Petit rappel : Le forum ne suit pas la série.
Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer

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MessageSujet: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Dim 5 Avr - 10:58






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Type du sujet : [x] Flash-Back [] Présent
Date du rp : 10 Janvier
Météo (approximative) : Ciel légèrement couvert et du vent - une météo portuaire matinale quoi. Bientôt quelques rayons vont éclaircir tout ça
Matin, après-midi, soir : Fin de matinée
Votre sujet prend en compte une intrigue ? : [] oui, la n°xx [x] non
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé




Please ! Please ! Play with me !
AMOS & ANTHON

Sighting it and hearing it and breathing it in; rubbing it all in the pores of my skin. And the wind between my eyes, milk and honey in my comb. ✻✻✻ Je n'ai pas toujours tout compris. Euh... sans doute que c'est comme ça depuis longtemps. Le fait que tout me soit revenu après ce... le jour où tout le monde s'est souvenu, ne m'a pas tellement aidé. Je n'ai revu personne de mes souvenirs. Moi par contre, j'ai essayé de m'approcher un peu plus de la civilisation, d'apprendre à connaître avec de vrais souvenirs. Les miens. Mais... ça ne marche pas très bien. Depuis que cette folle idée m'a traversé je n'ai fait qu'engendrer les bêtises sur n'importe quoi: renverser les étalages de fruits au marché le matin, faire fuir les poulets fermiers - je me sens toujours obligé de courir après, agresser les gens qui me mettaient mal à l'aise... Je crois que la forêt aime un peu plus ce côté sauvage de moi. Je préfère rester seul à regarder. Et parfois, si j'y arrive, j'évite de toucher à tout.

-Et par là c'est le port, voyez-vous.
-Ah oui oui ! Le port ! Là où il y a les beaux bateaux accostés, les belles boutiques portuaires et le joli bruit des vagues ! Hohoho !


J'ai vu deux jeunes femmes à l'air identique et un peu extravagant glousser à propos du "port". C'est drôle ça ! Elles ont l'air de découvrir Storybrooke comme moi. Leur voix ressemble à un couinement d'oies et elles portent un couvre-chef assez bizarre. Mais ça m'a intéressé de savoir qu'on pouvait trouver le bruit des vagues ici, alors j'ai continué mon chemin après être sorti de ma ruelle, assuré qu'on ne m'ait pas vu. Je n'aime pas trop me faire voir... Je suppose que c'est un problème aussi si on veut espérer s'intégrer. Au fil de mes pensées je commence à sentir un vent marin chatouiller mes oreilles et des mouettes voler au dessus de ma tête, m'avertissant que j'arrive sur les quais. La mer est là-bas; elle s'écrase sur la rive, un peu comme si elle sommait les visiteurs de faire demi-tour. La couleur de l'eau n'est pas très belle. Est-ce que c'est la faute du ciel? On dirait que le vent pousse les nuages gris à cacher le soleil. J'ai fait quelques pas en plus pour rejoindre la bordure de mer, et c'est là que je l'ai vu. Ce bâtiment bizarre. Tout blanc. Il a une façade assez hideuse et austère, et ce qui se trouve derrière m'échappe. Mais il y a des grilles... Je ne peux pas passer. Alors je grimpe, je m'accroche, et je m'appuie sur mes pieds pour gagner de la hauteur. Enfin je vois mieux. Sur un terrain tout gazonneux, tout vert, il y a plein plein de petits oiseaux de fer. Quelque chose s'allume en moi, traduisant une folle envie d'aller jeter ma curiosité maladive sur ces choses minuscules, vues de loin.

-Woah...

Je crois que le ciel qui est en moi a commencé à s'illuminer. Puisque je n'ai jamais respecté les lois: j'enjambe le grillage avec toute l'habilité dont j'ai déjà fait preuve, et je retombe nonchalamment au sol, le poids de mon corps faisant montée-descente pour équilibrer ma chute. Puis je regarde autour, perplexe. Il n'y a personne ici. On dirait un cimetière pour des oiseaux encore tout beaux. Et personne pour s'occuper d'eux, ça me rend triste. L'endroit a l'air ouvert, et enfermé à la fois. Comme pour dire "ils sont là mais ils ne partiront pas". Est-ce que c'est ça que je dois comprendre?

-Je me demande qui prend soin de vous.

L'oiseau ne m'a pas répondu. Il n'a pas bougé non plus. Je me suis approché un peu plus et j'ai effleuré son plumage blanc de la paume de ma main. Pas de plumes. C'est même tout lisse. Comme un poulet déplumé. Quoi? Mais... C'est pas normal. Je tourne autour de la chose immobile, intacte, impartiale. Ça ressemble à un gros nez devant. Quel drôle d'oiseau. Attends... C'est encore une création de ces humains? Je recule. Ce truc fait en dessous de ma taille et sonne creux quand je toque dedans. Je reste là, interdit, pendant un instant. Ce que je pensais être vivant n'était en fait qu'artificiel. Je n'avais jamais vu ça avant, mais ça me rappelait des vieilleries cassées que j'avais déjà retapé par le passé.

Et du coup je suis encore plus curieux ! Comment ils ont fait ça? Pourquoi personne n'est là? Je m'accroupis en tailleur, m'emparant de "l'oiseau". J'examine la surface: on dirait que des pièces sont détachables. Je les enlève. Il y a peut-être quelque chose à l'intérieur. Je continue de retirer les modules un par un, comme on décortique une carcasse. Et c'est là que je découvre un mécanisme relié. C'est beaucoup trop bizarre. J'observe de plus près les pièces plates et vertes. J'ai déjà vu ça dans mon atelier. Il y a plein de petits symboles dessus, des symboles géométriques dorés qui brillent quand on les bougent dans tous les sens. J'ai tenté de respirer l'odeur de ces machins. J'ai eu un picotement de nez et j'ai grimacé. Je déteste. L'odeur du bois me manque.

