Petit rappel : Le forum ne suit pas la série.
Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach

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MessageSujet: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Ven 24 Avr - 19:51






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 24 mars
Météo (approximative) : ciel dégagé, temps frais
Matin, après-midi, soir : après-midi, après les cours
Votre sujet prend en compte une intrigue ? : [x] oui, la n°01 [] non
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé




Isaura avait survécu à ses heures d’histoire et elle était sortie du lycée la tête un peu lourde de la somnolence qui l’avait guetté après une dizaine de minutes où elle avait tenté d’être attentive – oui, elle avait eu un certain morceau de volonté, avant que son professeur ne se plonge sur l’historique du fil barbelé, là elle avait définitivement perdu le fil. Bref, elle avait subi deux longues heures avant de pouvoir être libérée de sa classe, de ses camarades aussi. Surtout qu’elle avait plus important à faire. Non pas qu’elle considérait ses rendez-vous avec Berach intéressants, mais ils l’étaient toujours plus que ce qu’elle vivait au lycée. Puis, avec lui, il n’y avait pas de mensonge et aucune honte de laisser son cœur pleurer, sans qu’il n’y ait de raison apparente. Comme il lui avait dit, lors d’un de ses premiers rendez-vous – ce qui remontait à deux ans maintenant – elle pouvait tout lui dire et lui resterait silencieux. Il ne la jugeait pas sur sa mauvaise habitue et plus souvent qu’autre chose, il lui donnait des conseils qui parfois faisaient sens. Parfois pas. Mais elle ne lui en voulait pas, elle savait que c’était elle, la fille compliquée, dans l’histoire.

Comme d’habitude, elle passa au salon de thé juste avant de se rendre chez Berach, attrapant son thermos déjà rempli par les bons soins de Phœnix, lui plantant un bisou sur la joue avant de filer chez son psychologue – elle ne voulait pas être en retard, non plus, surtout que mademoiselle prenait toujours son temps pour marcher, se perdant parfois dans le flux de la vie, attrapée par une émotion trop forte. Ici, elle suivait une ligne de pensée, avant de s’arrêter devant la porte familière qu’elle ouvrit, déposant son sac en bandoulière sur le point habituel, tel qu’il l’avait été pendant 28 ans, et elle déposa son thermos sur la table basse, à côté du fauteuil qu’elle préférait. « Salut doc. » Elle eut un mince sourire, tournant dans la pièce, longeant les murs, longeant les meubles, laissant ses doigts courir sur le bois et les autres matériaux, notant ce qu’il serait intéressant d’emprunter, ce jour. « Vous avez bien récupéré vos lunettes ? » Elle ne le narguait pas. Tout au plus, ce n’était qu’une petite plaisanterie. Lors de son dernier rendez-vous, c’était ce qu’elle lui avait pris et Miram lui avait expliqué qu’il avait rendu son bien à son possesseur, sermonnant, une fois encore, Isaura pour ce qu’elle ne contrôlait pas. Mais elle n’allait pas pleurer sur ce genre de remontrance.

Finalement, elle termina son tour d’inspection, se posant calmement sur son siège, ajustant les plis de sa robe de printemps, croisant les jambes, glissant ses ongles sur ses bas couleurs chair. « J’imagine que Miram s’est plaint, non ? Il comprend pas vraiment, hm. » Il y aurait pu y avoir du dédain, mais Isaura n’était qu’un ensemble de délicatesse et il n’y eut aucune fierté à ces propos, juste sa sensibilité qui fut mise en branle, ses dents s’enfonçant déjà dans sa lèvre inférieure, alors qu’elle ne quittait pas son beau Berach du regard, ses yeux reflétant à la perfection le dilemme intérieur.
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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Sam 25 Avr - 17:14




Les yeux rivés sur son bloc-notes où il gribouillait quelques dessins, Berach écoutait d'une oreille distraite les malheurs d'une pauvre femme en mal d'amour. Le psychologue connaissait sa vie en détail, même les anecdotes les plus intimes. Il savait que son époux était un bon à rien qui passait son temps devant la télévision, à regarder des documentaires ou des émissions de télé-réalité. Il savait aussi que sa patiente était adepte des fantasmes et qu'elle se perdait dans des romans à l'eau de rose, en espérant vivre tout ce qu'elle avait lu. Son dernier rêve en date ? Rencontrer un Christian Grey. Je vous passe les détails de ce que Berach a pu entendre à ce sujet. Il a même été comparé au jeune homme du roman à cause de son apparence froide mais attractive. Loin de vouloir passer du temps avec ses patientes, Berach s'était contenté de lui dire que la réalité et la fiction sont deux choses différentes mais que si elle souhaitait une nouvelle vie, elle n'était pas forcée de rester avec son époux. Malgré ces conseils, rien n'y faisait. La patiente continuait de rester avec son ari pour se plaindre ensuite, comme beaucoup d'autres le font.

