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 Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -

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MessageSujet: Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -    Sam 21 Mar - 22:13






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Type du sujet : [] Flash-Back [X] Présent
Date du rp : 23 Janvier 2015
Météo (approximative) : Temps dégagé avec de la neige qui commence à fondre sur le sol
Matin, après-midi, soir : Après-midi
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [X] en cours [] terminé (à changer dès que vous terminez votre sujet pour qu'on puisse le verrouiller. Merci )



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MessageSujet: Re: Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -    Sam 21 Mar - 23:00



Grace & Henry
Toutes les routes mènent à nous




Cela faisait quelque temps, qu'il était revenu habiter chez sa mère adoptive. Il redécouvrait l'endroit, la maison de son enfance, sentant le propre et l'odeur succulent de la nourriture cuisinée par sa mère. Que c'était bon de redécouvrir sa chambre tel que sa mère l'avait laissé, son livre de contes. Des odeurs et des souvenirs d'enfances. Cela faisait du bien pour tout le monde, surtout à lui, sa mère adoptive, sa mère biologique. A toute sa famille. Il avait repris ses études à l'école, ce n'était pas vraiment le même niveau, mais cela lui plaisait, de reprendre contact avec ses anciens camarades avec qui il avait grandi et surtout une de ses amies, Grace ou Paige. La fille du chapelier fou. C'était avec elle, qu'il se sentait le mieux. Il était finalement heureux de cette nouvelle vie loin de New-York, la mégalopole qui ne dort jamais. Même si Storybrooke était ridicule comparé à cette grande ville, elle ne lui avait rien à envier question d'agitation. Des sorciers, des créatures, des personnages de contes, de la magie et pleins d'aventures et de mystères. D'autant plus qu'il se sentait chez lui, à Storybrooke, c'était la ville où il avait grandi, avec sa mère, c'était là, où il avait connu sa mère biologique, ses grands-parents. Il adorait sa ville, elle était meilleure que New-York , même. On se sentait comme une grande famille, et c'était ce qui comptait pour lui, un enfant adopté et unique, enfin pour le moment.

Cette ville lui avait manqué, cette maison et sa mère adoptive lui avaient manqué comme jamais. Même ses règles strictes lui avaient manqué. De plus, une tante était apparue dans sa vie. Zelena, La Méchante Sorcière d'OZ. Il l'adorait enfin presque, il n'oublie pas qu'elle l'avait menacé pour faire souffrir sa soeur. Mais elle voulait se faire pardonner, et elle cuisinait presque aussi bien que sa mère, enfin, celle-ci restait imbattable. Il avait retrouvé Crochet et sa mère adoptive, un amoureux. Il pourrait peut-être même avoir un beau-petit frère grâce à cela. Il était optimiste et enthousiaste à cette idée que la famille s’agrandit encore et encore. C'était ce qu'il voulait. Il était aussi impatient pour cette après-midi, il avait invité Grace pour exposer en Géographie. Il adorait Grace, son coeur loupa à un battement en pensant à la jolie petite fille qui avait physiquement le même âge. Henry se sentait d'une humeur taquine et enjouée, seul à la maison, sa mère avait préparé à manger dans la cuisine. Des muffins aux fruits, au chocolat, un gâteau. Comme d'habitude, elle avait peur qu'il manque à manger. Habillé d'un jean et d'un pull, il attendit l'arrivée de Grace avec impatience.

L'heure se rapprochait et Henry avait passé le temps à jouer à la console, un sourire aux lèvres, il était toujours content lorsqu'il voyait Grace, il l'aimait bien, elle était gentille et sympathique tout en ayant son petit caractère à elle. Ils s'amusaient parfois ensemble, quelqu'un sonna et il venait ouvrir à la porte, un sourire aux lèvres, lorsqu'il découvre Grace.

-Salut Grace, entre, déclara-t-il en se poussant pour te laisser passer. Comment vas-tu ?

C'était vrai, qu'il n'avait pas pensé que l'intérieur du manoir spacieux de sa mère pouvait être intimidant à bien des égards, il était habitué à cela, mais il voulait que tu te sentes à l'aise dans cette demeure spacieuse et élégante. Son sourire était chaleureux et poli, ses yeux vert pétillaient de malice et de chaleur.


luckyred.


