pensées. Elle lui répondit comme à son habitude avec douceur, encore perturbée de le voir ainsi devant elle.

« Je n’arrive pas à me dire que tu étais totalement quelqu’un d’autre sous ce sort. Ce côté humain venait bien de quelque part. La magie ne l’a pas inventé, elle l’a exploité. »

Il ne sut quoi répondre, il ne connaissait pas la réponse. Après tout, oui, surement que Malcom avait eu des qualités et que par la même le Pan de Neverland en avait eu aussi. La détermination, la curiosité, l'imagination, l'instinct de chef, fin stratège, une âme d'enfant et l'intelligence. De bien belles qualités mais aussi de nombreux défauts : méchant, arrogant, égocentrique, manipulateur, menteur, égoiste et sans coeur. Une petite liste de ses nombreux défauts, ainsi pouvait-il demander à quelqu'un qu'il avait séquestré pendant cent ans, enfermé dans une cage et manipulé pour obtenir d'elle et ses frères ce qu'il voulait, la moindre considération. Et elle, pouvait-elle vraiment apprécier, aimer presque, cet être abominable qui lui avait fait tant de mal et qui aujourd'hui avait tant besoin d'elle. Qui pouvait comprendre les mystères de leurs coeurs qui à Neverland ne pouvaient s'ouvrir et qui ici vivaient de pleins fouets cent ans refoulés, de sentiments non avoués et de vies passées. Il refusait de la perdre aussi lui demanda t-il, doucement presque comme un murmure de ne pas l'abandonner.

« Je ne vais pas te laisser. Je ne l’ai jamais fait. »

Il releva la tête alors qu'elle se rapprochait encore. Il vit les lèvres de sa belle s'approcher encore et il avala difficilement sa salive. Elle avait un étrange pouvoir d'attraction sur lui, plus jamais il n'en serait indemne. Tout lui paraissait loin désormais quand elle était là, tous les malheurs et les plans foireux derrière lui. Il avait des sentiments pour elle qu'il n'arrivait pas encore à déterminé. Aussi, il fut plus que déçu, avec un arrière goût amer quand elle déposa finalement ses lèvres sur sa joue dans un baiser empli de tendresse. Elle recula, se tenant face à lui. Pendant des secondes voir des minutes il ne bougea pas, se contentant de l'observer. Il tenta bien quelques mots " Wendy je...Je..." mais finalement il lâcha prise. Il attrapa le bras de Wendy se sa main gauche et l'attira à lui avant de sceller leux lèvres dans un baiser passionné qui transmettait à sa compagne tout ce qui était en lui, tous les ressentiments et toutes les émotions qui prenaient désormais vie en lui. Il finit par rompre leur baiser à bout de souffle et lui mumura à l'oreille " ne me laisse plus jamais..."
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MessageSujet: Re: « when you're gone. » || PETER   Jeu 17 Juil - 0:23


« hear my beating heart one last time. »

Les lèvres de Peter rencontrèrent les siennes dans la minute qui suivit sa promesse. Un contact qui l’embrasa toute entière. Elle avait l’impression de l’avoir attendu durant une éternité. Collée tout contre lui, les yeux clos, elle se sentait parfaitement à sa place. Une de ses mains glissa jusqu’à la nuque de Peter et remonta légèrement dans ses cheveux. Elle tremblait sous cette passion qu’il lui communiquait. Chacun de leurs baisers avaient été différents ; le premier, sauvage, le deuxième, plus doux, et celui-ci, passionné. Parce que c’est qu’ils étaient. Wendy pria pour que cela ne se termine jamais, que leurs lèvres soient scellées pour toujours. Son cœur battait à tout rompre, tellement qu’elle redoutait qu'il ne s’arrête. L’oiseau et son ancien geôlier s’embrassaient en plein milieu de la forêt. La situation semblait irréelle et Wendy ne réalisait pas totalement elle-même. Quand ils s’éloignèrent légèrement, au grand damne de la jeune fille, Peter lui chuchota au creux de l’oreille.

« Ne me laisse plus jamais... »

Wendy frissonna avant d’afficher un sourire doux et secouer la tête. « Plus jamais. » confirma-t-elle dans un souffle. Elle le contempla un instant, de son regard affectueux et attendrie. Elle lui prit la main et son pouce en caressa le dos. L’anglaise ne se lassait pas du lisse de sa peau, de la chaleur qui émanait de lui, de ses yeux qu’elle ne pouvait cesser de fixer. Wendy restait perdue dans ses sentiments, il avait réussi à la bouleverser en l’espace de quelques instants. C’était l’une de ses spécialités : personne ne pouvait rester indifférent face à Peter Pan. La plupart des gens le haïssait, à vrai dire, car il n’était pas la plus sympathique des personnes, bien au contraire et Wendy en avait tout à fait conscience. Seulement son cœur semblait ne pas s'en préoccuper. Plus les secondes passaient, plus elle s'avançait un peu plus près du bord. Et pour une fois, Wendy ne craignait pas la chute. « Qu’est-ce qu'on va faire maintenant ? » demanda-t-elle. Elle parlait pour eux. Qu'étaient-ils l'un pour l'autre ? L'oiseau devrait faire preuve de patience. Pour elle, pour lui. Tout était nouveau. Ils allaient devoir réapprendre à se connaître, à reconstruire des liens en effaçant les cages, les chantages et les souffrances. Elle avait encore confiance en lui, malgré tout ce qu'il avait pu lui faire. « Qui d'autre sait que tu es en vie ? » En fait, Wendy savait, au fond, qu'elle était la seule à être au courant du retour de l'adolescent. Elle souhaitait simplement en avoir la certitude.

Wendy posa naturellement son front contre l'épaule de Peter et soupira. Il ne pouvait décemment pas rester seul ici dans la forêt. Même si il ne manquait pas d'autonomie, elle ressentait comme l'envie de le protéger. Le garçon semblait tellement perdu. « Jarod a pris le contrôle du groupe des Lost Boys. » En effet , la jeune fille se rappela très rapidement que le garçon perdu s'était désigné comme remplaçant de Peter. Elle se souvenait de lui très clairement, et savait qu'il avait l'étoffe d'un leader. Pas autant que l'ancien chef, néanmoins, sa cruauté mise à part. « Et Felix... » Elle n'osa pas lui rappeler qu'il était mort à cause de lui. Cependant, si Felix était, lui aussi, revenu à la vie, elle ne l'avait pas encore croisé. Wendy n'ajouta rien d'autre et resta immobile, appuyée contre Peter, à demi-sereine.



Pardon du retard, j'espère que ça te conviens ;w;
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