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Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia

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MessageSujet: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Dim 15 Fév - 22:40






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 17 mai 2014
Météo (approximative) : ciel dégagé, temps frais
Matin, après-midi, soir : nuit
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé




Galaad expira longuement en sortant du restaurant. Il regarda la buée s’échapper de sa bouche, prenant le chemin de son appartement sans ciller une seule seconde, sans se retourner non plus. Son pas n’était pas particulièrement pressé, mais il avait la volonté de rentrer chez lui. Ce soir, il avait eu droit à un service relativement long et n’avait quitté sa cuisine un peu avant une heure du matin. Autant dire que le cuistot n’avait qu’une hâte : retrouver son lit et s’y affaler parfaitement – à condition que sa squatteuse numéro un n’ait pas pris toute la place, une fois encore. Il passa une main dans ses cheveux, l’expression songeuse, un instant. Cela faisait déjà trois mois que Mahélia était installé chez lui et il craignait qu’elle ait perdu toute notion d’une autre demeure. A vrai dire, Galaad ne prenait plus la peine de lui demander comment avançaient les travaux. Il était devenu habitué à sa présence, aussi insupportable soit-elle. Et il n’était plus sûr de la vouloir partie, cette blonde agaçante. Il ne trainait plus trop les pieds pour rentrer chez lui, depuis qu’elle était là et il était moins à cran, quand il était au travail.

Chez lui, c’était une tout autre paire de manche. Il avait dû batailler à de nombreuses reprises pour que Mahélia accepte de suivre quelques règles de vie essentielles, concernant principalement ses sous-vêtements sales et la notion d’espace personnel. Même s’il avait abandonné le rêve de la faire dormir sur le lit d’appoint. Elle n’avait jamais cessé de le retrouver en plein milieu de la nuit et il avait finalement cessé de s’agacer en la retrouvant au petit-matin, surtout quand c’était lui qui était fermement accroché à elle, comme elle se plaisait à lui faire remarquer, de temps à autre. Il s’était construit une sorte d’équilibre… ou plutôt, un jeu de tension permanente et ces jours-ci, Galaad ne savait plus où en donner de la tête. Il fallait le comprendre, il était un homme et Mahélia restait une femme plus que sûre d’elle. Ils se cherchaient, se courraient après et il sentait qu’il était sur le point d’exploser, d’un jour à l’autre. Ce n’était pas qu’ils ne s’engueulaient pas. Les accalmies entre eux ne duraient jamais longtemps. Mais cela restait de l’ordre du relativement commun. Galaad, simplement, arrivait à un point de rupture. Rupture de cette patience qu’il avait pourtant tant à cœur de cultiver. Rupture de cette faiblesse, qu’il attrapait, de temps à autre, chez Mahélia. Rupture de ce jeu du chat et de la souris, avec elle. Rupture de ces parties de jambes en l’air dont le génie lui rappelait ses exploits, à quelques occasions. Il avait appris, récemment, qu’elle s’était faite plaisir avec Rachelle. Et si l’imaginaire n’en était pas déplaisant, Galaad se demandait quand est-ce que cette femme allait arrêter de courir après le moindre morceau de viande disponible.

C’est sur cette réflexion qu’il s’arrêta devant le pas de sa porte, prenant quelques secondes pour chasser ces pensées dérangeantes. A l’heure qu’il était, Mahélia devait être en train de dormir. Avec de la chance, elle n’aurait pas investi ses oreillers. Galaad n’aurait qu’à profiter d’une brève douche avant de pouvoir s’effondrer dans son lit. Il fit tourner les clés dans la serrure et pénétra dans son chez lui, échappant un soupir d’aise. Après avoir enlevé ses chaussures, il fit un détour par le frigo, où il y déposa les restants de la soirée, qui suffisaient toujours à nourrir Mahélia si elle avait un petit creux. En faisant attention d’être le plus silencieux possible, il se rendit jusque la salle de bain… qui était fermée. Il fronça les sourcils, son regard se tournant vers la porte de la chambre, sans cesse ouverte, qui donnait sur les formes d’un lit défait, mais inoccupé. « Mahélia, t’as bientôt fini ? » Il supposa, un instant, que ce n’était que l’affaire d’une envie pressante. Il tendit l’oreille. C’était une agitation, qu’il ne connaissait pas et soudain, il s’inquiéta plus que nécessaire – c’était ce qu’il se forçait à se dire. « Mahélia ? » Il cacha son inquiétude derrière son ton strict. « Qu’est-ce que tu fais ? Est-ce que ça va ? » Il n’avait pas lâché la poignée de la salle de bain et suspendit son souffle, en attente d’une réponse.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Lun 16 Fév - 19:17


