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Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 19:33




Jafar & Shéhérazade
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Comme je m’y attendais, elle prend mal ce comportement, en même temps je viens carrément de la menacer de lui priver de toute sa liberté de penser, de la priver de ses décisions pour qu’elle me soit totalement soumise. En même temps, chacun de mes gestes et de mes mots étaient une réponse à sa provocation, maintenant qu’elle a allumé le feu il va falloir qu’elle assume et comprenne qu’il faut faire attention en me provoquant de la sorte. Elle parle, se bouge comme pour se libérer de cette étreinte, elle tente de me faire comprendre que la situation ne lui sied guerre, me menaçant par rapport aux divers sous entendus que j’ai eut, sauf que je sais bien que si cette magie est usée contre elle, seule ma mort pourrait venir la libérer du sortilège, c’est cela justement la beauté de pouvoir enfreindre les lois de la magie, il n’y a plus de prix à payer. Plus je joue ainsi, plus elle me répond et plus les yeux du sceptre à tête de serpent se mettent à briller d’une lueur à la couleur du sang, mon regard ne sourcille point à un seul instant, ne se détourne pas, ne se montre plus déstabilisé, même quand les lèvres de la beauté d’Arabie se mettent à effleurer les miennes en parlant. Elle mélange d’ailleurs menaces, agressivités et une forme de défense pour montrer ses valeurs, mettre en avant ce qui fait d’elle une femme intégré en me parlant de ses décisions, de sa passion, de sa loyauté et des risques qu’elle prendrait. En l’écoutant je pourrai presque me demander si elle cherche à se vendre, à montrer tout ce que je pourrai obtenir de bon avec elle en ne cherchant point à l’oppresser, ou si elle souhaite me faire reculer en me faisant comprendre qu’elle pourrait être la pire chose qui pourrait arriver. J’en ressens presque un amusement de tout cela, non pas presque en faite, j’en ressens un amusement surtout que sa colère la rend tellement ravissante, une émotion froide qu’elle arrive à dégager qui me montre une part de sa personnalité presque enivrante. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je prendrai un malin plaisir à éveiller chez elle cette émotion agressive et puissante.

« Vous mettez les points juste où il faut ma Chère. » Dis je pour commencer, restant toujours aussi paisible malgré la hargne qu’elle me montre à nouveau. Je crois que je pourrai voir une sorte de flatterie quand j’arrive ainsi à l’énerver, mais il ne faut pas trop profiter des bonnes choses. « Vous parlez de votre fidélité envers ceux qui vous respectent. » Je remets un instant de silence après ces mots, la main remontant dans sa chevelure, agissant presque tel un sombre amant alors que mon être épouse toujours le sien, venant même un peu plus se presser contre elle. Ambitieux, dominant, je montre clairement que je ne suis point le genre d’homme qui s’amuse avec les révérences, les mots poétiques ou la suavité de gestes futiles. « Vous parlez de votre fidélité envers ceux qui vous satisfont pleinement. » Une nouvelle pause dans mes paroles alors que mon sourire s’efface petit à petit, que la main cesse son voyage dans sa sombre chevelure. Je prends une longue inspiration, me rapprochant une nouvelle fois dangereusement de son visage, effleurant ses lèvres, glissant le long de sa joue en laissant un sillage de mon souffle, approchant de son oreille lentement. « Mais vous savez bien comme moi, que de votre coté, vous ne pourriez jamais me respecter, que vous aurez toujours une méfiance envers ma personne, une crainte de ce que je pourrai faire. Car je suis Jafar et que vous savez qu’il n’y a rarement quelque chose de bon qui reste derrière mon passage. Comme vous l’avez dit, mon cœur est charbonneux. » Je reste dans cette posture, mes lèvres si proche de son oreille, pouvant humer réellement son parfum, ma respiration aussi lente que celle d’un prédateur voulant se faire discret avant de se jeter sur son gibier le dévorer. « Alors méfiez vous quand vous me provoquez ma chère, car un jour je pourrai réellement avoir le désir de connaître vos charmes si uniques. Et je suis déjà certain que je suis tout ce qui peut être opposé à ce qui anime la moindre flamme de passion en votre personne. »

Je me dis qu’après ces mots, elle aura comprit mon avertissement sur ses petites provocations où elle joue avec le feu. Un feu qu’elle ne pourrait point éteindre si elle l’éveille trop. Je me redresse alors lentement, mes lèvres effleurant sa joue presque l’embrassant avant de me tenir droit à nouveau, la main glissant de sa chevelure à sa nuque, de la nuque à son épaule et finalement je me retire, reculant lentement, me détachant d’elle en lui rendant sa liberté. Dominateur ? Surement, après tout je n’ai plus aucune foi en d’autres méthodes, plus aucun respect pour les êtres qui viennent m’entourer, ne voyant toujours que des menaces, des ennemis potentiels. Souvent je suis obligé de m’assurer la loyauté d’autrui en les privant de quelque chose. Pourtant avec Shéhérazade, il n’y a eut que des paroles, aucune action réellement dangereuse, aucun geste pour la plier à moi. Allez savoir pourquoi. « Beaucoup de mots, peu d’action… Comme vous savez déjà ma Chère, de tout façon je ne compte point entreprendre quelque chose contre vous. J’ai besoin de vous et de votre coopération. » En m’avançant dans ces lieux, je lui tourne le dos, comme pour lui offrir une chance, la possibilité de m’attaquer, ne montrant aucune position défensive et mes mots reprennent possessions des lieux en reprenant le chemin de notre objectif commun.