Une fois le rendez-vous terminé, Berach ne put retenir un soupir. Il était enfin débarrassé de ces histoires ennuyeuses et pouvait se concentrer sur quelque chose de plus intéressant. Son prochain rendez-vous allait se passer avec une jeune fille qui avait des problèmes bien plus complexes qu'un manque d'amour et de fantaisies. Berach nota quelques lignes dans son carnet avant de relire les pages précédentes. Le bruit de la porte qui s'ouvrait lui fit relever la tête. Il n'eut pas le temps de réagir qu'une tornade était passée. Isaura avait ses habitudes et Berach lui laissait le temps de s'installer. Elle le salua et il sourit. « Bonjour Isaura » Après avoir observé sa nouvelle patiente quelques secondes, Berach termina d'écrire quelques notes dans les marges de son carnet. « Vous avez bien récupéré vos lunettes ? » Le psychologue eut un nouveau sourire, plus étiré. « Oui. Mais j'ai quand même pris la peine de prendre une nouvelle paire. » Là, il pointa son index vers ses nouvelles lunettes. Mieux vaut prévenir que guérir, non ? La dernière fois, il était rentré chez lui avec de grandes difficultés car Isaura avait volé ses lunettes. Il aurait pu former un duo parfait avec ce cher Ethan O'Connell s'il n'avait pas remis la main dessus - et s'il n'avait pas eu de paires de secours.

« J’imagine que Miram s’est plaint, non ? Il comprend pas vraiment, hm.» Berach porta son regard sur la jeune fille une fois qu'il eut terminé avec son carnet. Il n'aimait pas écrire lorsqu'il s'entretenait avec Isaura, sauf si ce qu'elle lui disait était important et qu'il souhaitait s'en souvenir. « Non. Il ne m'a rien dit. Pourquoi, que s'est-il passé cette fois-ci ? » Berach ne la jugeait pas, mais ces questions devaient être posées. En tant que psychologue, il est de son devoir de se tenir informé au sujet de ses patients. « Si c'est au sujet des lunettes, ce n'est rien. L'important, c'est qu'elles soient à leur place maintenant. »

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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Sam 25 Avr - 23:31


Isaura ne pouvait qu’être rassurée en présence de Berach. Il ne l’avait pas trahie en deux ans et restait une constante régulière dans sa vie, que ne la jugeait pas, mais tentait de la guider, de la mettre sur un semblant de chemin. Bon, ça n’avait rien changé à sa cleptomanie, mais elle se sentait moins seule qu’avant. Même si son psychologue ne faisait que son travail et qu’il ne la gronderait jamais pour ce qu’elle faisait. Ce n’était pas un ami, oui, ça elle le savait. C’était tout juste si elle savait ce qu’il faisait pendant son temps libre, car pendant les entrevues, c’était elle qui parlait – alors qu’en temps normal, elle préférait en dire le moins possible – et il savait un peu près tout d’elle. Tout de ses doutes, de ses envies, de ses pensées, de ce décalage incessant, qui lui donnait l’impression de vivre sur une autre ligne que celle dont les habitants de Storybrooke semblaient partager. Il paraissait que la différence était un don, Isaura la vivait comme une tare. Enfin, plus trop maintenant, grâce à ce bon Berach. Mais en toute honnêteté, elle ne se projetait pas quitter ses rendez-vous hebdomadaire. Elle en avait besoin. C’était ainsi, dépendance à sens unique. « Oui. Mais j'ai quand même pris la peine de prendre une nouvelle paire. » Elle posa son regard d’ambre sur la monture de son psychologue, hochant faiblement la tête, murmurant un « j’ai vu. Ca vous va bien. » C’était ça, aussi, qu’il y avait d’excitant à propos de son petit délit chez Berach : il ne le prenait jamais mal et retombait toujours sur ses pattes. Certes, elle ne volait rien de bien important. Mais les faits étaient là.