Il était tard, songea Mia en étouffant un bâillement. Le travail avait dû retenir Galaad, plus que d'habitude. Elle ne savait pas quand exactement elle avait développé l'habitude de l'attendre pour aller se coucher. C'était ridicule. Cependant, sa présence était efficace. Elle dormait toujours mieux à ses côtés, sa magie enfin apaisée par un être familier qu'elle reconnaissait comme écho d'elle même. Définitivement ridicule. Depuis quand avait-elle besoin d'un de ses miracles ? Elle les créait et c'était tout. Elle n'avait jamais pensée qu'ils puissent agir sur elle en retour, et ce n'était pas franchement une découverte plaisante. Elle s'accrochait trop à son logeur, sa petite dose de morphine personnelle. Ce n'était pas bon. Avec un grognement à la constatation qu'elle tombait vraiment bas, elle s'extirpa du canapé. Tant pis, elle trouverait bien le sommeil seule. Ce qui était, en réalité, chose plus facile à dire qu'à faire. Le lit était trop grand, trop vide, trop froid. Elle s'agita dans les draps, frustrée de ne pas réussir à glisser dans les bras de Morphée. C'est que la blonde était plutôt bonne à se glisser dans les bras des autres, d'ordinaire.

Mahélia s'éveilla. Elle ne savait pas quand elle avait fini par sombrer dans le sommeil, pas plus que ce qui l'avait réveillé. Immobile, elle tendit l'oreille. Rien. Le propriétaire des lieux était donc toujours absent. Ce fut quand elle se retourna que la douleur explosa dans son corps, n'ayant attendu que le moindre mouvement pour se manifester. Son souffle se bloqua dans sa gorge. Les manifestations de sa condition se faisait plus nombreuses, plus envahissantes. Les crises se rapprochaient. Les cacher de son entourage était de plus en plus dur, même si pour l'instant Rachelle était la seule à connaître l'étendue de son mal être. Il ne fallait pourtant pas être devin pour comprendre qu'un génie n'avait rien à faire dans un monde sans magie. Ce n'était pas comme si elle était une sorcière. Ces dernières pliaient la magie à leur volonté. Les génies étaient faits de magie, vivaient de la relation qu'ils entretenaient entre celle qui constituait leur être et les flux qui couraient dans leur environnement. Et la magie qui coulait dans les veines de Mahélia n'appréciait décidément pas de se retrouver dans un monde qui en était si cruellement dénué.

La blonde serra les dents et se força à bouger. Elle ne pouvait pas rester dans la chambre, et encore moins dans le lit. Galaad pouvait revenir d'un instant à l'autre et il était hors de question qu'il la trouve dans cet état. C'était une question d'orgueil. La salle de bain. C'était la seule pièce qui fermait à clé. Elle manquait de temps. Sa main tremblait déjà, hors de son contrôle. Sans allumer la moindre lumière, elle fonça vers la pièce d'eau. La porte fermée et verrouillée, elle s'allongea sur le sol froid et se concentra sur sa respiration. Il n'y avait rien qu'elle pouvait faire pour éviter les crises, mais elle était assez chanceuse pour bénéficier de signes avant coureurs. Une partie d'elle craignait la douleur qui allait s'intensifier d'un instant à l'autre tandis qu'une autre, impatiente, souhaitait qu'elle se déclare maintenant. Le plus tôt la crise commencerait, le plus tôt elle serait finie. Elle eut le temps de compter jusqu'à vingt avant que ses muscles ne se crispent dans un parfait ensembles. La conscience qu'elle avait de son environnement n'avait de cesse de se réduire, laissant place à une peine éblouissante. Elle cru discerner une voix, son esprit s'échappa un instant, suppliant pour que Galaad soit encore en train de travailler, puis il n'y eut plus que son corps. Plus que la souffrance qui envahissait la moindre parcelle de son organisme, brûlant et ravageant tout sur son passage. Elle était en train de se tordre par terre, elle convulsait, elle le savait, mais il n'y avait plus de place dans son esprit pour enregistrer tout ça. Elle aurait pu être en train de crier qu'elle ne le saurait jamais.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Mar 17 Fév - 18:08


Il n’obtint aucune réponse et Galaad se fit violence pour ne pas défoncer la porte la pauvre n’échapperait pas à ce sort, mais le rustre gardait l’espoir que cela soit une mauvaise blague de la part de Mahélia. Bien entendu, il n’y avait aucun plaisanterie derrière tout ceci et l’agitation qu’il entendait, de l’autre côté du pan de bois ne le rassura pas. Il attendit encore quelques secondes, avant de capter les plaintes étouffées du génie. Il inspira un grand coup. Galaad savait qu’elle n’allait pas bien. Malgré tous les efforts qu’elle mettait en pratique, pour le dissimuler, le mensonge ne le trompait pas. Il avait eu tout son temps pour l’étudier et il savait que Mahélia n’allait pas bien. Cependant, il n’avait jamais su, jusqu’à quel point, elle était mal. Il ne savait pas, non plus, pourquoi elle était dans cet état. Les rares fois où il en avait fait allusion, la blonde s’appliquait à changer de sujet. Cette nuit, le mensonge les rattrapait. « Mahé… » Ca puait l’agacement et Galaad mit fin à sa mauvaise patience. Il assura sa prise sur le sol et sans aucune considération pour le verrou, enfonça la porte à l’aide de son épaule. La serrure ne tint guère et il pénétra finalement la salle de bain. Ce qu’il vit, il ne le supportait pas.