« Bien bien bien… Avant que nous puissions commencer nos recherches au sujet de Merlin, je vais avoir besoin de vous. Il me faut trouver un lieu où me loger dans ce Royaume, un lieu isolé, un peu comme le votre, et où je pourrai y déposer quelques une de mes affaires. »

Bon malheureusement vu le style de Storybrooke, je peux oublier la tour volant dans le ciel ou le palais. Je vais devoir me contenter d’un lieu banal, classique qui n’attire pas l’attention, mais il me faudrait au moins une cave imposante pour ce que je veux y entreposer. D’un autre coté, mettre Shéhérazade dans la confidence de l’existence d’un lieu qui serait mien serait aussi la meilleure des façons de me prouver à moi même que je ne dois pas me méfier d’elle, car je pourrai rapidement remarquer une trahison, tout comme cela lui montrera que je daigne lui offrir de ma confiance.

« Et vu toutes nos confidences, avant que nous passions donc à cette recherche, peut-être auriez vous d'autres questions à me poser ? D'autres demandes particulières ? Profitez en, tout cela m'a mis d'une humeur généreuse. »


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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 21:54


Comment ne pouvais-je pas me mettre dans tous mes états ? Il était paradoxal, à la fois doux dans ses gestes et dur dans ses paroles, son attitude finirait par me rendre folle. Il est bien le premier que je n'arrive pas à cerner... Sa main remonte lentement dans mon épaisse chevelure de jais comme si nous étions intimes. Il se presse un peu plus contre moi, mes mains agrippent un peu plus fort ses épaules comme pour me défendre contre son étreinte. Je ferme les yeux lorsqu'il m'effleure les lèvres, peur de ce qu'il pourrait advenir si je ne garde pas le contrôle de moi-même. Tandis que je déglutis, j'écoute son petit monologue qui le fait passer pour l'homme le plus méchant au monde, celui qui n'a pas le droit d'être aimé et que personne n'aimerait en dehors de son sortilège. « Vous ne me connaissez pas pour savoir ce qui provoque la passion en moi. » C'était agressif, mais je l'avais dit dans un souffle. J'avais été si en colère et il avait été si serein. Nous n'étions jamais sur la même longueur d'onde, nous nous passions la balle à mesure que le temps passait. Une fois il est en colère, une fois moi, jamais en même temps – ce qui est préférable, je pense – mais jamais calme en même temps non plus.

Je ferme à nouveau les yeux lorsque ses lèvres passent sur ma joue : si sensuel et si dangereux à la fois. J'avais peur de tomber trop souvent dans ce jeu. De finir par en être amusé. J'aimais tellement jouer avec le feu que le danger devenait presque futile, cette fois-ci je le voyais si clairement que j'hésitais à me lancer. S'il arrivait à ses fins, je ne deviendrais qu'un pion parmi d'autres. Et il savait que ma sensibilité pouvait être un danger pour sa quête. J'ouvre à nouveau les yeux lorsqu'il me lâche et reste plaquée au mur un instant pour ne pas m'approcher de lui. J'avais l'esprit encore trop embrouillé par sa provocation, mon cœur battait encore trop vite. Maintenant qu'il était bien détaché de moi, la chaleur de son corps contre le mien qui s'était dissipé me fit remarquer que j'avais les joues si rouges qu'elle me brûlait. Je déposais mes doigts sur celle-ci pour les rafraîchir, mes paumes ensuite, les passaient ensuite sur mes cheveux pour les recoiffer un peu et enfin lissais mes vêtements pour paraître présentable. Lorsque je levais la tête, il m'avait tourné le dos, j'étais si furieuse que je rêvais de l'assommer et l'attacher dans un endroit où il serait inoffensif, mais qui sait quel mage viendrait frapper à ma porte ensuite pour que je paye ça en plus de la malédiction de Schariar.

Le vase qui était à côté de moi était trop coûteux pour l'éclater au sol. Ça m'aurait pourtant bien défoulé. Arrêter mes provocations ? Pour aujourd'hui, peut-être mais je lui donnerai du fil à retordre tant que je le pouvais. Espérons juste que je ne tombe pas dans le piège moi aussi, cet homme ne mérite pas mon amour. Lorsque j'aurais ce vœux, je demanderais qui est mon True Love et m'en irait le retrouver. Finis Schariar, finis Jafar, finis les hommes despotiques de ma vie. Et si mon True Love était Schariar ? Impossible, s'il l'avait été, notre relation aurait été différente. S'il l'est, alors le destin ne m'aime vraiment pas. « Restez loin de moi, je vous ai suffisamment vu pour une vie. » Je touchais encore mes joues pour que le rouge se dissipe. Il m'avait mis tellement en colère ! Et je savais pourtant que j'étais loin d'en avoir fini avec lui. Je le regarde en biais, le regard enflammée de rage et maintenant que j'ai repris contenance, je viens m'installer sur le canapé. Je lâche un long soupire, j'étais certaine qu'avant de rencontrer toutes ces personnes qui ont nuit à sa vie, il aurait pu devenir une bonne personne. Inutile de penser à ça, il était impossible de modifier ça. Je devais faire avec. Encore plus insupportable que Schariar, comment est-ce que j'allais rester calme avec cet homme à qui je devrais montrer Storybrooke, trouver Merlin et Schariar. Que les ancêtres m'aident, je vais devoir faire des efforts surhumains. Je pince l'arête de mon nez un instant pour continuer ensuite. « Vous qui vous dites si puissant, vous n'avez qu'à faire apparaître une maison au milieu des bois, amener votre palais et le rendre invisible, agrandir ma maison et vivre dans l'autre aile de celle-ci. Habituellement, les gens ici prennent des professionnels pour prendre une maison. Or, si vous faites ça, vous allez beaucoup trop attirer l'attention, tout le monde ici a son habitation et personne d'autre ne vient vivre ici. »

Il me demande ensuite si j'ai d'autres questions. Des tas, mais je devais me focaliser sur les plus importantes... Choisissons la plus délicate, pendant que j'étais énervée, continuons sur notre lancée... J'espérais sincèrement pour lui que ses actes passés ne lui porteraient pas préjudice cette fois. « Qu'avez-vous fait à mon père et à ma sœur, lorsque vous m'avez poursuivit ? » Je le fixe par dessus le dossier du canapé, attendant sa réponse avec de l'impatience palpable et de l'inquiétude qui fait battre mon cœur si vite que je pourrais tomber d'un instant à l'autre.
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 23:48