Dernière édition par Henry Mills le Lun 6 Avr - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -    Lun 23 Mar - 0:15


Grace n'était pas d'humeur particulièrement joyeuse aujourd'hui. Pour commencer, il faisait froid. Mais pas assez pour que la neige tienne, ce qui était de son point de vue particulièrement nul. Sans neige, il n'y avait aucun réel avantage au froid. Mis à part peut être une après midi tranquille, à lire à côté d'un bon feu de cheminée. Excepté qu'il n'y avait pas de cheminée chez elle. Enfin, dans la maison qu'elle avait considérée comme son chez soi pendant toute la malédiction, du moins. C'est que ce week-end, elle restait chez ses parents storybrookiens. Normalement, après son petit déjeuner et une matinée consacrée à la réalisation d'une armée de cookies -l'anniversaire surprise qu'elle et d'autres amis préparaient pour Shirley le lendemain l'exigeait-, elle aurait préparé un sac pour rejoindre la maison de son Papa. Seulement, elle avait des devoirs à faire, école oblige. Elle était persuadée que le Chapelier trouvait cette idée de continuer une éducation si centrée sur ce monde aussi absurde qu'elle-même, mais ses parents adoptifs étaient d'un tout autre avis. Alors elle s'était rangée à leur opinion et avait continué d'accorder à l'école une part importante de sa vie, même si elle y mettait moins d'énergie que l'avait fait Paige. Puis, ce n'était vraiment pas si terrible que ça, si ça voulait dire passer un peu de temps en plus avec Henry, pas vrai ? La petite fille appréciait bien le garçon : il avait l'esprit vif et réussissait toujours à la faire sourire. Seulement, malgré ce bon côté des choses, elle s'en voulait. Parce que même si elle avait conscience de ne pas pouvoir passer tout son temps avec son Papa, elle aurait voulu rester plus souvent avec lui. Elle savait que l'espèce de roulement entre les deux familles ne lui plaisait pas, que ça le blessait même. Pourtant elle ne pouvait se résoudre à couper les liens avec le gentil couple qui avait élevé Paige, peu importe à quel point elle culpabilisait de forcer son véritable père à accepter que d'autres joue un rôle si similaire au sien dans sa vie. Elle aurait voulu que rien de tout ça n'arrive jamais, elle aurait voulu rester la gamine qui vivait dans une maison perdue dans la forêt avec son Papa, celle qui jouait à la dînette et cueillait des champignons. Tout était si simple alors.

Elle détourna le regard de la grande demeure qu'elle s'était mise à fixer, perdue dans ses pensées. Elle ne pouvait pas se laisser aller à autant de pessimisme. Ce n'était pas parce que sa famille s'était agrandie qu'elle n'aimait pas le Chapelier tout autant qu'avant. Puis, il n'y avait pas qu'une nouvelle famille qu'elle avait gagné : si Grace avait été solitaire avant la malédiction, aujourd'hui elle avait de nombreux amis, que ce soit parmi les autres enfants de son âge ou même chez les adultes. Elle n'abandonnerait pas tous les formidables liens qu'elle avait tissés et, avec le temps, elle était persuadée que son Papa finirait par comprendre que sa nouvelle indépendance à son égard ne voulait pas dire qu'elle ne le considérait plus comme le centre de son univers. Après tout, même une fois après l'avoir retrouvé, elle avait passé des semaines entières en sa compagnie, se rassurant qu'elle ne le perdrait plus jamais. Cependant, une fois que ses peurs de petite fille abandonnée s'étaient estompé, son caractère social avait refait surface. Elle s'était battue contre lui, avait tenté de se convaincre qu'avoir son Papa lui suffirait. Elle n'avait pas pu renoncer à sa nouvelle famille ni à ses amis et ils avaient fini par trouver un compromis. Grace déglutit, chassant le nœud de culpabilité qui menaçait de l'étrangler, et se mit enfin en chemin. Une après-midi en compagnie de Henry devrait efficacement lui changer les idées. Si seulement ce n'était pas pour de la géographie... Inutile de dire qu'elle n'avait aucune affinité avec cette matière. Paige n'avait jamais particulièrement été douée pour ça : repérer des lieux sur une carte lui posait des difficultés incompréhensibles. Ce qui lui parlait, c'était les paysages, les spécialités des villes, des cultures, des climats. Tout ce qui la transportait et la faisait rêver. Maintenant que le sort était brisé, elle voyait encore moins l'intérêt d'en apprendre autant sur des lieux qu'elle n'aurait jamais l'occasion de visiter. Et pourtant, elle ressentait un drôle d'enthousiasme à l'idée de travailler ce devoir. Peut être Henry pourrait-il lui raconter ce que ça avait fait de vivre à New York ? Le concept même d'une ville aussi immense l'impressionnait autant qu'il la terrifiait. Ses idées noires enfin de côté, elle retrouva le sourire tout au long du chemin.