Je m'apprêtais à démonter le reste lorsqu'un vent glacé me parcouru l'échine.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Dim 5 Avr - 14:36



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Anthon & Amos



La journée avait plutôt bien commencé et Anthon travaillait tranquillement dans les sous sols de son entreprise. Il était rapidement passé dans son bureau pour prendre le chemin des ateliers car il avait eu comme une révélation dans la nuit. Le mécanisme qu'il avait construit pour Krokmou dans le monde des contes lui était apparu en rêve et il se devait d'essayer de le reconstruire. Cette idée l'avait tourmenté toute la nuit et dès que son réveil avait sonné, il avait été au taquet. Alors forcément, pour une fois, il ne ferait pas de la bureaucratie comme d'habitude. Les trois personnes qui travaillaient dans les ateliers l'avait regardé d'un drôle d'air, car ils savaient que le grand patron ne venait que lorsque il n'y avait personne. Après tout, Anthon était connu pour son caractère assez solitaire et très exigent quand il bossait en groupe. Mais là, il était partit dans son coin, et on ne l'avait pas entendu depuis qu'il s'était posé.

Quand les trois autres personnes lui avaient demandé s'il voulait venir manger avec eux où même s'il voulait qu'on lui ramène quelque chose à grignoter il n'avait pas bougé d'un pouce, trop obnubilé par ce qu'il faisait que par répondre aux conventions sociales. Et maintenant, quand il s’arrêta de bricoler et qu'il leva la tête, il était étonné de se retrouver tout seul. S'étirant comme un chat, il se propulsa sur sa chaise à roulette pour voir son œuvre d'un peu plus loin. C'était vraiment pas mal du tout pensa t'il, fier de lui. Plus sophistiqué qu'a l'époque, c'était véritablement une sorte de queue d'avion mais pour dragon. N'en n'ayant pas vu depuis un moment, il avait fait avec les souvenirs qu'il avait, et surtout il avait essayé de moderniser la chose, avec les techniques que la malédiction lui avait donné dans sa tête.

Maintenant c'était de voir si ça pouvait marcher. Se grattant la tête, il eut un petit sentiment de tristesse en pensant que Krokmou où tous autres dragons étaient introuvables. Il aurait donné n'importe quoi pour les revoir ici, même sous la forme d'humain. Il avait toujours eu une relation privilégié avec les animaux, les reptiles surtout. Alors quand, lors d'une énième attaque, lorsqu'il avait une dizaine d'année et qu'il comprit ce qu'un des dragons avait dit à un autre, il avait vraiment cru rêvé. Ce n'est que plus tard, lorsqu'il se trouvait sur les falaises surplombant l'océan et qu'un autre couple de dragon passèrent qu'il comprit qu'il avait un don. A partir de ce moment là, une relation spéciale, unique s'était crée avec eux qui avait atteint son apogée avec la furie nocturne.

Regardant ses mains, il vit une goutte tomber. Il posa alors ses doigts sur sa joue, sentant des larmes silencieuses couler. Intérieurement, il souffrait du manque de ces amis. Après tout, il était comme une sorte de traducteur de ces créatures mystérieuses et grandiose. Sans lui, la chasse et la barbarie envers eux auraient continuer pendant un moment, et des deux cotés. Qui avait commencé à chasser qui ? Encore un grand mystère planait la dessus, comme le fait qu'il pouvait les comprendre et leur parler. Alors sans eux, il trouvait la vie un peu fade, sans saveur. Il était comme la pièce finale d'un grand mécanisme qui permettait de vivre dans une harmonie parfaite. S'il manquait un des éléments, tout se bloquait et la mécanique s'encrassait pour ne plus jamais fonctionner. Tout allait redevenir comme avant et cela faisait peur à Anthon. Cependant, il continuait à faire son travail de psychologue pour viking comme il disait n rigolant, parfois, alors qu'il avait retrouvé trois ou quatre personnes de son ancien village.

Se levant d'un bond, voulant chasser sa tristesse. Il attrapa le dispositif qu'il avait crée et sa veste puis pris la direction de la sortie. Il allait l'essayer sur un des avions en maquette qu'il avait fabriqué lui même, quitte à brise la queue pour tester ce subterfuge. Passant par une porte dérobé, il monta rapidement les escaliers avant de se retrouver à l'extérieure. Il ne faisait pas très beau aujourd'hui mais en même temps, on était toujours en hiver. Après ce temps ne le dérangeait étant donné que là, on pouvait même dire qu'il faisait beau si on le comparait à Berk. Fermant la porte à clef, Anthon marcha rapidement pour se rendre sur ce qu'il appelait l'aérodrome. C'était un grand terrain, qui faisait la liaison entre le port et la forêt tellement qu'il était vaste.

Son instinct se mit en route et le jeune viking se figea. Quelque chose n'allait pas, il le sentait même s'il ne le voyait pas encore. A pas de loup, et en mode ninja, il se plaça derrière un modèle de falcon militaire quand il aperçut enfin ce qu'il clochait. Son sang ne fit qu'un tour et il dut faire appel à tout son sang froid pour ne pas se jeter sur cet inconnu qui était en train de démonter pièce par pièce, une maquette réservée pour une cliente. Posant au sol sa création, il se fit craquer tous les os pour évacuer la tension colérique qui l'envahissait. Soufflant une dernière fois, il sortit de sa cachette et toussa un petit peu pour se faire remarquer.