Galaad ne perdait pas son sang-froid facilement. Il avait été amené à vivre des situations bien difficiles et voir Mahélia crispée sur le sol, lui infligea un coup à l’estomac. Il serra ses dents, et fit tout pour ne pas perdre ses moyens. Il ne supportait pas de rester figer, surtout quand c’était sa colocataire qui jonchait le sol – les voisins auraient été assez stupides pour dire qu’il l’avait tué… Il ne laissa pas filer une seule seconde et déjà, son genou touchait le sol, attrapant le génie en peine, par les poignets, tentant, tant bien que mal, d’observer plus clairement son état. Il jura intérieurement, sur ce maudit sort, qui ne l’avait pas transformé en médecin. Il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire, ou s’il y avait vraiment quelque chose à faire. Est-ce qu’il devait faire attention qu’elle ne morde pas sa langue ? Est-ce qu’il devait faire attention à sa tête ? S’il la giflait, est-ce que ça calmerait sa situation ? (en temps normal, il n’aurait pas craché sur une occasion de lui en retourner une, mais ici, il aurait été pris de remord si ça ne changeait rien.) Finalement, il opta pour tenter de la stabiliser. Il porta ses deux mains jusqu’à son visage, l’encerclant de ses doigts secs et usés.

« Mahélia. Tu m’entends ? » Bon, il parlait certainement plus fort que les besoins de la situation, mais il ne pouvait pas tout garder sous control. Il la secoua un peu, en s’assurant qu’elle n’eut pas de geste brusque. Il sentait le cœur de Mahélia battre dans la paume de ses mains et il s’intéressa quelques secondes au rythme erratique de sa respiration. Il ferma les yeux et pria intérieurement, qu’elle ne lui crève pas dans les bras, parce qu’il n’avait aucune envie de tenter de lui faire un bouche-à-bouche, ou de devoir aller cacher le corps dans les bois. « Essaie de te calmer, de reprendre le contrôle. Tu sais faire ça ? Merde. » Il tenta d’attraper le regard de Mahélia, de voir qu’elle reprenait pied. Et surtout, surtout, il ne la lâchait pas.


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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Mar 17 Fév - 23:25


Autant pour la sécurité relative d'une porte fermée à clé. Si elle avait été consciente de son environnement, Mahélia aurait était en partie amusée de la réaction à son avis disproportionnée du brun et en partie outrée de ce manque de respect de sa vie privée. Il y avait une raison pour laquelle elle s'était enfermée, après tout. Elle était de mauvaise foi jusqu'au bout ; c'était ainsi. Mais le fait demeurait qu'elle n'était pas consciente de ce qui l'entourait. La seule chose qui s'imposait à son esprit était la douleur, trop familière compagnie. Elle n'arrivait plus à la tenir à baie, enfouie dans un coin de sa tête comme le brouhaha d'arrière plan qu'elle restait habituellement. A croire que son essence même la punissait pour ne pas remédier à la frustration de sa nature. Malheureusement ce n'était pas une frustration aussi facile à satisfaire que d'autres. La blonde n'avait jamais expérimenté d'addiction à quoique ce soit, mais c'était une estimation proche de la vérité que de dire qu'elle avait besoin d'une dose. Une dose de magie. Et c'est finalement ce qui arriva, sous la forme d'un rustre d'une délicatesse époustouflante qui sacrifia sa propre porte pour voler à son secours. Quel pathétique tableau de contes de fées ils offraient. Le puissant génie à se convulser sur le carrelage froid, le chasseur de créatures qui lui devait la vie impuissant à ces côtés. Elle aurait rit de le voir si inquiet à propos de rien de plus d'une banalité de sa vie post-malédiction. Lui qui voulait tant savoir quel mal la rongeait à petit feu, il était servie. Comme quoi, il fallait se méfier de ce que l'on souhaitait.