Jafar & Shéhérazade
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J’avoue que j’ai adoré sentir la froideur que j’ai créé en elle sur l’instant, voir à quel point j’ai pu la rebuter, lui donner cette sale sensation. Après tout c’est de sa faute si j’agis de la sorte, c’est pour éviter qu’elle continue à jouer avec le feu, qu’elle tente de me déstabiliser. Elle me rétorque que je ne la connais pas assez pour savoir ce qui pourrait l’enflammer ou lui plaire, mais j’ai un petit rictus à ces mots, qu’elle ose me faire croire qu’elle pourrait éprouver ce genre de feu pour un être usant de magie et ayant détruit une part de sa vie, revenant aujourd’hui telle une malédiction. D’ailleurs c’est le terme qu’elle a usé et le terme que je vais relancer pour prouver mes dires, pour montrer que je ne suis point homme à parler en vain, sachant exactement ce que je dis. « Parce qu’un être dont la présence est pour vous une malédiction présente pour vous faire payer vos actes envers votre époux est une chose qui pourrait animer la passion ? Je ne pense point ma chère. » Que croit elle ? J’ai une très bonne mémoire et le faite qu’elle m’a comparé à une malédiction n’est point chose que je pourrai oublier, même si c’est plus une flatterie qu’une chose qui me vexerait. En tout cas surprise se fait quand je la libère de mon – étreinte -, elle ne m’attaque pas, elle ne m’agresse pas, elle ne fait rien contre moi, restant simplement à sa place un instant avant de se rendre dans son canapé à nouveau. Bon elle a bien tenté une forme d’attaque par les mots, me demandant de rester loin d’elle en faisant comprendre qu’elle m’a déjà assez supporté, mais je vais prendre cela comme une phrase dictée sous le coup de la colère. Je reste debout à errer un peu, réfléchissant quand elle me parle de mon Palais, mais je vois mal amené l’île flottante ici, les lois de la Magie qui régissent ce monde ne sont pas les mêmes et l’ile risque de tomber sur le sol, coté discrétion je peux passer.

« Vous êtes Paradoxale ma Chère. » Dis je en venant regarder par la fenêtre de chez elle, sans la regarder à nouveau, mon visage lui étant totalement dissimulé dans cette posture, lui offrant seulement mon dos. Non point une vulgarité, ni pour l’offenser, simplement pour cacher mon air songeur maintenant que la provocation a pris fin. J’aime avoir le contrôle, garder le contrôle et j’avoue qu’elle est difficile à cerner, il m’est même très complexe de trouver comment je pourrai prendre le dessus sur elle sans user de magie. J’ai l’impression qu’elle ne se laissera pas manipuler, ni dominer et encore moins influencer. « Vous ne voulez plus me voir, mais me proposez d’agrandir votre demeure pour y vivre et être du coup proche de vous ? C’est une étrange conception vous ne trouvez point pour quelqu’un considérant m’avoir assez vu. » Je cache mon sourire en jouant des mots que m’offre Shéhérazade avant de reprendre un peu de sérieux en réfléchissant à cette idée. « Mais votre idée me plait, il sera aisé de donner à cette demeure des souterrains imposants pour y mettre ce qu’il faut. Je vous remercie de votre hospitalité, et j’aurai grand plaisir à vous côtoyer chaque jour. » Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’elle n’aura point autant plaisir que moi à cette vision.

Voulant ensuite peut-être me faire un peu pardonner en disant être de bonne humeur, je lui offre la possibilité de poser encore des questions, ou même de faire une demande particulière. Et c’est la qu’elle se décide à me poser la question, une question sur un sujet que j’ai presque oublié, sa famille. Je pose alors ma main sur la fenêtre devant moi en réfléchissant à ce que je pourrai lui dire, me disant qu’un mensonge serait surement le mieux pour notre entente, pour ne point la vexer, mais finalement j’ai promis sincérité à cette dernière, honnêteté. Je dessine alors un cercle sur la fenêtre en murmurant quelques mots, des mots dans un langage occulte pour offrir à la jeune femme une fenêtre tout autre, une vue sur non plus sur l’environnement qui entoure cette demeure, mais sur le passé.

  • Par cette fenêtre elle peut me voir occupé à parler avec son père, devant sa sœur, lui demandant la Lampe, où était cette maudite lampe. Elle peut me voir en colère au travers du temps, voir ma rage se répandre alors que Amara semblait rester calme, présente à mes cotés. C’était quand je m’apprêtais à étrangler son père qu’Amara vint rappeler à celui que j’étais à l’époque que la mort était une chose, mais qu’il existait bien pire, le regret, me demandant de me souvenir de ce que j’avais appris récemment comme sortilège. Je m’éloigne bien de la fenêtre que Shéhérazade puisse voir toute la scène qui répondra directement à ses questions, le supplice qu’avait connu sa famille. Elle peut me voir dans cette image des temps anciens, faire un mouvement de la main légèrement circulaire avec une invocation créant un nuage gris et épais qui s’enroulait autour de sa sœur, un nuage qui petit à petit, partant des pieds et remontant jusqu’à la tête, vint la transformer en une statue de pierre. Les mots étaient clairs, ma main pointée vers son père. « Je ne libérerai votre fille que le jour où vous me donnerez la Lampe du Génie, en attendant il ne vous restera que vos yeux pour pleurer en admirant celle ci, immortalisé dans le temps, prisonnière de son propre corps. » Et dans cette image elle peut voir son père épargné, seul devant la statue de sa sœur alors que je partais avec Amara. Après cela je dissipe cette image, mettant fin à la fenêtre sur le passé.


