Petit rappel : Le forum ne suit pas la série.
Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 You're like a mess of hair, with a pretty scar that you wear. [Feliiiiix]

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MessageSujet: You're like a mess of hair, with a pretty scar that you wear. [Feliiiiix]   Dim 10 Mai - 2:54






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 3 Mai
Météo (approximative) : Frais, presque ensoleillé
Matin, après-midi, soir : Après-midi
Votre sujet prend en compte une intrigue ? : [X] oui, la n°1 [] non
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [X] en cours [] terminé



Elle lança du pied contre le dur sol béton qu'était ce vieux trottoir, légèrement plastique, dans un pas quasi effacé du regard sournois qu'était les rues closes de Storybrooke. Elle laissait ses longues jambes filer vers l'avant, son dos courbé sur elle même, l'allure piétineuse, ses iris tornade rivées sur les minuscules fissures dont le monde semblait être fait, n'arrivaient à quitter leur point de jeu. Sa respiration coupa court et deux mèches presque aussi blanche qu'une neige de début de printemps mêlé au fade blond de pissenlits en bout de vie, volèrent au vent frais qui traversait la ville, se permettant de visiter les recoins abandonnés ou personne n'aimait y aventurer les pieds. La grande Alaska soupira. Merde... Elle cligna longuement des yeux sans les rouvrir. Inspirant l'air trop froid et glacé qui planait dans les horizons de cette peu laborieuse ville, elle accélérait en se disant que plus tôt elle serait arrivée, plus tôt elle pourrait repartir dans ses petite chambre douillette. Mais elle allait y arriver, elle y était presque.

Elle marchait longuement, depuis bien quelques minutes déjà et les paupières fermées vers le centre de ses joues, l'esprit fuyant. Elle détestaient ses parents. Et non pas seulement car ils s'embêtaient à lui reprocher terre et ciel, non, ça aurait été bien trop drôle et facile de les haïr pour des conneries, mais en vivant chez eux, elle s'était créée une sorte de foutue prison qui l'entourait de barreaux de fers et d'acier, indéformable et toujours plus écrasante et étouffante, comme si tout se resserrait sur elle-même plus les mois disparaissaient en une épaisse fumée colorée, incapable de la laisser faire ce qu'elle aurait voulu souhaiter faire. Elle avait bien, un petit appartement, assez grand pour sa flemmarde et solitaire personne, qui la faisait se sentir libre parfois, à quelques dizaines de kilomètres plus loin, mais la plupart de son précieux temps était gaspillé dans sa vieille chambre à l'odeur irrespirable de renfermée de temps à autre. Alors, pour la motiver à être quelqu'un de plus sociable (parce que ce tas de glace n'aimait guère la compagnie de quique ce soit, c'était comme ça depuis toujours), elle avait été forcé d'aider un pauvre lycéen qui allait se la coltiner pendant un sacré bout de temps, simplement car elle avait toujours énormément bien travaillé. C'était un comble tellement idiot. Elle en soupira.

Dehors, le temps ne faisait pas des merveilles, simplement le bout du nez lumineux flammant du soleil se pointait quand l'envie le prenait entre deux-trois bousculades au travers des freux nuages montagneux aux formes plus diverses et variés que les dégâts que la nature aurait pu faire de ses féroces pouvoirs. Le petite brise claire effacait la chaleur des rayons tornieux que produisait la boule de feu gisant au creux des ténébreux cieux, et peu de créatures vivantes, excepté quelques hommes et femmes se promenant dans les chemins, au choix, sinueux, droits, grands et petits qu'offrait la modeste et peu large ville de Storybrooke, qui semblait enfermée dans les mailles emmêlées du filet du temps et des années qui restaient comme immobiles. Et puis, même pas un mélodieux sifflotement, juste le bruit froid et frappant des pas qui se suivaient et s'entre choquaient, ce léger carnage déstabilisant, l'odeur brûlante de quelques cigarettes, les petits pépiements de quelques commérages, et les bâtiments, s'élargissant ou rapetissant au fil des rues qu'Alaska traversait. C'était un endroit qu'elle connaîtrait presque par coeur, mais qui d'un côté, la terrorisait et lui faisait peur. C'était comme si une partie d'elle ne se sentait pas à sa place, comme si tout ça, elle ne le connaisse pas, comme un épais rêve brouilleux qui semblerait bien trop réel, mais d'ou l'aspect et les décors t'entourant seraient tous faux, et encore faux. Un frisson parmi tant d'autre, elle avait grandi là, n'est-ce pas ?