Mahélia atteignait ce point où la douleur devenait presque confortable. Elle noyait tout le reste, ne laissait place à rien d'autre. Plus de notion de vie et de mort, plus de secrets et de liberté à conserver jalousement, plus de prise sur le temps. L'inconscience, elle l'accueillait à chaque fois avec soulagement. Seulement, aujourd'hui elle s'en trouvait privée. Les mains qui encadraient son visage la rattachaient à la réalité plus efficacement que n'importe quoi d'autre. La douleur avait reflué, venait maintenant par vague, alors que sa magie s'enroulait avec satisfaction autour du brun. Par réflexe, elle attrapa son poignet comme s'il s'agissait d'une bouée lancée alors qu'elle luttait contre la noyade. Sa respiration était toujours erratique, ses membres tremblaient encore, mais elle reprenait peu à peu le contrôle sur son corps. Et, tout aussi important, elle regagnait la conscience de son environnement. Combien de temps s'était écoulé depuis le début de sa crise ? Elle était incapable de le dire. Elle se souvenait s'être préparée, s'être allongée sur le sol, avoir entendue une voix. Une voix. Perdue, elle cligna des paupières, se concentrant autant sur sa perte de mémoire que sur son rythme respiratoire. Ses yeux se posèrent surs doigts, toujours serrés dans une prise implacable autour de l'avant bras de son colocataire. Galaad. Que faisait-il ici ? Il n'avait pas besoin de savoir, ne devait pas savoir... Le génie ferma les yeux, épuisée par la souffrance, et laissa un instinct son égo de côté. Instinctivement, elle se redressa de façon à se rapprocher de lui, laissant les derniers écho de sa peine s'estomper. Une dernière grande inspiration, un soupir. Le silence. Avant que ses yeux ne se posent sur la véritable victime de cette soirée, la porte, et ne s'allume de cette lueur de dérision si propre à Mahélia. « C'était une mesure un peu drastique. » La voix était plus rauque que d'ordinaire, bien entendu, mais assez assurée pour signifier que le pire était passé. Pour l'instant.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Jeu 19 Fév - 17:00


Ca le drainait. Galaad était trop réoccupé pour réellement le remarqué, mais il sentait cette force se vider, chez lui. Il n’en accorda aucune importance, son état important peu, en comparaison de celui du génie qui était en train de se contorsionner sur le sol. Il mit tout ceci sur le compte émotionnel et bien vite, il oubliait déjà cette étrange sensation. Mahélia venait de bouger, l’attrapant par son poignet. Ses yeux suivirent le mouvement et il ne fit aucune remarque sur la faiblesse des doigts de la blonde. Elle se mouvait, c’était suffisant pour lui. Il échappa un maigre soupir, sa poigne s’allégeant sur le visage de la malade. C’était bien ce qu’elle était, non ? Une créature en mal être, qu’elle ne pouvait plus cacher, à présent. Les questions lui brulaient les lèvres et il manqua de les poser, quand Mahélia parvint à prendre une position un peu plus confortable. Mais la sueur sur ses tempes n’échappa par à l’attention de Galaad, ni les tremblements encore réguliers de ses muscles fatigués. Alors, il retint ses interrogations, tentant de faire taire cette colère, qui apparaissait dans le tréfonds de ses entrailles.

Il ne lâchait pas, il n’en avait pas la force, ne le courage, ayant le pressentiment que, s’il la laissait là, la crise allait reprendre et qu’il serait bon à l’observer se tordre, sans pouvoir rien faire. Galaad ignorait ce qui avait fait arrêter la grande souffrance de Mahélia, mais c’était suffisant pour lui, pour le moment. Sa main quitta la joue de la blonde, pour glisser jusque son épaule. Il avait ce regard accusateur et douloureux, que Mahélia ne vit pas, occupée à détailler la porte. « C'était une mesure un peu drastique. » Il pinça les lèvres, et amer, il répondit. « Tu n’avais qu’à pas te réfugier ainsi. » Il soupira, bruyamment, cette fois-ci, ne laissant pas le temps à l’idiote qui lui servait de colocataire de réagir. Il passa un bras sous les jambes de Mahélia, pendant que de l’autre, il le passait sous sa tête. Galaad la souleva du sol, comme si elle était faite d’air. Il ne la regardait pas vraiment, car, s’il n’écoutait que lui, il aurait été en train de lui passer un savon bien senti. Mais ces quelques minutes de stress intensif l’avaient vidé, et Galaad ne voulait vraiment pas se prendre la tête avec ce capricieux génie, maintenant.