« Je ne sais point ce que votre père est devenu, il n’est jamais venu à moi pour apporter la Lampe du Génie. Et votre sœur, et bien elle doit toujours être quelque part, telle une statue figée dans le temps. Mais si vous le désirez, uniquement pour vous et car comme je vous ai dis, tout cela m’a mis de bonne humeur. Si vous en faites le souhait, je peux la libérer de la pierre. » Je me tourne enfin vers elle pour la regarder, m’attendant à voir toute la haine ressortir d’elle.


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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 9:45


Le voilà qu'il utilisait mes propres mots contre moi. Pensait-il que subitement, je serais rebutée et je le repousserais, le mettrais à ma porte ? Je déteste perdre et le simple fait de garder le silence était le début d'un échec, je ne resterais sûrement pas sur ça. Je voulais lui répondre que la malédiction me concerne personnellement, qu'il en est une seulement parce qu'il me met face à mes actes et que s'il ne l'avait pas fait, quelqu'un d'autre l'aurait certainement fait. Peut-être que je crie à qui veut l'entendre que je ne côtoie personne parce que je porte la poisse, mais au fond, je ne côtoie personne pour ne pas me souvenir de mon passé douloureux. Une sorte de protection, de coquille, qui me permet de rester seule dans mes pensées et de tenter d'oublier. Jusqu'à son arrivée, évidemment. Je doutais que les livres que je dévorais chaque jour seraient capables de me changer les idées aussi bien que ces trente dernières années... J'en doute...

Je me traite intérieurement d'idiote quand je réalise que j'ai parlé trop vite et que je lui ai offert l'hospitalité. J'avais lancé des idées au hasard et voilà que maintenant, j'allais partager ma maison, mon cocon, avec lui. Je pince les lèvres et passe une main sur mon visage. Voilà l'une des raisons pour laquelle je déteste me mettre en colère : je deviens trop impulsive, trop spontanée, je dis tout ce qui me passe par la tête sans y réfléchir et me mets, ainsi, dans des positions plus qu'inconfortable. Comment pourrais-je le côtoyer sans arrêt ? Le seul moment où je serais seule, c'est quand il ira dan les tréfonds de Storybrooke grâce aux sous-sols qu'il va construire, dans le but de faire ses manigances que je devine mauvaises. Mais il faut que je retombe sur mes pieds, que je montre que je ne l'ai pas dit pour rien, que c'était calculé, même si ça ne l'était pas du tout. « Mais de rien, Jafar. Je veux peut-être que vous me fichiez la paix, mais en vous ayant tout près de moi, je pourrais surveiller vos faits et gestes, être certaine qu'il n'arrive rien aux habitants de Storybrooke. En particulier un Valet du nom de Will, n'est-ce pas, Jafar ? » Superbement retombée sur mes pieds, avec ça, j'aurais au moins un grincement de dents.

Et là, je lui pose la question fatidique. Même s'il est dos à moi, je sens, en le voyant poser la main sur la vitre, qu'il se pose des questions. Il se demande s'il doit me dire la vérité, j'en suis certaine et de là je sens la tragédie. Je me redresse pour le rejoindre vers la fenêtre et je le vois jeter un sort, ouvrir une fenêtre sur le passé et faire de moi un témoin direct du malheur de ma famille. Les larmes me montent, je bats des cils pour que mes grands yeux chassent ces larmes et que je ne paraisse pas faible. J'étais entièrement responsable de leur malheur, j'avais la lampe, ils n'avaient aucun moyen de me joindre et de lui dire où j'étais, je n'étais même pas au courant que depuis tout ce temps, ma sœur est prisonnière par sa faute. Il me propose de la libérer. Je lui lance un regard meurtrier et hésite à le gifler une nouvelle fois. Je me contiens et serre les poings. « Oh oui, vous allez la libérer Jafar, parce que sinon, vous oubliez la lampe et vous irez retrouver votre Reine Rouge si coopérative. » Je pointe la fenêtre du doigt. Même si l'image a disparu, elle me reste en tête. « Je préfère mourir que de voir ma sœur rester dans cet état. »

Je tourne dans mon salon comme un lion en cage. Comment a-t-il pu faire une chose pareil ? Et cette femme, si froide. La première fois que je la vois et je la déteste déjà. Je regarde furieusement son sceptre... Elle est en partie responsable de tout ça et elle payera, je peux vous le garantir. Quand à Jafar, qui a l'air de bonne humeur... J'attrape le vase qui se trouve tout près de moi et lui lance tout près du visage. Je n'avais peut-être aucune force pour ce qu'il en était de viser j'étais championne, j'avais eu de très bon professeur dans ce genre de domaine et je ne voulais pas que ma cible soit Jafar... pour le moment. « Vous l'avez maudite alors que sa seule faute c'est de m'avoir pour sœur ?! Je suis celle qui avait la lampe et elle n'a jamais eu aucun contact avec moi depuis mon départ. » J'attrape un plus petit objet au hasard pour lui relancer, l'effet de surprise ne serait certainement plus là, mais ça, c'était simplement pour passer ma colère. J'avance ensuite furieusement vers lui et le frappe sur le torse – chose complètement inutile – et lorsque je suis trop fatiguée pour continuer, j'attrape son col : « Libérez Dinarzade, Jafar, s'il vous plait, elle n'a jamais fait de mal à qui que ce soit, elle est innocente. » J'étais dévastée, j'avais fait tellement de mal et je ne pouvais même pas les défaire de moi-même. Et paradoxalement, j'étais tellement inoffensive, inutile, que ça en devenait risible. Je comprenais seulement la gravité de mes actes et je me sentais monstre. Je le lâchais pour passer ma main dans mes cheveux et lui tourner le dos. Mon pauvre père... La mort aurait certainement été plus douce.
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 11:41