Il n’était pas comme les autres, aussi, il n’était pas comme Miram. Miram avec qui, parfois, tout allait de travers. Qui, parfois, n’allait pas. Qui, surement, n’irait jamais totalement. Isaura l’avait accepté dans sa vie, oui, mais elle avait le sentiment qu’il ne la comprendrait jamais et qu’il y aurait toujours un décalage entre eux, qu’elle ne s’expliquait pas, mais qui était là, présent. Ca pouvait être sa réticence liée à son abandon, au fait que pendant 10 ans, elle était restée orpheline d’un arbre généalogique. « Pourquoi, que s'est-il passé cette fois-ci ? Si c'est au sujet des lunettes, ce n'est rien. L'important, c'est qu'elles soient à leur place maintenant. » Elle eut un mince sourire fragile et elle s’adossa au dossier du fauteuil, s’enfonçant un peu dans celui-ci, alors qu’elle étirait ses jambes, les croisant au niveau de ses chevilles, quittant finalement Berach du regard, alors que ses grains d’or se posaient sur le bout de ses converses bleues. « Rien, on s’en prit le bec, mais pas pour ça. » C’était une raison débile, et ça lui échappait, maintenant qu’elle devait donner un sens au petit froid qu’il y avait eu, quelques jours auparavant. « Mais vu que c’est lui qui a insisté, au début, pour que je vienne ici. » Elle coupa sa parole, faisant mine de chercher ses mots, avant de hausser les épaules de dépit. « J’ai toujours peur qu’il fasse une remarque sur ma manie. » Elle disait rarement le mot cleptomanie, parce que pour elle, ce n’était pas que ça, et que les objets qu’elle volait avaient une réelle importance pour elle, pour le peu de temps qu’elle les gardait. Elle avait l’impression de voler un morceau des personnes – okay, sur le plan psychologique, ça devait révéler un tort beaucoup plus grave que le simple trouble du comportement de la cleptomanie, mais soit. « Je sais que ça serait justifié, j’suis pas la nièce la plus facile au monde à gérer. & une part de moi s’attend à ce qu’il le fasse, mais d’un autre côté, j’ai simplement la trouille qu’il le fasse. J’ai jamais voulu que son avis compte pour moi, vous savez ? Mais faut croire que j’ai été rattrapée par ça, et ça me tue. » Et voilà déjà ses yeux qui s’embrumaient sans mal de cette émotion, de cette insécurité constante qu’elle ressentait. On effaçait pas deux années de traumatisme en un claquement de doigts.
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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Lun 27 Avr - 15:46




« J’ai vu. Ça vous va bien.» Berach était ravi de l'apprendre. Il poussa même ses lunettes contre l'arrête de son nez, comme si ce simple geste pouvait être un signe de remerciement. Le fait que la jeune Isaura ait remarqué ce détail lui faisait plaisir. Au moins, ils s'entendaient bien malgré les vols répétés. Berach ne pouvait pas lui en vouloir bien longtemps. Il devait essayer de la comprendre. Lui faire oublier cette mauvaise habitude. D'autres psychologues auraient pu la sermonner pour son comportement, mais pas Berach. À quoi bon, d'ailleurs. Elle allait recommencer et ce n'était pas bien grave. Elle ne tuait personne, non ?

En parlant de se faire sermonner, Isaura craignait que Miram se soit plaint d'elle. Souhaitant en savoir plus, Berach posa une simple question à la jeune fille, en la rassurant rapidement au sujet de ces satanés lunettes. Il ne voulait pas que cette histoire prenne des proportions trop importantes, qu'Isaura passe à autre chose. À un autre vol ? « Rien, on s’en prit le bec, mais pas pour ça.» Berach hocha la tête. L'envie de prendre des notes le démangeait. Non pas qu'il craignait d'oublier ce qui allait être dit, mais parce que son regard ne cessait de détailler la jeune fille. Il ne voulait pas paraître déplacé. Il ignorait même pourquoi ses yeux se portaient toujours sur les moindres gestes de sa patiente. Il s'empara donc d'un carnet, d'un nouveau stylo, et commença à rédiger l'entretien. « Mais vu que c’est lui qui a insisté, au début, pour que je vienne ici.» Isaura s'était tue. Berach leva alors les yeux, incertain. Devait-il la pousser à continuer ? Finalement, la jeune fille ouvrit les lèvres, prête à reprendre où elle en était. « J’ai toujours peur qu’il fasse une remarque sur ma manie. » Berach reporta son attention sur le carnet, l'air très sérieux. « Je vois. »

Il ne voulait pas parler. Pas encore. Isaura avait des choses à dire et Berach pouvait le ressentir. Il attendit donc, patient, en osant la regarder à nouveau. Il ne pouvait pas faire comme s'il était distrait par autre chose, au risque de lui donner l'impression qu'il ne l'écoute pas. Ce n'était pas le but. Berach était quelqu'un de très attentif, sauf dans des cas particuliers où les gens n'avaient pas réellement besoin de son aide, mais plutôt d'une oreille à qui se confier. « Je sais que ça serait justifié, j’suis pas la nièce la plus facile au monde à gérer. & une part de moi s’attend à ce qu’il le fasse, mais d’un autre côté, j’ai simplement la trouille qu’il le fasse. J’ai jamais voulu que son avis compte pour moi, vous savez ? Mais faut croire que j’ai été rattrapée par ça, et ça me tue.» L'émotion dans la voix d'Isaura força Berach à poser son carnet. Il s'avança un peu plus contre son bureau, comme pour montrer à sa patiente qu'il était là et qu'elle ne devait pas s'en vouloir d'être ce qu'elle était. « Vous vous êtes sûrement rapprochés, maintenant. Il s'occupe de toi, il doit avoir peur de ce qu'il pourrait t'arriver. Je me trompe peut-être. Je ne le connais pas vraiment. Mais tu ne dois pas t'en vouloir d'être préoccupée par son avis. C'est tout à fait normal. C'est la preuve qu'il fait attention à toi, que tu fais attention à lui. S'il ne se plaignait pas, ce serait pire, crois-moi. »