Pourtant, à son arrivée, le sourire était oublié. Elle avait pensé qu'elle n'en tiendrait pas rigueur, qu'elle était au-dessus de toute cette histoire et le sentiment de haine lui était si étranger qu'elle ne le reconnut pas tout de suite quand il la submergea. Elle adressa une prière à tous les dieux qu'elle connaissait pour que la Méchante Reine ne soit pas chez elle. Si la simple vue de sa maison lui inspirait une réaction si viscérale, elle préférait ne pas savoir ce que déclencherait un tête à tête avec celle qui avait infligé tant de souffrance à son Papa. Et la culpabilité revenait. Théoriquement, elle savait que la femme avait changé, qu'elle n'était pas foncièrement mauvaise, juste brisée. Théoriquement, elle savait que la chose logique était de lui donner une seconde chance. De là à mettre la théorie en pratique, Grace avait du chemin à faire. Un chemin qu'elle se promettait de parcourir, un pas à la fois, ne serait-ce que parce que Henry avait la conviction que sa mère était une bonne personne. Pouvait l'être, du moins. Et elle ne connaissait que trop bien la sensation d'être la seule à croire en la réhabilitation d'une personne chère. Sans parler du fait qu'elle ne voulait pas de toute cette colère, même justifiée : elle voulait être la fille généreuse et heureuse que son père avait gardé en mémoire. Pas cette version trop vite grandie et amère d'elle-même. Alors elle resta là, immobile, une minute, peut être deux. Elle respira profondément, s'accordant le temps de calmer ses sentiments et de recomposer son calme. Et finalement, quand l'envie de voir Henry dépassa toutes les émotions contradictoire à l'égard de la propriétaire des lieux, elle sonna. Henry ne tarda pas à venir le voir et, aussi facilement que ça, Grace sentit sa bonne humeur lui revenir. Elle ne se fit pas prier pour entrer, s'efforçant de ne pas trop détailler l'intérieur de la maison. Elle ne voulait pas accorder plus d'attention que ça à l'endroit où elle se trouvait, à vrai dire. Aussitôt sensible à la différence de température, elle se débarrassa de son manteau et de sa grosse écharpe. Pour ne pas salir, elle enleva aussi ses chaussures qu'elle déposa près de la porte d'entrée, ne restant finalement que dans la chaude robe en laine marron et les épais collant qui constituaient sa tenue. « Je ne dirai pas non à quelques degrés en plus, mais ça va. Et toi ? Tout va bien en dehors des cours ? » C'était plus qu'une question de politesse. Grace savait que la vie familiale de Henry n'était pas forcément des plus simples et elle voulait s'assurer que le garçon n'ait pas de problèmes. Sinon, elle se ferait un plaisir de lui prêter une oreille compatissante et de tenter de l'aider. Se saisissant de son sac à dos, elle revint au sujet de sa venue. « J'ai amené ce qu'il faut pour travailler, mais j'avoue ne pas avoir avancé... Comme tu le sais, la géographie n'est pas vraiment mon point fort. » Elle rougit légèrement à l'aveu, mal à l'aise. C'est qu'elle ne voulait pas être une gêne pour le brun.
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MessageSujet: Re: Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -    Lun 6 Avr - 14:22