Jafar & Shéhérazade
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Je serre un peu des temps quand elle parle de Will, du faite qu’elle pourra ainsi me surveiller et m’empêcher de m’en prendre à lui. Je me contiens de lui dire que si je veux la tête de cet homme, un seul geste de ma part et elle sera figée, elle pourra me regarder partir et l’écarteler devant ses yeux mais je préfère me contenir et ne point répondre à cette pique, même si c’est tout ce qu’elle attend. En attendant je lui offre ce qu’elle voulait, point des mots qui pourraient être mal interprétés, ou des phrases qui pourraient laisser voir un mensonge ou un adoucissement pour la bercer, je préfère l’option de la magie pour qu’elle voit la stricte vérité, ce qu’il est advenu et le pourquoi. Elle se contient au début, je le vois, elle risque de verser des larmes malgré qu’elle le chasse rapidement le reflet dans ses yeux ne trahit pas, puis une fois le sort fini, une fois que je lui donne la chance d’offrir à sa sœur la liberté, elle se met à s’énerver, se crisper, osant me menacer et ordonner. La elle prend la mauvaise voie car ce n’est point ainsi qu’elle obtiendrait la liberté de sa sœur, pas ainsi qu’elle trouvera ce qu’elle désire. D’ailleurs à nouveau je me retiens de lui rappeler qu’il est bien trop tard et que sa parole pour la Lampe a déjà été donnée. Quoi que, je vais peut-être lui signaler malgré tout mais pour l’instant je préfère analyser sa réaction face à tout cela. Elle veut que je me montre sincère, je le fais. A elle de me prouver qu’elle est capable de faire face à la vérité ou si je serai obligé d’user de fourberie avec elle pour la garder coopérative.

Elle tourne, tourne, me lance un projectile qui vient éclater contre le mur à mes cotés, un morceau de sa porcelaine venant entailler ma joue, laissant apparaître une fine rougeur pour ensuite laisser glisser sur ma peau un léger file de sang presque inexistant. Pourtant je ne bouge pas et l’observe, tel un maitre scrutant la réaction d’un cobaye, analysant cette colère exquise qu’elle libère en ces lieux, écoutant chaque pas, chaque parole, l’entendant dévoiler sa colère envers moi et envers ce qu’il s’est passé, blessée de voir sa sœur ainsi, condamnée à n’être que pierre. Elle relance un objet vers moi et cette fois je tends Amara qui stop l’objet dans les airs, le laissant léviter un moment avant qu’il tombe à terre, mon regard ne la quittant point, ne montrant point de colère alors qu’elle est toujours emportée par cette colère. Non ce n’est point cela, je crois que c’est de la tristesse, de la peine qu’elle dévoile par un acte enragé, une façon d’extérioriser la douleur qu’apporte la vérité. Je la vois revenir, je m’attends à une nouvelle gifle et pourtant je ne bouge pas. Elle arrive contre moi, me frappe le torse de ses poings, des coups libérateurs surement, des petites frappes enchainées comme pour lâcher ce qu’elle contient, pour exprimer surement sa haine envers ma personne. Je me retiens encore, voulant tellement lui dire que tout ceci n’est que résultat de sa fuite avec ma lampe, qu’il lui aurait suffit de rester présente, de venir me la confier, et je serai simplement reparti avec Amara, elle aurait eut son père, sa sœur et son Sultanat sans la présence de son époux. Mais je n’ai point envie de continuer à la torturer en lui rappelant que chaque acte a ses conséquences, lui rappelant le prix de la magie. La son prix avait été d’user d’une clé magique pour fuir, et voilà ce que cela avait créé. Elle me redemande de la libérer, d’un air plus désespéré, mettant cette fois ci les formes de politesse qui me paraissent comme une supplication avant de me lâcher et de me tourner le dos.

« Je ne le fais point parce que vous me menacez, car votre parole a déjà été donnée et je saurai vous la faire respecter. » Dis je pour commencer, lui rappelant les paroles du début. « Je ne le fais point parce que vous l’avez ordonné, je ne reçois d’ordre de personne. » Dis je à nouveau pour faire comprendre qu’il était futile de tenter de jouer la Sultane avec moi, un je l’ai envoyé dans un autre monde, l’autre vit dans une cage, ce n’est pas pour céder à une troisième qui ordonne sous la colère. « Je le fais uniquement pour apaiser votre tristesse Shéhérazade. » A ces mots je me rapproche, venant dans son dos lentement en posant une main sur son épaule, délicatement et lentement, émettant juste une pression qui annonce ma présence, ne montrant toujours aucune colère ni rancœur pour ses gestes offensifs. « Je le fais uniquement pour vous. » Dis je avant de frapper violemment la pointe d’Amara sur le sol, libérant d’une voix étrange les mots pour libérer sa sœur. « Que ce qui a été imposé soit défait. » En pensant à cette femme captive de la pierre, les yeux du sceptre venant briller de mille feus. Vu le lien qui unit Shéhérazade et sa sœur, elle peut sentir quelques picotements sur son épaule, la où se trouve ma main. Je ne la lâche pas pour autant malgré que sa demande est exaucée. En faite c’est d’une voix toujours pleine d’assurance et calme que je lui annonce ensuite autre chose. « Il faudra que je vous apprenne quelques bases sur la magie. Cela pourra vous servir à l’avenir. » En relâchant son épaule lentement pour venir effacer le petit filet de sang sur ma joue venant de l’entaille qu’elle a crée en brisant ce vase prêt de moi.



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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 14:27


À sa première phrase, je crains que ma réaction n'ait puni définitivement ma sœur. Il me menace presque de me faire tenir mes promesses alors que ma sœur est dans cet état. Je serais prête à me sacrifier pour l'empêcher d'avoir cette lampe s'il ne relâche pas ma sœur. Elle est l'une de mes conditions. Je me sens totalement perdue. À sa deuxième, je comprends qu'il le fera. Mais je ne me sens qu'à moitié soulagée, j'attends patiemment que ses actes suivent ses paroles. J'espère qu'il les tient aussi fidèlement que moi... Il est vrai que je l'ai menacé de ne pas lui offrir cette lampe, mais si ma sœur est libre, il peut être certain qu'il finira par l'avoir.