L'homme sursauta et se tourna vers le viking qui se tenait droit comme un i, les bras croisés sur sa poitrine avec un visage assez fermé. « Je peux vous aider ? » Pas de réponse. Anthon se rapprocha de lui et essaya délicatement de lui retirer la maquette des mains, tout en ne montrant pas la frustration de lui mettre son poing dans sa figure au vue des dégâts qu'il avait fait. « Vous êtes sur un domaine privé, vous n'avez rien à faire ici que ça soit pour vous balader ou encore détruire ce qui ne vous appartient pas. » Sa voix était assez froide, comme le vent qui soufflait sur la plaine. « D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi la sécurité n'a pas joué son rôle … il va falloir que je revoie ça. » Il avait presque dit ça pour lui même, une sorte d'annotation. Il voyait bien que l'homme en face avait l'air assez inoffensif, il pouvait le ressentir mais ce n'était pas une raison. Peut être qu'en réalité il était là pour découvrir les secrets d' Airgoon et qu'il monterait sa boîte concurrente et qui lui volerait toute sa cliente. Même si à la base, Anthon n'avait pas fait ça pour l'argent, cela faisait vivre un bon nombre de personnes et il était hors de question que quelqu'un mette un coup de pied dans la fourmilière. « Bon vous vous appelez comment ? »


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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Dim 5 Avr - 17:01


Please ! Please ! Play with me !
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Sighting it and hearing it and breathing it in; rubbing it all in the pores of my skin. And the wind between my eyes, milk and honey in my comb. ✻✻✻ J'ai cru à quelque chose comme une exposition permanente moi, un endroit où on pourrait voir tous ces oiseaux autant qu'on voudrait ! Puisqu'il n'y a personne pour surveiller je pensais à un terrain de jeu, ou alors une aire géante pour regarder. Mais si Mamie Tartine était là, je crois qu'elle m'aurait dit de ne pas faire de bêtises.

Elle me manque. Elle me manque beaucoup.

-Je peux vous aider ?

Je sais pas qui c'est, je réponds pas. Je dois pas parler aux gens que je connais pas. Parfois ils nous veulent du mal... Je me suis reculé sans faire décoller mon derrière du sol. J'ai toujours l'oiseau dans mes mains, mais j'essaye de faire attention parce qu'un oiseau c'est fragile, et je peux comprendre ce regard pas content qu'il a, le monsieur. Vraiment pas... content. J'ai fait quelque chose qui fallait pas?

- Vous êtes sur un domaine privé, vous n'avez rien à faire ici que ça soit pour vous balader ou encore détruire ce qui ne vous appartient pas. D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi la sécurité n'a pas joué son rôle … il va falloir que je revoie ça.

Détruire? Je détruis? Je fais ça? Je baisse les yeux et je rencontre de nouveau le petit machin en acier que je tiens. Et là, je le vois d'un œil tout autre... Il m'a l'air mal en point. Mon regard est influencé par les mots que j'entends. C'est dur, pas facile à accepter. J'ai fait du mal à quelqu'un. Mais je pensais que c'était que des choses pas vraies, des trucs qu'on a inventé. Alors pourquoi il a l'air si mécontent? Est-ce que je réagirais pareil si on abimait ce que j'aime réparer à la maison? Peut-être... Je me sentirais très triste. Pas en colère.

-Bon vous vous appelez comment ?
-Heu... J'dois pas parler à un inconnu ! Mais c'est pas ça mon nom... C'est...


Je le regarde plus. J'ose pas trop... J'aime pas du tout cet air renfrogné qu'il a. On dirait que quoi que je puisse lui répondre, il aimera pas, il me grondera. Peut-être qu'il faut que je fasse quelque chose pour me faire pardonner? Je commence à m'agiter sur place, à regarder tout autour de moi avec panique: j'ai déjà éparpillé plein de petites pièces partout par terre. Est-ce que c'est ça qui l'inquiète? Il veut que je les lui rende, que je les recolle? Je dois réparer les pots cassés. Oui ! Je peux réparer ça ! Je suis sûr maintenant ! J'ai sûrement de quoi bricoler ces machins-là à la maison. Je vais trouver, c'est certain...

-Dites, vous êtes en colère? Et la sécurité, elle... ils sont méchants? Je veux dire... je veux pas trop qu'on me remarque. Je veux pas. C'est ce qui va arriver si je reste là? Je voulais pas.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Lun 6 Avr - 13:32



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Dès qu' Anthon entendit la voix du jeune homme, son balbutiement, ses mots, il se radoucit immédiatement. Il avait toujours eu la clairvoyance de reconnaître les anciens animaux, sans doute parce que déjà avant, il était dans une sorte de symbiose avec eux. Alors forcément, là, il sentit qu'il n'avait pas à faire à un simple humain lambda. De toute façon, ça à Storybrook c'est quand même assez rare. « En tout cas, tu as raison, normalement on ne doit pas parler à un inconnu mais là c'est différent. C'est toi qui est rentré chez lui. » Regardant l'homme qui baissa la tête, le jeune viking poussa alors un soupir tout en passant sa main dans les cheveux. Il voyait bien qu'il était plus que penaud et la colère qu'il avait s'envola. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres quand il entendit la question du jeune homme.