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Il fut heureux de la voir ici, bien qu'il savait que cet endroit lui devait être désagréable. Mais sa mère avait changé, son grand-père aussi. Ils n'étaient plus aussi méchants qu'avant. La preuve, sa mère avait fait de la magie blanche et les avait tous sauvé au moins deux fois. Il était vrai, que tu avais eu un problème avec sa mère par le passé, mais au fond Henry savait que si sa mère était présente, elle aurait présenté ses excuses à Grace pour ce qu'elle avait fait. Mais en même temps quand on y repensait, sa mère devait choisir entre l'être qu'elle aimait le plus au monde et un père qui l'avait déjà trahi plusieurs fois. Dur comme choix, même si tout le monde connaissait la réponse. L'être le plus généreux du monde aurait choisir la personne qu'il aimait le plus au monde plutôt que quelqu'un qui pouvait la trahir d'une seconde à l'autre. Henry ne préférait pas parler de cette histoire avec toi. Tu aurais campé sur tes positions, et Henry avait su que par sa mère, les femmes étaient têtues alors que peut-être tu l'étais. En tout cas, il t'appréciait néanmoins malgré les années de différences, tu avais beau l'air être plus petite que lui, qu'il te surpasse d'une bonne tête, tu étais plus vieille que lui d'une bonne trentaine d'année mais cela ne se voyait pas bien au contraire. Tu avais toujours cet air vif et enjoué des enfants, le même qu'il avait en ce moment. Depuis qu'il avait repris l'école à Storybrooke même si ce n'était pas le même niveau qu'à New-York, qu'il avait l'impression de tout revoir depuis le début, il était heureux de t'avoir retrouvé. Pendant des années, tu avais été sa seule amie, à vouloir jouer avec lui, à ne pas faire de différence à cause de sa mère. Tu avais été la seule à vouloir lui parler, à connaître le petit garçon derrière la grande mairesse qui terrorisait quelque peu Storybrooke. De plus, Henry t'avait aidé à retrouver ton père, et il espérait de tout coeur que les retrouvailles et qu'en ce moment, tout se passe mieux, surtout dans la tête du Chapelier Fou. En quelque sorte, tu avais eu sa fin heureuse grâce à lui et c'était un peu son devoir de la donner aux êtres qu'il tenait particulièrement. Sa mère adoptive en était l'exacte preuve de ce qu'il disait, Regina avait changé pour lui, avait regardé au delà de la noirceur, et des ténèbres pour voir la lumière enfin apparaître dans sa vie. Maintenant elle avait un véritable amour, espérant que cela tient, un futur beau-fils et son fils pour la soutenir dans sa démarche. La Méchante Reine semblait être morte et enterrée, longue vie à la Reine.

La porte ouverte, il te fixait avec un sourire avant de se pousser, son coeur battait à la chamade mais son sourire ne semblait pas vouloir le quitter de si tôt. Il était toujours heureux quand il te voyait ainsi. Tu avais l'air bien et tout comme lui, tu avais quelque peu grandi, c'étaient des adolescents maintenant plus des enfants qui abdiquaient à chacun des ordres de leurs parents maintenant, ils étaient capables de se défendre et de commencer à prendre des décisions sur eux et leurs avenirs. Il était heureux de voir que même si la malédiction était brisée, tu continuais à prendre des cours et aller à l'école, la plupart ne le faisait pas et c'était bien dommage. Henry adorait l'école, il n'était pas un intello boutonneux avec des lunettes carrés qui atteignaient toujours l'excellence, ni un geek qui passait son temps à l'ordinateur ou joueur aux jeux vidéos. Il était un bon élève plutôt assidu et qui adorait jouer aux jeux vidéos mais préféraient s'amuser et sortir avec des copains. Il était un excellent élève mais cela dépendait des matières, histoire et géographie, il cartonnait quand aux math, il avait tout juste la moyenne. Mais ceci, il fallait le cacher à sa mère, elle risquait de lui donner un professeur pour l'améliorer dans ses notes. Bien qu'il s'était considérablement amélioré dans les mathématiques. Les maths, ce n'était pas son truc mais l'histoire, l'anglais, la littérature, cela l'était.

-Je vais bien, tout va pour le mieux, tu sais, Storybrooke me manquait, et les habitant aussi, je suis heureux de vous retrouver et de retrouver ma maison, déclara-t-il avec un sourire.