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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Ven 1 Mai - 12:34


Isaura en avait vraiment besoin, du calme du cabinet de Berach. Du silence qu’il lui accordait, avec toute son attention. C’était comme si le fait qu’il se focalise sur elle – et qu’elle le sache, qu’elle le sente, dans le fond de ses tripes – l’aidait à mieux se recentrer, lui évitait de se perdre sur des pensées qui n’étaient pas les siennes. Et c’était ça, qu’elle aimait, aussi, ici. Même si c’était le boulot de son psychologue, elle le savait appliqué dans son travail et qu’il faisait vraiment attention à elle. Même s’il ne disait pas grand-chose et que lors de session, elle pouvait monopoliser la parole, vider ce sac qui était sien, et beaucoup trop lourd pour ses frêles épaules. Elle se pencha, attrapant du bout des doigts les mouchoirs mis à dispositions, jouant avec ce dernier, tandis qu’elle sentait les larmes, les rares de la journée, lui échapper et ruisseler le long de ses joues. « Vous vous êtes sûrement rapprochés, maintenant. Il s'occupe de toi, il doit avoir peur de ce qu'il pourrait t'arriver. » Isaura poussa un soupire, qu’elle empêcha d’être long. C’était tout ce qu’un gosse pouvait rêver, non ? Que quelqu’un se soucie d’elle, veille à son bon soin. Mais parfois, Miram était trop étouffant, trop présent, comme s’il voulait faire amande honorable de ces dix années où il avait été absent. Ce temps ne serait jamais rattrapé et Isaura était presque une adulte maintenant. Presque, seulement.

« C'est tout à fait normal. C'est la preuve qu'il fait attention à toi, que tu fais attention à lui. S'il ne se plaignait pas, ce serait pire, crois-moi. » Elle hocha la tête en silence, les quelques pleurs s’étant arrêté, laissant des traces fraiches sur la peau d’Isaura. Elle renifla un peu, sa main gauche attrapant le collier qui pendait à son cou, tentant de calmer les émotions de son petit cœur grâce à son geste. Ca fonctionna, un peu. Et son visage resta triste et concentré, sur la vie qui était la sienne, comme si elle pouvait la voir sous ses talons. « C’était tellement plus facile, de ne pas s’attacher. De lui mener la misère, comme s’il était responsable de mon abandon. » Elle poussa un autre soupire, ses doigts caressant les symboles qui recouvraient l’or de son pendentif. « Là j’ai juste peur qu’il parte, sans raison. Enfin, s’il voulait partir, ça ferait longtemps qu’il aurait disparu. Mais c’est ça, en fait, les gens, parfois, ils disparaissent sans raison. Juste comme ça. » Juste parce que la vie en avait décidé autrement. Elle songea à ses parents, dont les visages n’étaient plus que des esquisses floues et oubliées, dans sa mémoire. Elle n’avait aucune photo, aucun objet, aucun souvenir. Elle n’avait aucune identité passée à laquelle se raccrocher et ça continuait de lui faire mal. Et ça continuerait de lui faire mal. Miram avait beau être là, partagé le même nom qu’elle, de ce qu’elle avait compris, il n’avait jamais été en très bon terme avec son frère. Et maintenant, il ne restait que l’absence.

Une absence que Miram comblait, remarquablement bien, trop, pour Isaura, qui se faisait prendre au piège de l’attachement. « C’est compliqué, la famille. » Mais elle y tenait, à cet idéologie d’une famille. Même si Miram était arrivé trop tard et que quand il était apparu, alors qu’elle avait 13 ans, la petite Isaura avait déjà fait une croix sur la paradis imaginaire, du père et de la mère. Maintenant, il lui restait un oncle, et deux sœurs par affiliation. Elle aurait pu être heureuse. Elle l’était. Mais en même temps que cette joie de vivre, Isaura, surtout, elle avait ce poids, lourd, lourd, sur le cœur. « Je n’arrive pas à être qu’heureuse, et ça m’échappe. » Tout lui échappait, que ce soit la logique dans les plans de l’univers, ou alors, le trop plein d’émotion qui parfois la prenait en traitre et la laissait béate et blessée, sans que rien ne soit explicable. Parfois, elle avait l’impression que tout était un rêve et qu’à son réveil, tout serait pire, encore, qu’il y aurait encore plus de questions et qu’Isaura ne serait plus tout à fait la même.
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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Sam 2 Mai - 18:01