Se rapprochant doucement, il tendit la main vers lui, comme il avait fait à Krokmou quand se dernier était blessé. « Non non, ne t'en fais pas, je ne suis plus en colère. » Maître dragon, il savait comment s'y prendre avec eux, alors un ancien animal comme l'homme en face, ça ne devrait pas être difficile. D'ailleurs il lui rappelait les petits dragonneaux maladroits dans leurs paroles et leurs actes, surtout quand il compris qu'il était en train de paniquer à l'idée de se faire engueuler par quelqu'un pour ces bêtises sans doute involontaires. Le jeune homme compris alors que personne n'avait du lui expliquer les rudiments de la vie d'humain et qu'il se retrouvait livré à lui même, dans cette jungle de béton et d'acier. « Je suis Anthon. » Dire déjà son prénom en premier était pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre, et qu'il n'allait plus être un inconnu. Il devait le mettre en confiance pour savoir ce qu'il faisait ici. Après tout, même si la situation avait changé en quelques minutes, le jeune homme voulait savoir comment il avait fait pour rentrer, pour pas que cela se reproduise. Pas forcément avec le rouquin, mais d'autres personnes sans doute très mal intentionné.

« Tu te trouves sur mes terres. » Il montra alors le complexe de la main ainsi que tous les avions qui se trouvaient ici. « De toute façon, la sécurité n'est pas venue, et maintenant elle ne viendra plus. » Son ton était beaucoup plus doux qu'il y a quelques minutes et il voulait lui faire comprendre qu'il n'avait plus de raison à s'affoler sur la menace qu'il lui avait dit. Se rapprochant encore d'avantage, il lui retira la maquette des mains qu'il posa sur le sol. « Désolé si je t'ai fait peur en arrivant mais tu ne doit pas t’inquiéter, je ne te veux pas de mal. » Voila, il devait y aller petit à petit, apprivoiser la bête sauvage qu'il avait devant lui. Ses gestes étaient lent et son allure bienveillante. Progressivement il ramassa les pièces de la maquettes qui se trouvait autour de l'homme pour les rassembler devant ses pieds, tout en lui parlant gentillement. « Alors, comment tu t'appelles ? Ça sera plus facile pour nous de communiquer si tu me dis ton prénom. »

Il avait presque réduit la maquette à néant pensa Anthon, alors qu'il voyait le tas de pièces s'accumuler. Il réfléchit alors quand il devait donner l'objet à la propriétaire, en priant pour que ça ne soit pas dans la journée, sinon il allait devoir lui payer des frais de retard. Soupirant doucement, il releva la tête vers Amos en lui adressant à nouveau un sourire. « Ceci est ce qu'on appelle une maquette. C'est une reproduction d'un avion mais en plus petit. Comme ce qui se trouve autour de toi. » Il hocha la tête comme pour confirmer ses dires, mais il voyait bien que l'autre avait un peu du mal à saisir le concept d'avion. Pensant que chaque chose avait son temps, Anthon l'invita à s’asseoir sur l'herbe fraîche. Il attrapa alors la maquette qu'il commença à réparer même si ça sera assez long mine de rien. Tant mieux, il pourrait faire connaissance avec celui qui l'avait cassé. D'ailleurs, il sentait que l'autre était vraiment triste de ce qu'il avait fait, alors il essaya de lui faire partir se sentiment.

« Ne t'en fais pas, on va le réparer. C'est juste qu'en fait, cette maquette à été réalisé pour une personne qui l'a commandé. Et donc si on lui donne en retard c'est elle qui ne sera pas contente après. »Bon c'est sur que si Amos avait fait ça à une des réalisations beaucoup plus grande, Anthon aurait aussi été en colère, sans doute plus mais voilà, son coté altruiste lui disait que ce n'était pas grave, qu'il fallait qu'il fasse la part des choses. « Tu n'étais pas humain avant n'est ce pas ? » Autant confirmer le sentiment qu'il avait eu en le voyant agir et parler. Parce que bon, le viking ne voyait pas d'autres solutions et vu qu'il faisait une confiance aveugle en son instinct.

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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Lun 6 Avr - 16:08


Please ! Please ! Play with me !
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Sighting it and hearing it and breathing it in; rubbing it all in the pores of my skin. And the wind between my eyes, milk and honey in my comb. ✻✻✻ J'ai attendu que les choses se passent. Que le monsieur réagisse. J'ai peur. Qu'est-ce qu'il va dire? Les méchants vont venir? La... sécurité, elle va m'attraper et m'enfermer? Je sais pas, j'ai peur.

-En tout cas, tu as raison, normalement on ne doit pas parler à un inconnu mais là c'est différent. C'est toi qui est rentré chez lui.

C'est moi, c'est de ma faute. Je ne savais pas que c'était une erreur, que c'était pas bien. J'ai pas fait attention. J'ai vu ce grillage, je me suis pas dit que c'était parce que j'avais pas le droit d'y aller. Moi je pensais que c'était pour protéger tous les oiseaux, pour pas qu'on vienne leur faire de mal. Mais moi je suis pas méchant ! Jamais j'aurais fait ça ! Je voulais juste regarder de plus près. Je trouvais ça joli. Est-ce qu'il m'en veut toujours? Je trouve le courage de redresser mes yeux vers lui.

-Non non, ne t'en fais pas, je ne suis plus en colère.

Sa voix... elle a changé ! Je crois que j'ai un peu moins peur maintenant. Je crois que... il ne fait pas partie des méchants. Il doit être gentil ! C'est ça ! Je ne crains rien avec quelqu'un de gentil, non? J'expire doucement la crainte que je gardais en moi. Le monsieur m'a délicatement repris l'oiseau des mains. Il sait mieux s'en occuper que moi. J'ai tout cassé mais il n'a plus l'air hostile. Est-ce que c'est vrai? Il n'est plus en colère?