Il venait dans sa cuisine spacieuse pour prendre des jus de fruits et des gâteaux succulents et délicieux préparés par sa mère. C'était une excellente pâtissière et cuisinière, la meilleure de la ville. Henry était revenu avec un plateau bien garni, qu'il posa sur la table juste à côté de ses cahiers avec un sourire aux lèvres.

-Tu as faim ? Ma mère nous a préparés cela, c'est la meilleure cuisinière de toute la ville ! Déclara-t-il avant de prendre un biscuit.

Il ouvrit son cahier et te regardait en hochant la tête.

-Heureusement que je suis là, je suis plutôt doué pour la géographie mais ne me parle pas des mathématiques. A deux, on arrivera mieux non ? S'enquit-il avec en train.

Henry te trouvait très belle dans ta robe, mais il ne voulait rien dire aux risques de faire une gaffe, déjà que tu étais gêné, il ne voulait pas accentuer ce sentiment de mal l'aise entre eux. Il espérait que les succulents biscuits puissent te décontracter et son sourire enjoué aussi.


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MessageSujet: Re: Toutes les routes mènent à nous - Grace & Henry -    Sam 11 Avr - 20:22


Peut être qu'elle n'était pas si courageuse qu'elle le pensait. Si Grace croyait avoir regagné un état d'esprit optimiste à propos de tout ça, dès qu'elle eut frappé à la porte, la gamine eu une irrésistible envie de fuir. Elle n'avait rien à faire ici. Elle avait déjà si peu de temps à passer en compagnie de son père, pourquoi n'était-elle pas là-bas plutôt ? C'était incroyablement ironique qu'au lieu de courir chez son Papa, elle se trouvait à l'instant devant la porte de celle qui les avait séparés en premier lieu. Heureusement, Henry ouvrit rapidement, ne lui laissant pas le temps de changer d'avis. Et ça aussi, c'était étrange : se retrouver pour travailler un devoir, comme si rien n'avait changé. Comme s'ils étaient encore coincés dans ce Storybrooke maudit, immobilisé pendant vingt-huit longues années. Cependant, ça lui mettait du baume au cœur, à Grace. Cette vie là avait été si simple, si douce. Une famille aimante, sans problèmes d'argent, une enfance épanouissante entourée d'amis. Il ne manquait plus que le Chapelier, et le tableau aurait été parfait. L'illusion du bonheur était si forte qu'elle aurait pu s'y laisser prendre. Seulement elle n'avait que trop conscience de la réalité : elle avait beau n'avoir souffert d'aucun traumas, avoir été entourée par plus d'amour qu'elle n'en méritait, Paige n'avait pas été la plus heureuse des petites filles. Oh, elle souriait, riait, croquait la vie à pleine dents. Elle faisait aussi des cauchemars dont elle ne pouvait se rappeler à son réveil, gardait les yeux fixés au plafond jusque tard dans la nuit en se demandant quelle sorte d'ingrate elle était exactement pour chercher ce petit 'plus' qui la ferait se sentir... complète, il n'y avait pas d'autre mot pour exprimer ce qu'elle ressentait à cette époque. La réponse se trouvait pourtant si près ! Comment aurait-elle pu soupçonner que son Papa, son véritable Papa, habitait dans un manoir voisin ?