Bien entendu, ce n’était pas parce qu’il le voulait que Galaad réussirait réellement à tenir sa langue. Il prit soin de déplacer Mahélia, sans la cogner au mur et aux autres obstacles. Il passa la porte qui avait subi le mauvais traitement de la soirée et traversa l’étroit couloir en quelques pas, rejoignant la chambre qui baignait toujours dans la pénombre. « Comment tu te sens ? » La question lui paraissait idiote, mais il avait besoin de savoir. Si ça allait mieux, ou si elle manquait de tourner de l’œil à n’importe quelle seconde. Il la déposa sur le lit et se redressa, déposant finalement ses iris sur Mahélia, reconnaissant de la noirceur qui encadrait son expression, dissimulant un peu de cette accusation sourde, qui s’exprimait dans son regard. « Ca t’es déjà arrivé, avant ? » Sa phrase était pleine de rhétorique et de suspicion. Son jeu d’anguille était terminée, maintenant qu’il avait eu la ‘chance’ de la prendre la main dans le sac.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Ven 20 Fév - 0:07


« Tu n’avais qu’à pas te réfugier ainsi. » Rêvait-elle ou était-il en train de l'accuser ? L'expression de Mahélia se fit plus fermée comme elle cherchait une manière appropriée de lui signifier qu'elle avait le droit à sa vie privée. Elle n'avait aucune obligation, et aucun intérêt, à faire partager à Galaad les détails de sa condition. Cependant elle n'avait pas la force de répondre à une pique qu'elle avait sans doute provoquer. Les disputes habituelles attendraient qu'elle ait récupéré un semblant d'équilibre. Considérant apparemment aussi qu'il n'y avait rien à répliquer, Galaad la souleva, aussi facilement que si elle ne pesait rien. En temps normal, elle n'aurait pas appréciée être traitée ainsi, Mia. Elle aurait tempêté pour être reposée à terre, aurait argumenté pouvoir marcher toute seule. Ce soir, elle se contenta de serrer les dents et de serrer le haut du brun d'une main tremblante. Ses muscles se remettaient plus vite qu'à l'ordinaire grâce à sa présence, mais elle n'était pas exactement prête à bouger. Pas que ça ait traversé l'esprit de son logeur. La colère irrationnelle qu'elle ressentait à son égard n'en était qu'accrue. Comme si ça ne suffisait pas que sa propre magie la rende si stupidement dépendante de lui, il fallait qu'il la trouve en pleine crise. Le connaissant, il ne laisserait pas tomber l'affaire. Il avait déjà suffisamment hésité à aborder plus sérieusement la question de son état de santé ces dernières semaines pour ne plus tourner autour du sujet plus longtemps. Pas maintenant qu'il avait une véritable preuve pour égayer ses suspicions.

La pénombre de la chambre apaisa son mal de crâne naissant. Le tout aurait été presque paisible si ce n'est pour la question peu pertinente que le chasseur de créatures ne réussit pas à retenir. Sérieusement, comment se sentait-elle ? Comme si elle venait de se faire écraser par une foutue voiture. « Ça va, je ne suis pas en sucre, Gal. » Elle détestait suffisamment ce sentiment désagréable de faiblesse, elle n'allait pas l'avouer. Un soupir d'aise lui échappa quand le brun la déposa sur le matelas. Il était loin le temps où il râlait après sa présence dans le lit. Se forçant à ignorer le regard scrutateur posé sur elle, elle ramena la couette sur son corps et gigota un petit moment pour trouver une position confortable. « Ça t’es déjà arrivé, avant ? » Seconde question idiote d'affilé. Enfin, ce n'était pas réellement une interrogation. Tout dans son ton indiquait que Galaad avait sa propre idée sur la réponse, idée qui était bien trop proche de la réalité au goût du génie. Et ça ne le regardait absolument pas. Bon, peut être un peu, maintenant qu'il avait défoncé une des portes de son appartement à cause de ça. « Oui. Sérieusement, c'est plus impressionnant qu'autre chose. Maintenant, est-ce qu'on peut faire ça un autre soir ? J'aimerai finir ma nuit. » Balayer la chose comme sans importance était devenue une habitude solidement ancrée, pas une qu'elle abandonnerait de si tôt. Pourtant, elle acceptait de céder une miette de vérité dans l'espoir de pouvoir délayer la discussion et se rendormir le plus tôt possible.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Sam 21 Fév - 15:58


Galaad la sentait irritable, plus que d’habitude. Et il ne pouvait pas réellement lui en tenir rigueur, après avoir vécu une crise pareille – une crise de quoi, d’ailleurs ? – il se doutait bien qu’elle n’était pas d’humeur à répondre à ses questions, qui n’étaient pas des plus délicates. Adieu les notions de vie privée et de respect de l’autre. Cela faisait trois mois qu’ils vivaient ensemble et si elle ne se sentait toujours pas de lui révéler ce qu’elle vivait, Galaad n’était pas sûr d’avoir de la patience en réserve. Il avait laissé un temps plus que considérable à Mahélia et si, malgré cela, elle ne voulait rien partager avec le simple humain qu’il était, il n’aurait qu’à utiliser la manière forte. Ce qui n’était peut-être pas le moment idéal, car la mauvaise foi du génie ne fit que l’agacer encore plus, et il sentait la colère irradier dans tout son corps, se contrôlant pour éviter de se trahir, à cause des tremblements dans ses muscles, qui ne demandaient qu’à s’exprimer. « Maintenant, est-ce qu'on peut faire ça un autre soir ? J'aimerai finir ma nuit. » Il plissa les yeux dans la nuit. Il savait qu’elle espérait s’en tirer comme ça et il n’avait vraiment pas le cœur à se montrer aussi concilient que ce qu’elle espérait. Mais il la revoyait encore se tordre sur le carrelage froid de la salle de bain et il retint un soupir, passant une main sur la ligne de sa mâchoire, qu’il finit par gratter de ses doigts abimés.