-Je lui ai fait du mal. Pardon. Je recommencerai plus.

Je n'ai rien fait d'autre. Ici je peux pas me cacher derrière un arbre, et je vais pas partir. C'est pas poli de faire ça. Je préfère me cacher dans ma veste, rentrer ma tête dans mon cou. Comme les tortues.

-Je suis Anthon. Tu te trouves sur mes terres. De toute façon, la sécurité n'est pas venue, et maintenant elle ne viendra plus.

J'ai la boule au ventre qui s'en va. La sécurité, c'est les méchants, les personnes pas gentilles. Anthon... C'est comme ça qu'il s'appelle? Peut-être que j'ai mal entendu, peut-être que je me suis trompé. Mais je suis sûr d'avoir bien entendu: je fais confiance à ce que j'entends. Un peu trop parfois.

-Alors, comment tu t'appelles ? Ça sera plus facile pour nous de communiquer si tu me dis ton prénom.

Il me rappelle quelqu'un. Quelqu'un qui a adopté le même timbre de voix, qui a tout pris avec des pincettes. Une jolie douce voix qui donne envie de l'écouter, de s'y laisser tomber, à qui on a envie d'écouter. Mamie Tartine, regarde ! Il fait comme toi: il est gentil, il ne me veut pas de mal. Je comprends tout ce qu'il me dit.

-Ceci est ce qu'on appelle une maquette. C'est une reproduction d'un avion mais en plus petit. Comme ce qui se trouve autour de toi. Ne t'en fais pas, on va le réparer. C'est juste qu'en fait, cette maquette à été réalisé pour une personne qui l'a commandé. Et donc si on lui donne en retard c'est elle qui ne sera pas contente après.

Je n'ai pas répondu. Je préfère m'imprégner de ses mots à mon rythme, et regarder l'oiseau... la maquette qu'Anthon répare. C'est pour ça qu'il n'avait pas de plume. C'est pas un... oiseau. C'est juste des pièces assemblées pour quelqu'un. Et je lui ai cassé. Ma faute.

-Tu n'étais pas humain avant n'est ce pas ?

Aussitôt je l'ai regardé. C'est bizarre... j'ai senti un petit pincement à mon cœur quand il m'a dit ça. Est-ce que c'est parce qu'il a raison? Ou parce qu'il est le premier à s'en apercevoir de toute la ville? Le premier à me prendre en considération.

Je me sens... Oui ! Je me sens heureux.

-Je m'appelle... je m'appelle Amos. Je crois... Non, maintenant j'en suis sûr: j'ai toujours vécu dans la forêt. J'étais un renard. Mais je suis tout seul là-bas. Anthon... Est-ce que tu sais où ils sont tous passés?

Mes genoux se sont ramenés contre mon torse; mes bras entourant le tout. Je me sens protégé comme ça, dans ma bulle. Confiné. Je me balance doucement sur place, ça me rappelle quand maman me prenait dans ses bras sur sa chaise à bascule avant d'aller faire dodo. Et ça me rassure, ça me réconforte. Je m'enfonce un peu plus dans ma solitude.

-Je... Ils me manquent.



✻✻✻
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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Lun 6 Avr - 19:31



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Un renard .. bizarrement ça ne l'étonnait pas. Peut être à cause de la couleur de ses cheveux. Après tout la malédiction avait eu le chic pour leur laisser leur marque de fabrique en quelques sortes. En tout cas, il était fier de lui dans le sens où son instinct était toujours aussi fiable et ça le rassurait. Parce qu'il n'y avait pas que pour la nature de l'homme en face, mais aussi pour le fait qu'il avait bien raison quand il pensait qu'il avait été laché comme ça, et que personne n'avait pris le temps de lui expliquer quoi que se soit. Lui même avait été totalement déboussolé quand la malédiction avait été rompu. Il avait mis du temps à comprendre que pour le moment il était seul, dans un monde totalement nouveau. Il avait ragé, et sa colère s'était vu pendant un petit moment. Or au fil du temps, il s'était fait une raison. Cela ne servait à rien et s'il voulait continuer à vivre pour avoir l'espoir un jour de rentrer chez lui, il devait poursuivre la vie qu'il avait à Storybrook.

Bien entendu, vivre avec deux vies différentes dans ses souvenirs, ce n'était pas simple, mais Anthon avait su faire la part des choses, à tel point qu'il avait essayé de faire un rapprochement entre les deux pour pourvoir survivre et ne pas devenir fou. Quand il avait retrouvé quelques membres de son village, comme Guelfor ou même les jumeaux, il avait entamé un processus pour les aider. Il avait voulu faire pareil pour son père, mais Stoïk, Scott ici, avait fait sa tête de mule et n'avait en rien besoin de son fils. Enfin ça, c'était les quelque mois après l'annonce que leurs vingt huit ans n'avaient été que fumée. Anthon avait vu son père sombrer dans une sorte de dépression et il n'avait rien pu faire jusqu'à il y a quelques mois où il avait haussé le ton. Ils en étaient presque venu au mains mais le jeune homme avait gagné.