Un psychologue, même s'il écoute les moindres secrets de ses patients, ne connait pas tout de leur vie. Il peut arriver que, par moment, ils fassent des erreurs de jugement, même si ce fait était rare. Berach avait souvent peur d'être dans ce cas. Il voulait aider Isaura à se sentir mieux et espérait que ses paroles ne soient pas infondées. Une consultation avec Miram aurait sûrement aider à situer les sentiments de ce dernier vis-à-vis de celle qu'il élevait. Là, Berach devait se contenter des paroles d'Isaura pour se faire une idée et tenter d'apaiser les tourments de la jeune fille. Il l'a vit pleurer, doucement, sans oser montrer aucun signe d'affection. Il n'était pas un ami. Il n'avait pas à essuyer ces larmes qui coulaient, même si une part de lui voulait être compatissant.

En observant attentivement Isaura - alors qu'il s'était promis de prêter attention à son carnet - Berach remarqua qu'elle jouait avec ce collier, qu'il avait pu remarquer depuis quelques consultations mais auquel il ne s'était jamais intéressé. Il fut même étrangement fasciné par l'amulette de celui-ci. Une amulette qui semblait l'hypnotiser au point de ne presque pas entendre les premiers mots d'Isaura lorsqu'elle reprit la parole. « ... plus facile, de ne pas s’attacher. De lui mener la misère, comme s’il était responsable de mon abandon.» Berach se redressa, plaqua son dos contre le dossier de sa chaise et refit ce geste, avec ses lunettes, en les repoussant sur son nez. « Là j’ai juste peur qu’il parte, sans raison. Enfin, s’il voulait partir, ça ferait longtemps qu’il aurait disparu. Mais c’est ça, en fait, les gens, parfois, ils disparaissent sans raison. Juste comme ça. » Un peu déboussolé sans raison, Berach mit du temps à resituer l'histoire d'Isaura. Lorsque tout rentra dans l'ordre dans sa petite tête, il se racla la gorge, les yeux posés sur son carnet. « Oui. On ne comprend pas toujours pourquoi les gens ont cette tendance à disparaître. Mais je suis sûr que votre oncle ne partira jamais bien loin. Avez-vous déjà vu quelqu'un quitter Storybrooke ? » Il disait cela avec un petit rire, pour détendre l'atmosphère. Mais, quelque part, c'était vrai. Personne ne quittait la petite bourgade.


« C’est compliqué, la famille. Je n’arrive pas à être qu’heureuse, et ça m’échappe.» Berach était d'accord avec la première phrase d'Isaura. Les relations entre les membres d'une même famille pouvaient être si complexes. Berach pensait d'ailleurs à son propre frère, à qui il n'adressait plus la parole depuis quelques années. Pour la suite, le psychologue avait quelques réponses à donner à Isaura, mais il ignorait si elles seraient justes et si elles pouvaient aider la jeune fille. « Je pense que pour le moment, tu as besoin de trouver ce qui ne te rend pas vraiment heureuse. Peut-être que quelque chose te bloque. Mis à part ces disputes avec ton oncle. Est-ce que ça aurait un rapport avec ces gens qui disparaissent de ta vie ? »


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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Sam 2 Mai - 23:36


Il y avait quelque chose de différent dans l’air et Isaura n’avait aucun mal à le ressentir, malgré qu’elle soit fixée sur ses propres maux. Ca ne venait pas d’elle. C’était le même cantique de sa part, la forme avait beau changé, le fond lui restait immuable. C’étaient les mêmes peurs qui l’affectaient et qui la rendrait trop sensible à cette vie. Ca venait de Berach, et de ses yeux irrités de ses larmes, elle les posa sur la figure de son psychologue, gardant cette grande curiosité, en même temps que cette retenue habituelle. Elle l’observa, sans comprendre ce qui motivait cette impression. « Avez-vous déjà vu quelqu'un quitter Storybrooke ? » Le sourire d’Isaura miroita l’amusement de l’homme à lunettes et elle serra ses poings sur ses jambes. « Non, personne ne quitte Storybrooke. » Oh, elle aurait pu citer une dizaine de personnes qui avaient saisies leur chance, de quitter cette ville, mais c’était infondé et cette parole venait de plus loin, comme si elle connaissait les méandres d’une mauvaise magie qui les englobait tous, sans que ça ne soit réellement le cas. Isaura fonctionnait aux intuitions, à ce qu’elle captait, à ce qui grouillait, vivace, sous la surface. Personne ne quittait Storybrooke. Pourtant, il y avait bien eu cette femme, Swan, qui était arrivée. Et depuis, rien n’était pareil.