Elle arriva finalement à l'endroit noté sur le bout de papier qu'elle avait emporté avec elle, pile à l'heure, et reprenant un peu son air. Ça ne sentait plus comme l'odeur charnière et familière de la ville, c'était plus une faible émanation qui s'intensifiait de parfum d'hommes. Elle en aurait presque pu pousser un soupire de dégoût, à cette odeur si peu connue. Alaska avança, inspecta du coin de l'oeil les alentours, puis finalement le bout de bois et cette poignée à peine remarquable. La blonde monta les yeux vers le haut et osa toquer du bout de sa main, avec l'intersection de la phalange médiane et proximale. Son sac sur les épaules, frêlement, elle releva le menton en attente qu'on lui ouvre la porte. Soudain, enfin, quelqu'un voulu bien tirer cette chose presque hideuse pour la faire entrer. Elle peina à remonter ses pupilles claires vers l'homme, lui accordant un faible bonjour avant d'oser à le dévisager gentiment, pour savoir en quelque sorte, à qui elle avait faire et qu'elle allait devoir aider. Puis elle sentit sa respiration se perdre par l'ampleur du jeune homme qui la dépassait bien et avait une allure, moins banale, que les garçons de son université. Il était grand, d'un certain blond aux mèches fugueuses, un sombre regard brillant perçant qui avait le don de vous mettre mal-à-l'aise, une foncée cicatrice ornant le haut de son visage, et ce vicieux sourire qu'elle imaginait déjà traînant sur ses lèvres. Elle fronça, suspicieuse en jugeant par son apparence, à quel genre de personne elle avait affaire, avant d’ouvrir ses lèvres rougeâtre pour se présenter et rendre la parole de sa voix fine.

" Je m'appelle Alska. C'est moi, la fille censée être venue t'aider." Ses iris maussades et presque gênés auraient voulu descendre en fuite et en flèche vers le bas et le sol qui n'était pas des plus brillant, mais après tout, ce n'était pas comme si il allait la violer et c'était une jeune femme qui ne se laissait pas si facilement intimidée. Elle était imposante, lui, dans sa certaine manière, l'était, alors elle n'allait pas baisser les bras et laissa son regard sur place, simplement en entrant quand il lui permit. C'est une fois bien avancée qu'elle augmenta le son de ses cordes vocales.

"Bon" Alaska s'avança et laissa tomber son sac de ses épaules pour ensuite tourner sa tête pâle vers le jeune garçon blond. "Tu veux qu'on fasse ça ou ?" Elle s'autorisa à scruter l'endroit ou il vivait, d'un geste lent qu'elle aurait voulu faire paraître rapide, puis, d'un ton un plus autoritaire que le précédant, elle rajouta "J'aimerais qu'on se mette vite au boulot et qu'on ne discute pas si tu veux bien. Je ne suis pas ici de mon plein gré, tu comprends ?" Et de deux pas elle s'avança en attendant une quelconque réponse de sa part.
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MessageSujet: Re: You're like a mess of hair, with a pretty scar that you wear. [Feliiiiix]   Jeu 14 Mai - 10:00




Un projet d'aide aux élèves en difficultés avait été lancé au lycée. Felix, qui en faisait partie, ne s'y était pas intéressé. Il pensait que seuls les volontaires allaient suivre le programme. Lui n'en avait pas besoin. Il se fichait bien d'avoir de bonnes notes ou non. Il n'avait aucun projet d'avenir et avait déjà un travail qui payait assez bien. Même s'il ne voulait pas finir sa vie dans une patinoire, Felix se disait qu'il avait tout le temps pour réfléchir. L'histoire du projet échappa donc à son attention, aussi, quelle fut sa surprise de se retrouver convoqué dans le bureau du proviseur afin de s'entendre sur une date de disponibilité. Felix avait bien entendu tenté de se révolter mais le proviseur n'en avait que faire. S'il acceptait de recevoir un peu d'aide, Felix ne serait pas viré de l'établissement, ce qui lui pendait au nez depuis un certain temps. Ne souhaitant pas s'éloigner de son meilleur ami lorsque ce dernier irait en cours, Felix accepta le compromis. Quelque part, au fond de lui, le Felix du passé n'arrivait pas à s'éloigner de son chef. Il avait juré de le servir et de toujours rester à ses cotés. Cette promesse était toujours d'actualité, ici, à Storybrooke.