Alors il comprenait parfaitement que même un an après, le renard soit totalement perdu. Si pour les humains de base, le choc avait été violent, il saisissant l'ampleur du traumatisme pour les anciens animaux. « Je ne sais pas. » Lui aussi avait baissé la tête car après tout, son village avait disparu et les dragons étaient introuvables. Pourtant il était sur d'avoir cherché partout et il ne comprenait pas pourquoi il ne les trouvait pas. Cette malédiction, c'était ce nuage violet. La dernière chose qu'il faisait avant, il volait avec Krokmou, Tempête et Astrid pour faire du repérage. Enfin bon ils étaient en train de se faire attaquer quand ils avaient été frappés. Alors pourquoi il n'y avait que lui dans cette ville. Ou était Astrid ? Les jumeaux ? Les dragons ? Pourquoi les gens apparaissaient comme ça, des mois parfois après la levée de la malédiction. C'était des questions que le viking se posaient souvent mais dont elles restaient en suspend. Un jour il irait voir Regina pour lui demander mais quand cette dernière se serait enlevé de la tête qu'il pourrait se mettre de son coté.

Se rapprochant de l'ancien renard, Anthon posa sa main sur son dos pour le rassurer. Il voyait bien la souffrance qui s'échappait et il ne supportait ça. « Je te comprends, moi aussi mes proches me manquent. Je vais te raconter une histoire. » Il se souvenait que parfois il faisait ça quand un petit dragonneau avait perdu sa maman, tué d'ailleurs par l'un des siens. Il lui racontait son histoire pour lui montrer que même dans les heures sombres, il y avait toujours de l'espoir et pour lui changer les idées surtout. « Beurk, île se trouvant à 12 jours au nord de Sans-Espoir et à quelques degrés au sud de Mourir-gelé. Ancrée sur le méridien de la Misère et vraiment très très loin de la forêt enchanté. 100 générations y ont déjà vu le jour pourtant toutes les maisons sont neuves. Pourquoi je dis ça ? Parce que dans votre forêt, vous avez Maléfique où Regina. Nous, on a des dragons. »

Raconter sa vie le plonger dans une sorte de nostalgie mais en même temps, cela lui donner la force de continuer, de ne pas baisser les bras. « Oui oui des dragons. Tu vois ces avions, et bien ces créatures sont peut être trois, quatre fois plus grosse et surtout vraiment pas très gentille. Alors mon peuple, depuis la nuit des temps, ont décidés de les tuer. Sauf qu'il a fallu que j’arrive pour tout bouleverser. Les gens de mon village ne m'ont pas compris, et m'ont engueulés, même mon père m'a renié. Tout ça parce que je n'ai pas voulu tuer un être vivant. Alors le ciel c'est assombri, et j'ai cru que j'avais tout perdu. Or non, j'ai compris que justement, si on se laisse aller, qu'on baisse les bras, c'est à ce moment là qu'on perd tout parce que même si mon peuple m'a chassé, et bien je les aimais encore et j'arrivais à voir qu'ils avaient fait ça par peur. Peur de l'inconnu, peur des dragons, peur de moi. Alors j'ai tout fait pour effacer la peur des hommes, et la peur des dragons pour que les deux puissent habiter ensemble. »

Il voyait qu'il avait capté l'attention du roux et c'était ça le but de sa manœuvre. Ne plus lui faire penser à ce manque cruel et en même temps, essayer de lui expliquer ce qui s'était passé. « Une fois que j'avais accompli de réunir tout le monde, ça allait bien. Enfin, comme un monde de viking peut aller. Sauf qu'un beau jour, nous avons tous perdus. Un nuage violet est arrivé est nous as touché. Ce nuage, c'est ce qui t'a transformé en humain. C'est Regina, la maire de la ville qui l'a lancé parce qu'elle a voulu se venger. Blanche neige lui a fait soi disant du mal, alors elle a décidé de faire du mal à tout le monde. Elle a fait de la magie et nous as envoyé ici. Pendant 28 ans nous avons vécu une fausse vie, avec des fausses personnes. Maintenant ça fait un an que nous avons retrouvé la mémoire. Sauf que nous n'avons pas retrouvé toutes les personnes qui nous aimons. Mais justement, il ne faut pas baisser les bras. Quoi qu'il arrive, il y a toujours de l'espoir, et je suis sur que toi, comme moi, nous allons retrouver nos proches. »

Il hocha de la tête avec un regard droit et infaillible. Bon certes quand son père l'avait renié à Berk, il avait vraiment eu peur mais Krokmou avait été là pour l'aider. Anthon regarda Amos dans les yeux, et il revoyait le dragon les premières fois qu'il l'avait rencontré. « Tout vas bien, ne t'en fais pas. » En temps normal, Anthon n'aurait jamais fait ça pour un humain lambda. Le toucher était une chose auquel il avait beaucoup de mal. Sauf que là, il ne voyait pas totalement l'homme, mais plus le renard. Il avait toujours su communiquer avec les animaux et autres créatures, et il essayait d'ailleurs de faire pareil ici, pour voir si un dragon ne se cachait pas sous les traits d'un humain. « Personne ne t'a expliqué comment il fallait faire pour être heureux en homme ? »

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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Lun 6 Avr - 21:33


Please ! Please ! Play with me !
AMOS & ANTHON

Sighting it and hearing it and breathing it in; rubbing it all in the pores of my skin. And the wind between my eyes, milk and honey in my comb. ✻✻✻ Est-ce que j'allais les revoir un jour? Mes amis me manquent. Rouky, Vixy, Big Mama... Tous les amis de la forêt. J'ai beau me plaire dans la forêt de Storybrooke, je ne ressens pas la même chose qu'avant. Je pourrais rire, jouer, m'amuser, mais ils ne sont pas là. Alors je m'arrête, et je les attends.


-Je ne sais pas.