« Je pense que pour le moment, tu as besoin de trouver ce qui ne te rend pas vraiment heureuse. Est-ce que ça aurait un rapport avec ces gens qui disparaissent de ta vie ? » Ce fut violent et le rire qui lui échappa de la gorge lui fit mal aux côtes, alors qu’elle se penchait en arrière, posant sa tête sur le haut du dossier du fauteuil. Il lui fallut plusieurs secondes, avant de récupérer son calme, de se redresser vaguement et de poser ses grains d’or, presque rancuniers, sur Berach. Il essayait d’aider, où, mais parfois, elle avait l’impression qu’il n’était pas fait pour ça. Pas du tout. « Voyons doc’, les seuls qui ont disparu de ma vie, ce sont mes parents. Bien sûr que ça aura toujours une répercussion sur ma perception du monde. » Elle passa une main dans ses cheveux, alors qu’elle se redressait encore un peu et qu’elle croisait les jambes, jouant avec un pli de sa robe, alors qu’elle ne quittait pas le psychologue du regard, où maintenant brillait une lueur mal amusée, qui mourut bientôt, écrasée par le fil des pensées d’Isaura, qui se perdait dans des souvenirs qu’elle ne possédait plus. Elle parut absente, comme si elle écoutait autre chose, un bruit, un murmure, qui n’était pas dans cette pièce. « A partir de quel âge, à votre avis, un gosse est supposé comprendre que rien n’est jamais acquis, qu’il n’y a pas vraiment de sécurité, qu’il n’y a qu’un flot de vie, qui va, incontrôlable ? » Et ça défilait dans son être, à une vitesse qui faisait que, quand elle comprenait, elle perdait cette épiphanie soudaine, pour retourner dans son univers de doute et d’hypersensibilité bienvenue. « C’est juste qu’ici, il y a quelque chose qui ne va pas. Vous avez jamais cette impression, de passer à côté de quelque chose, et pourtant, vous êtes pas sûr que ce quelque chose existe. Comme une sensation que tout s’arrêtera du jour au lendemain ? Que tout est faux et qu’il y a tellement plus que ces quelques rues ? » Son regard s’était perdu, ayant glissé sur un point invisible, qu’elle seule pouvait voir. Puis, elle cligna des yeux, comme si elle reprenait conscience, de son corps, de ce qu’elle était, avec qui elle était. Isaura eut un mince sourire sur les lèvres. « Pas que je sois dépressive, loin de là. » Non, elle l’était pas. Isaura, simplement, elle était déphasée avec ce qui l’entourait, alignée sur une réalité qui ne faisait pas de sens, surtout pas pour elle. « J’ai cette impression d’être incomplète, et tant que j’ignorais qui je suis vraiment, je ne pourrais pas aller vers les gens. » Parce que je suis rien, et que les gens, ils peuvent pas reconnaitre, ce qui existe pas.
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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Lun 4 Mai - 15:45




Parler du fait qu'aucun habitant de la ville de quittait réellement Storybrooke était quand même étonnant. Berach ne s'était jamais penché sur la question. Dans ses souvenirs, des personnes avaient quitté la petite bourgade. À croire que les habitants étaient bien ici. Mais au point de ne pas partir en voyage non plus ? Berach ne le réalisait pas vraiment. Ses souvenirs étaient tels qu'il avait l'impression que les gens allaient et venaient, sauf en cette période. Depuis l'arrivée d'Emma, en fait. Ce détail, bien qu'intriguant, disparut aussitôt de l'esprit de Berach. Il devait s'occuper d'écouter sa patiente et non sa conscience qui agissait étrangement depuis quelques minutes.

Après avoir poser une dernière question à Isaura, Berach fut surpris par sa réaction. Il la laissa donc rire quelques instants, l'observant à travers ses lunettes, sans expression. « Voyons doc’, les seuls qui ont disparu de ma vie, ce sont mes parents. Bien sûr que ça aura toujours une répercussion sur ma perception du monde.» Au moins, elle en avait conscience. Un psychologue doit toujours pousser ses patients à trouver les réponses eux-mêmes, même si elles sont évidentes. Berach préférait travailler ainsi. Il n'aimait pas vraiment l'idée de donner des réponses toutes prêtes alors que les gens ont cette capacité à comprendre le pourquoi du comment, en cherchant bien. De plus, forcer ses patients à répondre d'eux-mêmes active un mécanisme dans leur esprit. Ils sont ainsi capable de retrouver plus facilement des réponses à leurs tourments. Si Isaura avait besoin de ce mécanisme ? Peut-être, même si elle semblait l'avoir trouvé depuis longtemps maintenant. Pourtant, elle était bien ici pour une raison ? Berach devait donc fouiller un peu plus. Trouver de nouvelles pistes.