Le fameux jour était arrivé plus vite que Felix ne l'aurait pensé. Quelqu'un allait venir ici, chez lui, pour l'aider à avoir de meilleurs résultats à ses examens. Qui était l'imbécile qui avait osé se porter volontaire pour lui ? Sûrement quelqu'un qui ne le connaissait pas. Les gens avaient peur de Felix, sauf ceux et celles qui trouvaient ça excitant de passer du temps avec un mauvais garçon. Après tout, de nombreuses rumeurs couraient sur son compte. Non seulement il dealait de la drogue - ce qui n'était pas faux - mais en plus il séquestrer de pauvres innocents pour leur faire subir des tortures sataniques ou quelque chose dans le genre. Felix voyait déjà le genre d'étudiant qui serait sur le pas de sa porte dans quelques minutes. Un intello coincé, tenant ses livres contre sa poitrine, le regard terrorisé à travers ses lunettes à la Harry Potter et le visage aussi pâle qu'un cul de poule. Felix ne s'était donc pas soucié de faire le ménage et espérait bien faire un peu peur à cette personne ou cet intello qui viendrait toquer à sa porte.

Les coups retentirent quelques minutes après, alors que Felix regardait une émission débile à la télé. Il soupira et s'extirpa de son petit cocon pour aller ouvrir la porte. Là, il vit une jeune fille un peu plus âgée que lui, fine, jolie et pas du tout intello. Enfin, elle n'avait pas la panoplie de ce gars qu'il avait en tête. Pas de vêtements hideux, pas de lunettes... C'était totalement dingue, à quel point Felix pouvait avoir certains clichés bien ancrés dans sa tête, alors que lui n'aimait pas vraiment les clichés. « Je m'appelle Alaska. C'est moi, la fille censée être venue t'aider. » Felix souriait en détaillant la jeune Alaska. Pour une fois, il ne ressentait pas l'envie de la draguer, bien au contraire. Elle avait l'air d'une demoiselle innocente qui s'était dévouée pour entrer dans la gueule du loup afin de sauver sa jolie petite famille. Felix ouvrit un peu plus la porte sans rien dire, étirant son grand bras squelettique aussi loin qu'il le put.

« Bon » Alaska avait peut-être perdu patience face au silence du grand blond qui ne s'était même pas présenté. Mais, si elle était là, elle connaissait déjà son nom, n'est-ce pas ? Felix referma la porte et observa la jeune fille qui attendait peut-être qu'il parle, mais rien. « Tu veux qu'on fasse ça ou ? » En temps normal, Felix aurait répondu quelque chose de plutôt déplacé, mais là, il n'en avait pas envie. Ses désirs étaient plutôt portés vers le fait de vouloir jouer les faux psychopathe prêt à découper la jeune fille en rondelle, uniquement dans le but de se moquer gentiment des rumeurs qui couraient sur son compte. Bientôt, la ville ne parlerait plus que de cette pauvre Alaska qui aurait subi des séances spirituelles et démoniaques, avec sacrifices de chèvres et autres joyeusetés. « J'aurais bien proposé la cave mais elle est condamnée pour le moment. » Felix afficha un sourire qui étirait sa cicatrice de façon tout à fait inquiétante.

« J'aimerais qu'on se mette vite au boulot et qu'on ne discute pas si tu veux bien. Je ne suis pas ici de mon plein gré, tu comprends ? » Felix ne put s'empêcher de rire et de secouer la tête. Décidément. « Ouais, je comprends. C'est toujours horrible de passer du temps en ma compagnie, vraiment. On sait jamais ce que je suis capable de faire. Tu as entendu parler du corps que j'ai fait disparaître en invoquant des esprits maléfiques ? » Une rumeur totalement absurde que certains collégiens racontaient pour se faire peur. Felix était l'une des attractions de la ville. Ce grand blond mutilé à l'allure inquiétante. Il faisait presque aussi peur que ce bon vieux Monsieur Gold. « On t'a proposé de l'argent pour que tu viennes ici, hein ? »

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MessageSujet: Re: You're like a mess of hair, with a pretty scar that you wear. [Feliiiiix]   Lun 25 Mai - 17:46