Finalement, il hocha la tête, se doutant bien qu’elle ne verrait rien dans le noir qu’il régnait. « Très bien. Je vais te laisser te reposer. » Moins amer que précédemment, la tension était toujours présente dans sa voix. Il resta là, encore quelques secondes, avant de sortir de la chambre, furieux. Furieux contre cette idiote de Mahélia, qui jugeait ne pas pouvoir lui révéler un détail de son existence. Oui, c’était un génie, qui avait vécu des centaines d’années. Mais ça n’expliquait pas tout et ça ne l’autorisait pas à faire comme si de rien n’était, comme si ça ne présenterait aucune importance dans la vie de Galaad. Il continua de maugréer pour lui-même, en débarrassant les débris de bois de la porte de la salle de bain, qui avaient fini par s’envoler à la suite de l’impatience du rustre qu’il était. Ensuite, il alla prendre une douche, en espérant le calmer. Ce qui fut le cas. Cependant, l’agitation intérieure ne le quitta pas et il ne cessa de se repasser tous ces détails qu’il avait attrapés, depuis que Mahélia était venu s’incruster chez lui.

Il manquait la bague, son assurance, sa force. Il la sentait écorchée. Son poing s’écrasa contre la paroi de la douche et il coupa l’eau. Autant dire qu’il ne trouva pas le sommeil immédiatement cette nuit, où il se contenta de revivre encore les évènements, de les ressasser et de les retourner. Ce n’est que quelques heures plus tard qu’il se força à s’endormir, pour tenter d’être en forme le lendemain, et ne pas faire pâle figure. Bien entendu, il se réveilla avant elle et s’extirpa du lit, légèrement bougon. Le sommeil avait calmé sa colère, mais il la sentait, tapie dans le fond de son être, attendant la moindre excuse pour se manifester. Autant dire qu’il allait être d’une humeur de chien, ce jour – oui oui, il pouvait être encore plus fâché d’accoutumé. Après son café matinal, il sorti, pour aller au magasin de bricolage le plus proche… il avait une porte à réparer.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Sam 21 Fév - 20:09


Elle s'attendait à beaucoup de choses. Elle s'attendait à un réplique colérique qui exigeait des explications, à un silence accusateur ou même à une liste de raisons bidons pour lesquelles elle devait la vérité à Galaad. Rien de tout ceci n'arriva. A la place, le brun céda et lui accorda le repos. A quel point devait-elle paraître souffrante pour qu'il ravale sa colère et ses exigences ? Mahélia préféra ne pas s'attarder sur cette course de pensée : elle n'aimerait pas la réponse à cette question. A la place, elle se concentra sur cette surprenante victoire et ferma les yeux. Elle n'allait pas cracher sur un peu de tranquillité, pas dans son état. Trop occupée à réguler sa respiration encore un peu trop rapide à son goût, la blonde n'accorda pas d'importance à ce que faisait Galaad. Si ce n'est pour ses muscles qui la lancèrent un peu plus méchamment à son départ, bien entendu. Le doute n'était plus permis ; sa magie était bien trop liée à son logeur. Avec un claquement de langue agacé, elle se força à ne penser à rien sinon sa respiration. Ses muscles finiraient par se détendre, elle avait géré assez souvent ce genre de crises pour le savoir maintenant. Il fallait juste qu'elle donne le temps à son organisme de se remettre du brusque bouillonnement de sa magie frustrée dans ses veines. Le génie n'aurait jamais cru qu'un jour son monde lui manquerait si cruellement. Elle qui était toujours partante pour un peu d'aventure, en voilà une qu'elle aurait bien évité si on lui avait donné le choix. Mais Regina manquait péniblement de bonnes manières, le comble pour une reine. Enfin, il y avait que ça arrangeait. Non. Elle ne penserait pas à Mnémis et à son stupide plan, pas quand sa propre agonie ne voulait pas la laisser en paix.