J'ai baissé les yeux à mes pieds. Il ne sait pas, lui non plus. Est-ce qu'il est triste? Oui il l'est. Je crois que c'est ça que je vois dans son regard. De la tristesse. Comment il a fait? Il a l'air de bien mieux le vivre que moi. On dirait même qu'il s'est habitué à sa nouvelle vie ici. À quel prix? Je me le demande. Je resserre mes bras autour de mes jambes, tout comme mon cœur se serre.

-Je te comprends, moi aussi mes proches me manquent. Je vais te raconter une histoire.

Piqué au vif de ma curiosité qui avait détalé jusque là, j'ai écouté attentivement Anthon. Des histoires, j'en lis tous les soirs chez moi avant d'aller au lit ! J'ai beau relire la même chose, je m'imagine toujours autant ces beaux paysages dans ma tête. Je revois la ferme de la veuve Tartine, au loin les champs de cultures tout dorés, la lisière de la forêt à quelques mètres de la maison, et à côté de chez nous, il y a la niche de mon meilleur ami Rouky et de son bougre d'aîné, Chef. Leur maître ne m'a jamais aimé. Il a toujours été très en colère quand il me voyait en train de jouer avec Rouky, parce que j'étais un renard, une proie. Et parce que j'allais sur son territoire.

" Tu te trouves sur mes terres."

Ses terres... Je comprends mieux. C'est pour ça qu'Anthon n'a pas été content de me voir. Je n'ai pas le droit de venir ici. C'est pas bien... Je suis désolé. Je ne suis pas à ma place ici? Je ne sais plus où aller.

-Beurk, île se trouvant à 12 jours au nord de Sans-Espoir et à quelques degrés au sud de Mourir-gelé. Ancrée sur le méridien de la Misère et vraiment très très loin de la forêt enchanté. 100 générations y ont déjà vu le jour pourtant toutes les maisons sont neuves. Pourquoi je dis ça ? Parce que dans votre forêt, vous avez Maléfique où Regina. Nous, on a des dragons.

Je crois qu'Anthon me parle de l'endroit d'où il vient. Il a l'air de venir d'un pays tellement lointain ! De mes yeux j'ai dessiné dans l'air ce que j'imaginais de son royaume. Plein de montagnes gelées, de la neige partout, et des tas de dragons ! Il parait que les dragons sont gigantesques et cracheurs de feu. Il ne faut pas les approcher ! J'aurais très peur si j'en croisais un. Je me cacherais dans la forêt jusqu'à ce qu'il soit parti, je ne tiens pas à me retrouver sous ses pattes. Bah...! De toute façon, il n'y en a pas à Storybrooke, non?

...Est-ce que je peux dire d'Anthon qu'il est mon copain? Je me pose la question, sans oser la lui poser. Je l'aime bien. Beaucoup ! Il me rassure et j'ai un peu plus chaud. Je me sens en sécurité avec quelqu'un comme lui. Il me rappelle plein de jolies choses. Je ferme les yeux, laissant son histoire me bercer. Je pourrais m'endormir s'il était un peu plus tard.

Et puis il évoque la malédiction. Je quitte ma torpeur, une expression inquiète peignant mon visage tantôt apaisé. C'est parce qu'il y a eu une méchante reine qu'on est tous là, qu'on a tous perdus notre famille, nos amis, notre chez nous. Parce qu'une personne a été mauvaise avec elle, elle est devenue méchante à son tour. Je me sens bouleversé de vivre dans un monde qui est alimenté par tant de colère et de vengeance. Mais s'il n'y avait pas eu le gros nuage violet, peut-être que j'aurais jamais connu Anthon? C'est avec ce genre d'interrogations-là qu'on se prend d'affection pour deux choses en même temps, sans savoir à laquelle se détacher. C'est horrible. Horriblement triste...

- Tout vas bien, ne t'en fais pas. Personne ne t'a expliqué comment il fallait faire pour être heureux en homme ?

Je suis un homme. Je suis devenu comme eux. Comme le maître de mon meilleur ami. Moi aussi, je pourrais faire beaucoup de mal, blesser des innocents. Moi aussi je pourrais tenir un fusil, et tirer. Je ne sais pas si être un homme est bon ou mauvais. Je deviens capable de faire des horreurs que je n'aurais jamais pu faire étant renard. Il faut que je l'accepte. J'ai beau être humain, peut-être que je ne suis pas obligé de tout faire comme eux?

-Non... Je connais pas très bien la ville. J'ai déjà essayé de m'approcher. Il y a du bruit, trop de bruit. Ça m'effraye. Il y a aussi des choses étranges, de toutes les couleurs, magnifiques ! Mais je préfère regarder de loin.

Un sourire se dresse sur mes lèvres que je pince, nerveux. C'est vrai que j'ai vu des choses vraiment incroyables depuis ces 28 dernières années. J'ai toujours été spectateur, je ne me suis jamais vraiment montré. Je continue mon balancement sur place tandis que mes doigts entrelacés jouent entre eux.

-Quand il y a beaucoup de neige et qu'il fait très froid, comme chez toi, il y a des trucs de toutes les couleurs qui pendent partout en ville, et qui clignotent ! C'est très beau. Je sais pas ce que c'est. Et puis, j'ai déjà vu, dans les maisons... (J'ai honte d'avouer que je regarde par la fenêtre des gens et me terre un peu plus dans mon manteau) Un arbre avec plein plein de couleurs ! Tout en haut y a une étoile - parfois un ange, et je vois des familles réunies qui sourient. Qui sont joyeuses.