Un long silence commença à s'installer dans le bureau du psychologue. Berach aurait pourtant juré que la jeune fille avait plus d'une phrase à lui sortir. Elle ne riait plus et semblait absente. Dans le doute, Berach lui laissa un temps supplémentaire. Elle était peut-être tout simplement perdue dans ses pensées. « A partir de quel âge, à votre avis, un gosse est supposé comprendre que rien n’est jamais acquis, qu’il n’y a pas vraiment de sécurité, qu’il n’y a qu’un flot de vie, qui va, incontrôlable ? » Berach soupira doucement en arrangeant quelques papiers sur son bureau, machinalement. « À n'importe quel âge je pense. » Cette réponse simple suffisait. Berach était certain que sa patiente le savait déjà. « C’est juste qu’ici, il y a quelque chose qui ne va pas. Vous avez jamais cette impression, de passer à côté de quelque chose, et pourtant, vous êtes pas sûr que ce quelque chose existe. Comme une sensation que tout s’arrêtera du jour au lendemain ? Que tout est faux et qu’il y a tellement plus que ces quelques rues ? Pas que je sois dépressive, loin de là. ’ai cette impression d’être incomplète, et tant que j’ignorais qui je suis vraiment, je ne pourrais pas aller vers les gens » Plus tôt durant la séance, Berach s'était perdu dans une réflexion semblable. Il resta silencieux un moment, essayant de trouver une explication rationnelle à ce ressenti. Mais il n'en trouvait pas. « Je... » Il se tut. Quoi répondre ? Il était censé répondre. « Ce sont juste des impressions, tu sais. Comme tu l'as dit, tu as du mal à te situer. » Était-ce vraiment crédible ? Berach avait l'impression de ne plus savoir comment agir en tant que professionnel. Isaura avait eu ce moment d'absence, tout comme lui quelques minutes plus tôt en fixant le collier. Comme si l'atmosphère de la pièce avait une influence sur leur comportement et leurs pensées. « Je dois quand même avouer que, parfois, quelque chose nous empêche d'être nous-même ici. Peut-être que c'est à cause du fait que nous vivons dans une ville où tout le monde se connait. »

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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Lun 4 Mai - 23:54


C’était définitif, Berach avait la tête ailleurs, ce qui intriguait fortement Isaura, qui lentement, se déconcentrait de son propre mal, pour s’intéresser à la gestuelle de son psychologue, qui était quelque peu diffuse. Du coin de l’œil, elle l’observait, se concentrant sur sa personne, captant une agitation qu’elle ne lui connaissait pas. D’habitude, Berach restait calme et concentré, s’intéressant à ses problèmes et la conseillant au mieux. Ici, elle le sentait de temps à autre absent, absorbé dans des pensées qui n’étaient certainement pas en rapport avec sa patiente. Autant dire que c’était tout ce dont Isaura avait besoin pour s’intéresser au cas de l’homme à lunette. Pas qu’elle tenait à lui, mais si elle n’arrivait pas à se concentrer sur ses propres problèmes, autant s’occuper d’une autre manière. Elle avait plein d’autres rendez-vous avec Berach de prévu. Alors, éluder son bienêtre – qui était loin d’être atteint- pour tuer le temps à propos du psychologue, c’était une solution qui ne l’agaçait pas trop. Peut-être même que ça pourrait être intéressant. Alors, finalement, en un mouvement, Isaura se redressa de son siège, comme elle ne l’aurait jamais fait, et alla se planter devant le bureau de Berach, laissant ses doigts se poser sur le rebord en bois, évitant d’avoir les mains baladeuses sur le matériel de bureau. « Ce sont juste des impressions, tu sais. Comme tu l'as dit, tu as du mal à te situer. » Elle eut un mince sourire sur le bord des lèvres, alors que son regard bleu tombait sur ses propres mains qu’elle observa distraitement. « Mais je ne doute pas de ce que je ressens. » Ce fut à peine murmure et elle leva ses grains d’or sur la figure de Berach, une question dans le coin de ses prunelles, en attente de réponse.

Celle-ci ne tarda pas à venir, en quelques sortes. « Je dois quand même avouer que, parfois, quelque chose nous empêche d'être nous-même ici. Peut-être que c'est à cause du fait que nous vivons dans une ville où tout le monde se connait. » Bien, elle n’était pas la seule à le penser. Machinalement, elle attrapa un bout de papier vierge, qu’elle plia entre ses doigts, sans réellement suivre ses mouvements, son regard ne lâchant pas l’homme qui était en face d’elle. « Ca n’a rien à voir avec le fait que tout le monde se connait. » Ce n’était pas ça. Isaura aurait été incapable de dire ce que c’était, mais elle pouvait dire, sans ciller, ce que ce n’était pas. Et savoir que quelqu’un partageait sa vision, son impression sur la chose la rassurait, en quelque sorte. Elle savait que Berach n’irait pas lui mentir à ce sujet, il n’en n’avait aucun intérêt, puis, il était payé pour être sincère, et non pas condescendant. « Mais vous aussi, vous pensez comme moi. » Elle continua de plier le papier, lui donnant une forme qui n’en était pas une. « Pourquoi vous ne pouvez pas être vous-même, doc ? » Elle pencha la tête sur le côté, véritablement curieuse de ce qui retenait le psychologue. Elle savait, de par sa réputation, qu’il restait un grand charmeur, et qu’il s’entendait mal avec son frère. Au-delà de ça, il restait un homme on ne peut plus respectable – sinon Miram ne l’aurait jamais amené ici. « Qu’est-ce que vous feriez, que vous ne pouvez pas ? » Ce n’était même pas une question d’oser. C’étaient des actes qui n’auraient jamais lieux d’être, pas dans la configuration actuelle de la ville. Même si tout bougeait, comme cette vieille horloge qui s’était remise à tourner, étrangement lié à l’arrivée d’une certaine blonde.