Je suis choquée par ses paroles et la douceur de sa main. Il va la libérer, simplement pour que je ne sois plus triste ? Y a-t-il un piège ? Il n'a même pas tenté de se venger de mes gestes envers lui, pourquoi ? J'entends son sceptre frapper le sol de ma maison et la magie qui émane de sa main sur mon épaule me conforte quant au sort de ma sœur. Je sens comme un poids se libérer, je sais au fond de moi qu'elle est libre... Mais je dois le voir de mes yeux... Je l'entends alors me dire qu'il pouvait m'apprendre la magie. Moi qui était réticente, le prix de la magie m'importe peu si ma sœur est à nouveau en danger.

Il me lâche et lorsque je me retourne, je remarque que je l'ai blessé. Je passe mes bras autour de son cou et l'étreint pour le remercier. Aucune provocation, juste une joie que je ne peux pas contenir. Je le serre contre moi et dépose un léger baiser sur sa blessure. « J'ai tendance à être trop impulsive. » Je reste un court instant accrochée à lui puis recule légèrement, sans le lâcher, intriguée par ce changement de comportement. « Je vous remercie, Jafar. Je serais ravie d'être votre élève. Mais pourquoi faites-vous ça ? Qu'ai-je fait pour que vous chassiez ma tristesse ? » Je cherche et je ne comprends pas, j'ai été douce, avenante, ça n'a éveillé que de la colère en lui. Et lorsque j'ai été en colère, il a été d'un calme olympien. Comme s'il aimait mettre mes sentiments à nue, alors que je détestais ça. Cette fois je le lâche et désigne la fenêtre. « Pouvez-vous me montrer Dinarzade, maintenant ? » Il faut dire que la voir à des kilomètres et à travers une vitre me rassure. Je ne supporterais pas de la voir en face et de devoir tout lui expliquer. J'aurais honte. Je demande à Jafar d'attendre une seconde avant de me montrer ma soeur et je disparais par une porte pour réapparaître quelques minutes plus tard avec un coton imbibé. Je tapote sa blessure avec pour la désinfecter. Il pouvait certainement la faire disparaître par magie, mais c'était une manière de m'excuser, de montrer que ma coopération avait réapparu suite à cet élan de bonté de sa part. « Voilà, ce n'est rien. »
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 15:15




Jafar & Shéhérazade
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Alors je m’attends surement à de tout, sauf à cela… Je pensais qu’elle viendrait m’insulter encore, me dire que je cherche à la manipuler par de viles flatteries, que je veux l’amadouer en faisant un geste mineur pour elle qui ne me coute rien, ou encore me menacer une nouvelle fois de ne plus jamais s’en prendre aux siens. Mais à la place elle se colle à moi, elle se serre à moi en passant les bras autour de mon cou, déposant un baiser sur l’entaille en restant encore contre moi ainsi, presque telle une amante prenant son compagnon contre elle après un doux présent. Je suis un peu immobile face à cet assaut d’un style totalement nouveau, ne sachant pas vraiment comment réagir face à de tels gestes qui d’ailleurs sont bien loin de l’image que je pouvais me faire d’une Sultane d’Arabie… Ce monde l’a surement beaucoup changé. Lentement je fais alors un premier geste, une première réaction, posant une main sur sa taille, seulement une main qui vient en son contact. « L’impulsivité fait parti de vos charmes Shéhérazade. » Dis je en première réponse, ne pouvant point l’ignorer surtout que j’avais déjà dévoilé qu’elle était une femme forte, indépendante et de caractère, non une qui s’écrase. Elle se demande ensuite le pourquoi de mon geste, non point pourquoi je libère sa sœur vu que cela a été dévoilé, mais pourquoi le désir soudaine de chasser sa tristesse. Ne lui avais je point dit être de bon humeur ? Et puis cela ne pouvait que renforcer notre accord en lui dévoilant une part plus – humaine – de ma personne, une part dans laquelle elle pourrait trouver une sorte d’espoir, celle de côtoyer pas juste un monstre mais un être doué de sensibilité ce qui devrait normalement apaiser un peu ses craintes et sa méfiance.

« Dans ce genre de situation, beaucoup tentent plus d’une fourberie, vous auriez pu rester sur la menace ou le chantage, vous auriez pu tenter le charme ou le sacrifice… Vous auriez pu mentir, voir me flatter pour obtenir cette libération. Mais vous vous êtes simplement montré vous même, vous m’avez offert votre visage, sans crainte, sans vous cacher, sans chercher à utiliser cette situation pour m’adoucir. » Je marque un petit arrêt alors que je n’ai pas réellement répondu au pourquoi, remettant simplement ce qu’il s’est passé en évidence. Je dois dire qu’elle m’a offert beaucoup d’émotions, elle s’est dévoilée d’une façon particulière, montrant sa rage, sa haine, sa colère mais aussi sa peine et sa tristesse. « Chaque être possède une forme de niveau de tolérance à la souffrance, vous en avez subis de votre époux, de votre aventure hors du Sultanat, de ma propre présence en ces lieux. Au moins j’ai atténué celle que vous veniez de ressentir pour votre sœur, allégeant ainsi le poids que vous portez sur votre dos, la peine que vous gardez en vous. En ce jour, il y aura eut quelque chose de bon pour vous et point uniquement de nouveaux malheurs. » Je pense que ces raisons devraient lui suffire, en tout cas le je le souhaite, qu’elle ne pose point d’autres questions sur le pourquoi de ce geste, ma générosité peut se montrer mais elle a ses limites. Et puis d’un autre coté j’avais condamné cette femme à la pierre jusqu’au jour où son père m’apporterait la Lampe, certes il ne l’a pas fait, je ne l’ai pas encore, mais Shéhérazade m’a apprit au moins ce que lui refusait de me dire, où elle était.