Je voudrais revoir cette scène à l'instant. C'est... magique? C'est ça ! C'est magique. La magie aussi peut faire des merveilles. Elle peut faire d'autres choses que lancer une malédiction.

-C'est ça, être heureux en homme? S'il te plait Anthon, dis-le moi ! J'aimerais savoir...!


✻✻✻
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MessageSujet: Re: «Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer   Dim 12 Avr - 20:20



Play with me! Please

Anthon & Amos




Anthon passait doucement sa main dans le dos de l'ancien renard pour le rassurer. Il pouvait sentir son angoisse quand il lui parlait de cette ville étrange, et de son destin si particulier. Qui aurait cru que lui, petit renard roux heureux dans sa forêt, situation plus que normal, serait transformé en homme, dans un lieu encore plus étrange que la situation qui avait fait ça. Alors ça ne l'étonnait pas du tout qu'il soit effrayé, qu'il ait peur si personne en plus n'avait prit le temps de lui dire qu'il ne craignait rien. Bon ça après, c'était moins sur, parce que le viking avait bien comprit que différentes menaces pesaient et étaient d'ailleurs passé à l'action. Cependant, il n'était pas obligé de tout lui raconter, et de lui faire encore plus peur. Là c'est sur que jamais Amos ne voudrait se rendre en ville. « Tu verras, quand tu aura moins peur, tu pourras faire attention à encore plus de détails et tu verras encore plus de belles choses. »

Regardant Amos jouer avec ses mains, il l'encouragea à continuer à parler. Une sorte de parole libératrice pour le renard qui décrivait Noël. Un sourire franc se dessina sur le visage d'Anthon qui hocha la tête à ses dires. Il émit aussi un petit rire devant cette maladresse tendre quand l'autre expliqua qu'il regardait à travers les maisons. Il le laissa poursuivre son discours, alors qu'il voyait des étoiles dans ses yeux. Lui même, avait une sorte de nostalgie passagère, repensant à son Noël à lui. C'était différent bien entendu, mais les valeurs qu' Amos disaient étaient aussi présente à Berk. Bon parfois, ça partait vraiment en sucette que ça soit avant l'amitié avec les dragon où même après. C'est sur qu'au moins, ce n'était pas le monotone repas de famille étant donné que là, tout le village se rejoignait sur la place central pour les festivités. « Ce que tu m'a décrit, c'est Noêl. Une fête à la base religieuse mais qui peut se faire sans cette dimension. C'est un moment très sympa et rempli de bonheur. Si tu veux, l'an prochain, on pourra le fêter ensemble. »

Après tout, on lui avait toujours appris de ne laisser personne dehors pendant la veillée de Noël. Même ses ennemis pouvaient venir partager un bon sanglier pour faire une trêve. Certes le combat reprendrait le surlendemain, mais au moins, tout le monde serait ensemble. « Oh est bien, être un homme c'est être une multitude de facettes avec des sentiments très forts assez dur à gérer. Etre un animal aussi, mais l'homme doit penser à plus de choses tu vois ? » C'était difficile à expliquer et Anthon ne savait pas trop comment lui dire. Lui qui tenait les animaux en hautes estimes, il n'y voyait pas trop de différence, à part peut être payer les impôts. « Après, l'homme est aussi un animal tu sais. Le seul truc c'est qu'il aime se compliquer la vie, et la dedans il peut y trouver son bonheur. » Oh oui, il l'avait bien vu avec les dragons. Il avait été si simple de discuter pour avoir la paix. Mais non, pendant des millénaires il avait fallu faire la guerre, des meurtres de masses au lieu de parler.

« Mais après ça peut être vraiment très simple. Il suffit que tu rencontres les bonnes personnes, que tu fasses des choses qui te plaisent et qu tu vives la vie que tu choisis. » Surtout ce dernier point. Il savait oh combien faire un truc contre sa volonté pouvait être déplaisant. Même si la malédiction lui avait donné une fausse vie, il avait essayé d'en tirer les leçons pour ne pas reproduire ces erreurs, même fictive. La liberté était la chose la plus précieuse qu'il y avait, et jamais personne ne devait en être privé où être forcé à faire quelque chose. « C'est à toi de faire les choix pour être heureux. Tu va voir, c'est très facile. Bon après, la vie d'un homme peut passer par des phases plus sombres. La tristesse, la solitude, les larmes, ça fait aussi parti de la vie et donc il ne faut pas se laisser abattre par ça. C'est normal, et c'est là que les amis rentrent en jeu. Pour te sortir de cette mauvaise passe et te faire retrouver le sourire. »

L'amitié était une choses importante pour le viking, tout comme la notion de famille d'ailleurs. Pour lui, son village était un peu sa famille par extension. Même Rustik ou Krandur qui s'amusaient à le lyncher à l'époque, il ne les aurait jamais laisser tomber. Puis il l'avait déjà prouvé car il avait sauvé Rustik plusieurs fois. Jamais il n'avait eu de remerciement mais il s'en fichait. « Il faut savoir faire la part des choses et aider les personnes qui sont dans le brouillard de l'ignorance. » Se levant et s'étirant comme un chat, Anthon lui envoya alors un autre sourire sincère. Toutes traces de colères ou de haines qu'il avait pu avoir pour le jeune homme quelques temps avant s'étaient véritablement envolé. Maintenant que la lumière avait été faite sur l'affaire, il comprenait tout et sa nature altruiste lui disait qu'il fallait l'aider. « Qu'as tu envie de faire Amos ? De découvrir de tes propres yeux ? »

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«Please ! Please ! Play with me ! » ft. Anthon H. Folmer

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