Finalement, il s'avéra qu'elle était très mauvaise à l'art de ne penser à rien. Désireuse de s'endormir le plus vite possible, Mahélia ne voulait pas réfléchir trop sérieusement à quoi que ce soit. Ses pensées couraient donc d'un sujet à l'autre, papillonnant sur une multitude de choses sans répit. Pourtant, elle ne bougea pas d'un poil quand Galaad la rejoignit dans le lit. Elle voulait juste dormir. Pas longtemps après que le brun se soit installé pour la nuit -ou le peu d'heures qu'il en restait-, son esprit s'assagit enfin. Le calme. Elle glissa sans plus de difficulté dans le sommeil et rien n'en vint la sortir jusqu'au matin. Elle n'était pas une lève-tôt, Mahélia. Aussi c'était normal pour elle d'ouvrir les yeux sur un une moitié de lit vide. Bien sur, Galaad n'avait pas besoin d'autant de sommeil. Comment faisait-il pour dormir si peu ? Elle grimaça en songeant au mauvais caractère dont il faisait si souvent preuve. Peut être que le forcer à faire quelques grasses matinées pourrait s'avérer bénéfique.

Ignorant l'absence de porte, le génie se glissa dans la douche, laissant l'eau chaude finir de détendre ses muscles endoloris par l'épisode de la veille. D'ordinaire, elle se prélassait dans la douche dès qu'elle avait repris assez confiance en se capacité à tenir debout, mais hier Galaad l'avait d'office trimbalée jusqu'au lit et elle avait été trop fatiguée pour résister à l'appel de ce si confortable matelas. Résultats, la sueur due à ses charmantes convulsions -sérieusement, ce n'était pas agréable de se sentir dans la peau d'un poisson tiré hors de l'eau- avait refroidi sur sa peau et elle avait plus que besoin du contact propre de l'eau limpide. Rien de mieux pour bien démarré la journée. Pour continuer ce petit rituel de la matinée peinarde, elle pioche un livre parmi les quelques uns qui traînaient sur sa table de chevet pour bouquiner tranquillement tout en prenant son petit déjeuner. Il serait temps de s'inquiéter de la réaction de son colocataire par rapport aux récents événements quand ce dernier rentrerait. En attendant, c'était juste un autre jour tout à fait banal pour la blonde.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Dim 22 Fév - 15:26


Galaad profita de la claque de l’air frais, qui lui fit le plus grand bien. Il songea à sourire, même s’il ne le fit pas. Le magasin de bricolage n’était pas très lien, si bien qu’il prit son temps pour aller jusqu’à celui-ci, ne pouvait réellement empêcher son esprit à vagabonder vers les évènements de la veille. Ce qui le mit de nouveau à cran et peu agréable envers le personnel de la boutique, quand il demanda des conseils pour réparer au mieux son chez lui. Le jobiste avait blêmi devant l’expression peu avenante du chasseur. Galaad l’avait à peine remarqué. S’il faisait de son mieux pour enregistrer ce qu’on lui racontait, cela ne voulait pas pour autant dire qu’il y était attentif. Il se rejouait toutes ces omissions dont Mahélia avait pris le soin d’appliquer. Il était temps d’injecter un peu de vérité dans leur histoire… si on pouvait appeler leur relation d’histoire. Une fois ses achats payés, il revint, avec une allure acceptable, tournant les clés de son appartement. Il marqua une pause, avant de pousser la porte, s’apprêtant mentalement à croiser cette saloperie de génie. Finalement, il entra, déposant ses achats sur la table basse du salon, se tournant vers l’espace cuisine, où Mahélia était occupée à prendre son petit-déjeuner. Comme si rien ne s’était passé la veille.

Combien de fois avait-il était témoin de cette scène, de Mahélia occupée à lire un de ses romans à l’eau de rose, paisiblement – ou presque- ? Combien de fois avait-elle été victime d’une souffrance qui la dépassait, pour donner l’illusion que tout allait bien, par la suite ? Il pinça ses lèvres et resta là, silencieux, à l’observer, de longues secondes, avant qu’il ne se rende compte de ce qu’il était occupé à faire. Il poussa un faible soupir, se gratta l’arrière de la nuque, avant d’approcher et de se faire une pauvre tartine au beurre de cacahuète, qu’il dévorerait en trois bouchées. Il ne savait pas comment l’aborder. La colère était toujours là, mais latente. Et il préférait parler en gardant ses moyens. Mais, définitivement, il ne ferait pas comme si rien ne s’était passé. La situation était trop importante pour qu’il oublie ce dont il avait été témoin. Il devait dire quelque chose, plus que le simple ‘salut’ distrait, qu’il lui avait accordée en entrant. Et il devenait son regard sur lui. Alors, il se retourna, ses mains appuyées sur le plan de travail de la cuisine, sa tartine momentanément oublié derrière lui. « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » Il avait prévu une autre question. Une qui n’aurait pas été franche, prendre des nouvelles de son état. Mais à présent, il avait une parfaite conscience de son état, et ça lui paraissait risible. Et maintenant, il y avait ces milles interrogations qu’il avait retenu la veille, qui voulaient sortir, toutes en même temps, pour éventuellement clouer Mahélia au mur et l’empêcher de jouer aux anguilles. C’était, peut-être, ce qu’il y avait de plus fatiguant, à propos de l’échange qu’il avait initié. Elle tenterait de fuir, de détourner la conversation. C’était comme ça qu’elle fonctionnait. C’était comme ça qu’elle avait toujours fonctionné. Et il ne voyait pas pourquoi, pour elle, elle changerait d’habitude aujourd’hui, puisqu’elle continuait de faire comme si rien ne c’était passé.