Je hoche positivement de la tête alors qu’elle me demande si elle pouvait voir sa sœur, la laissant se détacher de moi, ma main la quittant. Je sais, je suis tactile mais je l’ai toujours été, la Reine Rouge pourra le confirmer à ma façon que j’avais de m’amuser à l’effleurer pour l’énerver en l’écrasant. Je m’apprête donc à lui remonter quand soudainement elle me demande d’attendre, s’absentant un instant pour revenir ensuite me… soigner… Un geste étrange pour une blessure si légère, mais je la laisse faire pour ne point la contrarier, après tout si elle a envie de faire à son tour un geste généreux, c’est un bon signe au sujet de leur collaboration. Je la remercie simplement avant de venir lancer à nouveau un sortilège sur la fenêtre pour que celle-ci s’ouvre sur le lieu où se trouve la sœur de Shéhérazade, lui permettant de voir celle ci un peu essoufflée, regardant autour d’elle perdue alors que les derniers morceaux de pierres tombent d’elle, comme une mue de serpent se faisant. Elle peut la voir vivante, entière, n’ayant pas pris une ride vu qu’elle était comme dans une stase, prisonnière de la pierre. Elle allait pouvoir reprendre le court de sa vie.

« Vous voilà rassurée ma chère ? Elle est libre, jeune et pourra refaire sa vie aisément. Alors je vous prie d'oublier toute peine. »





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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 16:43


Je suis si surprise qu'il puisse faire preuve d'autant de bonté que lorsqu'il m'explique pourquoi, je ne vois pas l'utilité de poser une autre question. Disons que c'était très clair. Il me préférait juste en étant moi-même plutôt que moi, faisant fausse bonne figure comme lorsque j'étais Sultane. J'espérais être aussi apaisé quand il se débarrasserait de Schariar. Je devais peut-être revoir mes mots le concernant, malédiction était peut-être dit de façon un peu trop rapide. Il n'aime pas non plus qu'on le prenne en pitié et c'est lorsque je le soigne que je me dis qu'il pourrait peut-être prendre ce geste pour de la pitié. Je ne m'éternise donc pas, pensant qu'il réprimanderait le geste, mais pas du tout. Au contraire, il me remercie et est conciliant. Il me montre ma sœur et là je suis complètement apaisée. Les dégâts du temps n'ont même pas eu d'effets sur elle. Oui, je suis rassurée, je me sens moi à nouveau. À la fin du sortilège, je remarque à quel point il fait nuit et suis surprise que le temps soit passé si vite, j'avais l'impression que toute cette discussion avec lui s'était passé en à peine une heure... Je regarde l'horloge plus comme un repère que pour réellement savoir l'heure et le détaille de haut en bas.

« Si vous avez faim, nous pouvons manger. Pour cette nuit, j'ai une chambre d'ami où vous pouvez dormir. En espérant que le désir de partager ma couche n'arrive pas ce soir et que je ne me réveille pas avec vous à mes côtés demain. » J'affiche un large sourire espiègle à ma remarque, le taquinant. Je ne pouvais pas rester sur cette note trop émotive et je le préférais joueur, j'avoue... Je m'approche de lui et passe un doigt sous son menton, l'imitant, comme il avait pu le faire à plusieurs reprises avec moi. « Puisque vous avez décidé de rester ici, elle pourra être votre chambre et vous pourrez la modifier comme bon vous semble. Pour ce qu'il en est des sous-sols, je vous laisse faire, vous avez l'air de savoir ce que vous souhaitez. » La dernière phrase pleine de sous-entendue, je recule en riant légèrement. Tout son jeu de tout à l'heure, à me prévenir presque de ne pas jouer avec moi avaient presque été inutile. J'attrape quelques livres que je range – j'ai tendance à trop m'étaler et je devais lui laisser un peu d'espace. « Je ne sais pas quand vous irez chercher les affaires dont vous avez besoin ? » Je le regarde par dessus mon épaule en rangeant le dernier livre du salon puis me tourne complètement vers lui. Il fallait que je nettoie les pots que j'ai cassé – au sens propre, cette fois – et que je lui prépare la chambre. Je me demandais comment j'allais m'habituer à sa présence ici, moi qui avait été si souvent seule. « Je sens que votre présence ici va beaucoup m'amuser. À quand la première leçon ? »
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 18:06




Jafar & Shéhérazade
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Tout devient étrange à mes yeux, premièrement la colère s’est dissipé, elle se montre affective mais en plus elle recommence à jouer, à me provoquer en titillant les instincts plus masculins et humains de ma personne. Je ne dis point cela pour son invitation à manger bien entendu, ni pour l’offre d’une chambre d’amie qui est plutôt généreuse mais pour le faite qu’elle se mette soudainement à me reparler avec un beau sourire du désir de partager sa couche. Elle revient d’ailleurs vers moi se montrant tactile à nouveau, jouant encore de ce charme particulier en oubliant totalement le petit avertissement que je lui ai donné précédemment en contre attaquant ouvertement et dangereusement. A quoi joue t’elle ? Est ce une façon de me piéger ? Peut-être de tenter de voir si je pouvais réellement être humain, ou alors venir à nouveau chercher une faille ? Non je ne le dis point à voix haute, sachant bien qu’elle s’en vexerait une nouvelle fois, mais je la scrute sans répondre directement, la laissant continuer quand elle m’indique que cette chambre sera la mienne, qu’elle me laissera faire les changements comme pour les sous sols de sa demeure, ajoutant une phrase encore provocatrice sur le faite que je sais ce que je désire, comme si elle m’invitait à montrer comment j’agis pour obtenir ce qui est voulu. Un moment j’avoue, je me demande si ce n’est pas un moyen de défense, de penser à autre chose qu’à la situation, ou simplement de se changer les idées comme quand elle commence à ranger ses affaires par la suite, une fois détachée de moi. Et dire qu’il y a encore peu de temps, elle me disait qu’elle m’avait assez vue pour toute une vie, la elle fini par me dire que ma présence sera amusement en me demandant à quand les leçons. Bon, j’avoue j’en suis presque bouche bée et moi qui pensais commencer à la cerner je me rends compte de mon erreur.