Mais tout cela était derrière elle, maintenant. Le sourire de Henry la contamina et, avant qu'elle ne s'en rende compte, elle était à l'intérieur de la maison, se débarrassant de ses affaires. Rien que pour passer du temps avec Henry, ça valait le coup de poursuivre ces semblants de cours qu'ils recevaient à l'école. Henry et ses autres amis, bien sûr. Bien qu'une partie d'entre eux aient lâchement abandonné les bancs des élèves studieux. Traîtres. D'un autre côté, Paige avait toujours été une élève appliquée. Elle avait une bonne mémoire et une logique implacable. A part pour ce qui était des cartes, malheureusement. Ça allait lui poser des problèmes, si elle réussissait un jour à mettre en œuvre ses projets d'aventure dans le monde des contes. Il fallait qu'elle profite du temps qui lui restait aux Etats-Unis pour régler cette défaillance. Et si elle pouvait trouver quelqu'un pour lui apprendre les rudiments pour se défendre, se serait un bon point aussi. Qui sait ? Peut être serait-elle douée avec une épée ou un arc. Cependant, c'était une chose dont ses parents -les trois d'entre eux- ne devaient jamais entendre parler : ils s'inquiéteraient et ne manqueraient pas de lui faire un joli sermon. Elle eut un petit sourire en coin à l'idée de les voir tous unis, ne serait-ce que pour l'enguirlander. C'est qu'ils n'étaient que très rarement ensemble ; ça les mettait la plupart du temps très mal à l'aise. Mais elle n'était pas venue jusque chez Henry pour repenser à ce genre de choses. Elle se focalisa sur l'instant présent et entreprit de lancer la conversation en demandant à Henry comment il allait. Et la réponse la rassura passablement. La petite fille avait eu peur que son ami ne trouve le quotidien de la petite ville bien trop étrange et calme en même temps comparé à sa vie à New York -certes imaginaire, mais elle savait à quel point les souvenirs se fondaient pour devenir réels-. « Rien de tel que la maison, n'est-ce pas ? » Ici, Grace n'avait pas de maison. Il y avait celle dans laquelle Paige avait grandi, bien sûr, mais ce n'était pas celle de son Papa. Quant à celle-ci, elle était trop grande, trop vide, trop froide. Elle ne faisait que lui rappeler avec culpabilité toutes les années que son père avait dû endurer à la regarder vivre sa vie en compagnie d'inconnus juste de l'autre côté de la rue. Sa maison, c'était une petite baraque en bois au sol de terre battue au milieu de la Forêt Enchantée. Pour ce qu'elle en savait, elle pouvait bien avoir été détruite pendant les trente dernière années.

L'offre des biscuits la prit de court. Son premier instinct la poussait à refuser de toucher à quoi que ce soit préparé par la Méchante Reine. Mais elle n'était plus la Méchante Reine, n'est-ce pas ? Pas plus que la maire. Elle était juste Regina, la maman de Henry. Et si ça ne suffisait pas à excuser ce qu'elle avait infligé à sa famille, c'était déjà un début. Elle pouvait au moins lui faire confiance pour ne pas sciemment tenter d'empoisonner son fils et ses amis. Avec un sourire hésitant elle prit un des gâteaux. « Tu n'as pas goûté à la cuisine de ma maman ! Je suis sure qu'elle est au moins aussi douée que ta mère. Tu verras, je dois ramener des cookies demain, ils seront juste délicieux. » D'autant plus qu'elle avait elle-même mis la main à la pâte. Mais bon, c'était vrai que les gâteaux disposés sur le plateau était bons. Elle n'était pas capable d'assez de mauvaise fois pour le nier. Elle finit celui qu'elle avait dans la main avant de sortir ses propres cahiers et son livre de géographie. Elle avait même fait attention de ne pas oublier ses crayons de couleur : elle avait toujours plus de facilité à comprendre et apprendre les choses avec un code couleur particulier. Elle rit légèrement à la remarque du garçon, rougissant un peu à l'idée de ses propres difficultés en géographie. « Oui, toute seule c'est sur que je ne m'en sortirai pas. Si tu veux, je pourrais te donner un coup de main en maths, pour te remercier ? » Pour le remercier ou parce qu'elle avait l'envie égoïste de passer plus de temps en sa compagnie ? Grace préférait ne pas creuser trop le sujet. Tout ce qu'elle savait c'était que, malgré l'endroit où elle se trouvait, elle se sentait bien. Et ça, ça ne pouvait qu'être grâce à la présence de son ami. C'était plus que suffisant pour elle. N'empêche que reposer les yeux sur la carte qu'ils avaient à compléter la fit grimacer. « Je comprend vraiment pas à quoi ça va nous servir d'apprendre la géographie de l'Europe. C'est pas comme si on allait jamais y mettre les pieds... Quoique, toi, tu peux ! » D'ennuyée, son expression passa à franchement enthousiaste. « Si jamais tu voyages, tu dois me promettre de prendre pleins de photos et de tout me raconter, d'accord ? Tu as tout un monde à visiter, tu devrais en profiter une fois que les choses se seront calmées par ici. » Il allait sans dire qu'ils trouveraient un moyen pour voyager de ce monde au monde des contes.
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