Sauf que ça n’était pas le cas. Que ce qu’il s’était passé hier soir avait définitivement un poids, une certaine gravité qu’elle ne pouvait plus ignorer. Car lui ne jouerait pas son petit jeu. Il méritait de savoir et il voulait des réponses.
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MessageSujet: Re: like a wound i can't stop scratching ▬ Mahélia   Dim 22 Fév - 17:54


Mahélia avait presque fini son petit déjeuner quand son colocataire réintégra l'appartement. Elle répondit à son salut d'un ton aussi distrait que le sien, ne levant pas le nez de son livre. C'est que le chapitre qu'elle était en train de dévorer était bien plus captivant que le début de l'ouvrage ne l'avait laissé paraître. Cependant, après quelques instant de silence, elle leva les yeux pour croiser le regard de Galaad. Elle haussa un sourcil devant la colère qui y dansait encore. Alors comme ça, sa nuit ne l'avait pas calmé. Dommage. Le brun se rendit soudainement compte qu'il la fixait et stoppa donc sa contemplation pensive pour se préparer de quoi manger. Mahélia l'aurait bien taquiné. Seulement, il y avait trop de tension dans l'air pour se permettre une joute à ce moment précis. Elle avait le sentiment que le silence chargé qui s'était installé dans la cuisine ne tenait qu'à un fil et qu'elle n'avait aucun intérêt à le briser. Pour une fois, la confrontation à venir ne s'annonçait clairement pas en sa faveur et, si elle était d'ordinaire joueuse, il y avait des sujets hors limite. Celui de ses crises, notamment. Elle ne savait pas jusqu'où Galaad pousserait l'histoire ni tout ce qu'elle pourrait révéler sous le coup de l'agacement. Il n'avait pas besoin d'en savoir plus ; il en savait déjà bien trop. Et ce n'était clairement pas le moment pour elle d'annoncer à qui que ce soit à quel point exactement elle était faible dans ce monde, pas quand un inconnu se promenait à Storybrooke en posant des questions au sujet d'un génie. Elle devait se montrer prudente, peut importe à quel point le brun s'était montré digne de confiance jusqu'ici.

Elle choisit donc de préserver le silence, avalant le reste de sa tasse de café avant de revenir sans un mot à sa lecture. Malheureusement, c'était de toute évidence la limite de la patience de Galaad. En toute honnêteté, Mahélia était déjà étonnée qu'il ait tenu aussi longtemps sans le moindre début d'explication. Pas qu'elle compte franchement lui en donner, mais il lui fallait reconnaître les efforts du jeune homme. « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » C'était vague comme question. Il y avait des centaines de réponse possible. Qu'est-ce qu'il t'arrive, aurait déjà été une meilleure formulation, mais il ne pouvait pas le deviner. Il n'avait aucun moyen de savoir que ce à quoi il avait assisté pendant la nuit n'était qu'un symptôme désagréable d'une condition bien plus grave. De toute façon, elle aurait réglé cette histoire et serait de retour dans son univers, merveilleusement baignée de magie, avant que tout ceci ne dégénère. Sinon... Sinon, il n'y aurait plus vraiment de raison de s'en inquiéter, n'est-ce pas ? « J'ai fait une crise convulsive. » Elle répondit sur le ton de l'évidence. Pourquoi fuir une question à laquelle Galaad avait déjà une réponse ? Ça n'aurait fait qu'attiser ses suspicions. Traiter cette conversation avec désinvolture, en revanche, et bien peut être que ça le décontenancerait. Abandonnant son livre sur la table, la blonde ramena sa tasse jusque dans l'évier puis désigna le sac de course d'un mouvement de menton. « C'est pour réparer la porte ? Tu es sur qu'il n'aurait pas mieux valu faire appel à un professionnel ? » Pas qu'elle doute de ses capacités, mais il son talent avait été la cuisine, pas le bricolage. Et si son humeur devait encore empirer parce qu'il galérait à fixer ce problème, elle serait bien inspirée de ne pas traîner à l'appartement dans la journée. Elle trouverait bien quelque chose pour s'occuper en ville.
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