« Je vous remercie pour cette hospitalité. » Mes mots sortent lentement, parlant presque d’une voix discrète, la regardant occupée dans son intérieur, réfléchissant par la même occasion en me répétant ses paroles en boucle dans mon esprit. « Et un repas ne serait point de refus. » J’ajoute pour l’instant les mots sans encore tenir compte de la provocation, faisant un geste de la main vers les débris du vase pour qu’ils se rassemblent et que ce dernier se répare dans un nuage gris comme si rien n’était arrivé pour le reprendre par la suite et le déposer sur la table où elle l’avait pris avant de me le lancer dessus. Je me montre un peu absent, comme si je cherchais à garder le contrôle de ma personne, de gérer les effets qu’elle provoquait. « Je m’occuperai de ramener mes affaires dans la semaine, n’ayez crainte. Juste le temps de préparer les lieux. Par contre je vous avertis que je laisserai les Génies et le Sultan au Pays des Merveilles… Non point par manque de confiance en vous, mais pour éviter une intervention héroïque d’autres personnes. » Il est vrai que cette demeure est plus aisée à prendre que ma tour sur une île qui flotte dans les airs au dessus de l’Océan du Wonderland. Qu’elle n’y voit aucune offense la dessus. Je tente toujours pour l’instant d’éviter de réagir à la provocation qu’elle m’avait faite, me rapprochant pourtant d’elle avec un petit sourire en coin, posant Amara contre le mur, ayant ainsi les deux mains libres. « Nous commencerons par le base, quand j’apporterai mes affaires je vous montrerai déjà comment préparer de simples sortilèges ainsi que des potions. » Ma voix reste encore légère, mais plus présente alors que je m’approche d’elle, revenant faire face à sa personne. Mon regard planté dans le sien, un air sérieux et concentré mais sans rage ni colère. Je vais réellement devoir me méfier d’elle car elle serait capable de me rendre fou à agir ainsi, ou de me dévier de ma quête qui est primordiale. Je n’ai point de temps à perdre ainsi dans la distraction, j’ai attendu bien trop longtemps avec Alice pour ne rien obtenir.

Bref, face à elle je pose une main sur son épaule, douce, légère, la touchant à peine, reprenant parole d’une voix faible tel un murmure qui ne devrait être entendu de personne d’autre, comme si les murs pouvaient avoir des oreilles. « Mais ma chère, si vous continuez ainsi… Je ne vous promets rien pour cette nuitée et votre solitude au réveil. » Je ne sourcille pas, ne rentre pas dans son jeu sur le coup. « Car la vous me forcez à me contenir. »



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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Lun 9 Mar - 20:17


Je regarde l'horloge. Trop tard pour commander quoi que ce soit, je devrais commencer maintenant pour qu'on ne mange pas trop tard. Je regarde Jafar qui a l'air dans ses pensées. Je l'ai troublé autant que ça ? Je le vois réparer mon vase et je suis ravie. Il m'avait coûté une fortune et je ne suis plus aussi riche qu'avant. Ce vase me rappelait tellement l'Arabie, dans le magasin de Gold, que je ne pus m'empêcher de l'acheter. Un coup de cœur qui m'apportait satisfaction. Je savais maintenant parfaitement comment le déstabiliser. Après tout, c'était un homme. Ce n'était pas par stratégie mais par amusement que je le faisais. Je n'allais pas constamment rester à l'écouter tous les jours et rester sage ? Je devais bien lui montrer que je n'étais pas seulement la fille à son père, que je pouvais aussi m'amuser et être « un peu moins » sage.

Donc dans la semaine, il serait complètement établie à Storybrooke. Je devrais peut-être trouver deux-trois tenues pour qu'il se fonde parfaitement dans la masse, pas sûr qu'il apprécie, en fait. Je ne perds rien à essayer, s'il ne veut pas, il restera en tenue orientale. Il m'annonce que les génies et son père resteront à Wonderland et ça me va. Un captif dans ma maison... Non merci. Son père est un monstre et même si le laisser captif n'est pas la meilleure des solutions... Je serais la dernière à l'aider. « Je ne sais déjà pas quoi faire d'un vœux, alors de plusieurs génies... » Je hausse légèrement les épaules et le regarde s'approcher. J'ai maintenant hâte d'apprendre la magie, de me pousser moi-même à en faire plus que je ne sais déjà. Savoir me défendre... Certes, je ne serais pas aussi puissante que lui, mais si je suis face à un autre danger, j'aurais la magie en plus. En posant sa main sur mon épaule, je bascule légèrement la tête sur le côté et plisse les yeux comme pour tenter de résoudre une énigme.

« Vous contenir ? » J'attrape sa main sur mon épaule pour la poser sur ma hanche. « Je vous parle d'une nuit avec moi et vous tentez déjà de vous contrôler ? » Je viens mordiller son oreille et y chuchoter : « Pourtant, je vous ai à peine touché. » Je recule, satisfaite de ma provocation. Si l'évocation d'une nuit à mes côtés le rend silencieux et pensif, j'aimerais bien voir ce qu'il pense de ça. Je quitte la pièce, enfile mon tablier et commence à attraper quelques ingrédients pour préparer le repas. J'ai en tête un repas qui lui rappellera certainement les mets d'Agrabah. Je coupe rapidement ce qui passe sous ma lame et les mets à cuire avec quelques épices en attendant qu'il me rejoigne. Je me demande s'il va se permettre de réitérer les menaces à ma dernière provocation. Je sais qu'il ma suivit mais je ne peux m'empêcher de rire silencieusement... J'adore jouer avec le feu, c'est plus fort que moi.
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Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]

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