Isaura termina son pliage de seconde main, déposant une figure d’un animal à quatre pattes, sur le bord du bureau – un loup – avant d’attraper son collier et de faire volteface, retournant se poser sur son siège, comme si l’échange n’avait jamais eu lieu. Mais ça avait bien été le cas et son origami de fortune le prouvait bien. Et toujours, elle soutenait le regard de Berach, en attente de réponse.
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MessageSujet: Re: like the 10220 times before, except it's not the same anymore ▬ Berach    Jeu 7 Mai - 13:45




Cette séance semblait irréelle. Berach avait l'impression d'être dans un rêve et se demandait s'il n'allait pas soudainement se réveiller. En tout cas, les sentiments qui le tiraillaient depuis le début de l'heure étaient confus. Il se sentait à la fois dans son rôle de psychologue et à la fois quelqu'un d'autre. Peut-être un coup de fatigue passagère ou un désir d'en apprendre plus sur cette impression qu'il ressentait parfois depuis quelques jours. L'arrivée d'Emma Swan avait réveillé une part de chacun des habitants sans pour autant leur faire retrouver la mémoire. Berach voulait donc des réponses. Isaura ne se sentait pas à sa place et il tentait de donner des réponses cohérentes. Seulement, ça ne suffisait pas. « Mais je ne doute pas de ce que je ressens.» Lui non plus n'en doutait pas. Il était forcé de constater que ce sentiment, il le partageait aussi. Peut-être de l'empathie ? Berach n'en avait jamais fait preuve jusqu'à présent. Il n'aurait pas choisi ce métier, sinon. Il se contenta alors d'observer la jeune femme se déplacer près de son bureau et ne tiqua pas lorsqu'elle toucha les différents objets. Il avait l'habitude et se fichait de voir quelque chose disparaître.

Berach osa enfin laisser son coté psy de coté pour parler en toute franchise. Tant pis s'il n'en avait pas vraiment le droit. Son but n'était pas de perturber encore plus ses patients mais de les aider, quoi qu'ils pensent, quoi qu'il en pense lui-même. Malgré tout, Berach ajouta une théorie à ses paroles, comme pour éviter de sombrer dans une petite paranoïa. « Ça n’a rien à voir avec le fait que tout le monde se connait.» Bon rayons cette possibilité alors. Berach arrangea ses lunettes, encore une fois, de plus en plus troublé. Il ne touchait même plus son carnet et ne cessait de bouger sur son fauteuil. « Mais vous aussi, vous pensez comme moi.» Le psychologue se figea enfin. Isaura n'avait pas tord. Et pourquoi ses agissements étaient tels que Berach avait réellement l'impression d'avoir échangé les rôles ? Il n'était officiellement plus le psychologue cette fois-ci. « Pourquoi vous ne pouvez pas être vous-même, doc ? Qu’est-ce que vous feriez, que vous ne pouvez pas ? » Les yeux de Berach se posèrent lentement sur les iris de la jeune femme. Qui était-il réellement ? Que pouvait-il faire contre ses habitudes ?

Lorsque Isaura posa son loup en papier sur le bureau, Berach sentit quelque chose au creux de son estomac. Comme un coup de poignard invisible qui l'empêchait de respirer convenablement. L'ambiance était de plus en plus pesante, décalée. « Je ne pense pas que je sois en mesure de vous répondre. Pas ici, en tout cas. » Berach se reprenait. Il ne pouvait pas se laisser aller. « Nous sommes ici pour parler de vous et non de moi. » Il fit un sourire, pour détendre l'atmosphère. « Mais tout le monde a une part de lui qu'il cache ou qu'il ne connait pas. Vous n'êtes pas la seule à venir ici avec ce dilemme personnel. Ni la seule à penser que cette ville semble... fausse. » Comment l'expliquer ? Berach avait perdu toute notion de son travail. Il retira ses lunettes et frotta ses yeux, visiblement las et confus. « Souhaitez-vous parler d'autre chose ? » Berach reposa les lunettes sur son nez et ses yeux sur l'animal en papier. « Pourquoi un loup ? »

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