Il était... Grand. Vraiment Grand, imposant, si fin qu'il faisait presque froid dans le dos et surtout, il avait un drôle d'air sur la face, qui cernait tout ses traits macabres, un air.... Un simple air quelque peu terrifiant, qui avait ce don de te donner envie de te faire toute petite et de t'enfuir, de te cacher de ses yeux qui te faisaient trembler à distance. Mélangé avec cette moue, amusée et à la fois étonnée, qui tentait d'observer minutieusement le visage de la petite blonde qui se présentait à lui. Il la scruta de haut en bas presque vigoureusement, un léger sourire en bouche. Ce regard prononcé en était presque même pesant pour l'étudiante, et à part un petit frisson gelée qui caressa sa peau, elle n'était pas tant tétanisée, juste un peu moins sûre d'elle que comment elle avait eu l'habitude de l'être. La jeune femme détourna la tête par un idiot reflexe. Elle eut une courte inspiration douce et le laissa s'approcher. Alaska sortait peu et n'avait guère beaucoup de visages dans sa tête. C'était donc un parfait inconnu, à la réputation qui lui passait au-dessus de la tête. Elle avait bien lu son nom, quelque part, mais ça lui était sorti de la tête, comme énormément de choses dont elle aurait bien voulu oublier l'existence. Elle en savait des choses, des choses qui ne la faisait même pas réagir. Elle connaissait qu'une certaine Ruby était serveuse, avec sa tante ou grand-mère Granny, qu'il y avait une nouvelle en ville, dont le nom était Etha, ou Emma, quelque chose qui sonnait bien dans ces tonalités, qu'il y avait bien quelques voyous aux noms qui se dérobaient au plus profond de son esprit, et des habitants qui s’occupaient à écrire paisiblement le cour de leurs destins, car pour elle ce qui comptait seulement était sa famille ou plus précisément, ses proches. Sa petite Anna, par exemple. Une des seules qui lui restait après qu'elles se soient enfuies, ensemble, de Vegas et de leur pauvre ville natale. Sa gorge se serra doucement par un automatisme fort peu agréable qui rôdait dans sa mémoire et simplement elle se fixa, droite.

Elle se permit une seconde fois de lui lancer ses iris dessus, comme un grappin d'acier, pour regarder avec détails ses petites mèches blondes lançantes sur sa peau pâlichonne et cette étrange cicatrice qui rôdait et soulignait le creux de ses joues. Il avait un air de maquillage d'halloween, un peu comme un effrayant squelette qui ricanerait au coin de la rue sous la lune étrangement lumineuse en ce jour obscure. La télé sonnait encore son bruit strident de l'animateur qui parlait avec des rires idiots et qui brûlaient ses minuscules petites oreilles glacées. L'étudiante l'imaginait, sur le fauteuil, en train de rire ou de je ne sais quoi. C'était fou, elle avait déjà à l'instant même l'idée du type qu'il pouvait bien être; celui qui séchait les cours et ne faisait rien de ces journées sauf peut-être si l'occasion se présentait des conneries et mauvaises bêtises en tout genre. Elle soupira, à peines quelques dizaines de secondes qu'elle était là qu'elle en avait déjà marre, la petite blonde savait déjà qu'elle allait avoir le plus grand mal pour ne serait-ce apprendre les bases en maths à ce jeune garçon. Elle fronça ses sourcils bois dans un rictus qui forma sur son front quelques plissures fort désagréables, puis, n'ayant aucune réponse de sa part concernant un quelconque prénom, elle sortit péniblement de sa poche le papier ou figurait les lettres qui formaient son identité. Felix Frost. Alaska eut une pointe de mal à se demander ou avait-elle eu l'occasion d'entendre ses syllabes accrochées, avant que le jeune homme, toujours smiley en bouche, s'agrandissant de plus belle, dédaigna enfin ouvrir les lèvres et bouger sa lèvre pour prendre la parole.

" J'aurais bien proposé la cave mais elle est condamnée pour le moment. " Condamnée ? Cave ? Rien que sa faible voix mystérieuse et ses paupières à moitié roulées, il y en aurait eu plus d'une qui aurait eu la folle envie de courir et d'éclater la porte par terre pour s'en aller loin, mais les blagues du genre, surtout de mauvais goût, n'amusaient même pas la froide Alaska qui eut juste envie de marmonner que ce certain Felix, n'était qu'un pauvre idiot qui voulait juste effrayer les autres filles. Elle reprit la discussion, avec ironie creusant dans ses cordes vocales. " De toute façon, entre la poussière et tout ce que vous avez pu y mettre, nous n'aurions pas pu bien travailler, j'aurais donc eu ainsi la chance de revenir ici un nombre inimaginable de fois en plus." Elle coupa pour respirer. " Alors ce n'est pas plus mal à vrai dire. " Sa voix piquante retourna se cacher dans sa gorge, tandis que le petit malin continuait son absurde et ridicule jeu. " Ouais, je comprends. C'est toujours horrible de passer du temps en ma compagnie, vraiment. On sait jamais ce que je suis capable de faire. Tu as entendu parler du corps que j'ai fait disparaître en invoquant des esprits maléfiques ? " Elle détourna la tête vers lui. Oh, c'était donc cet homme sur qui les affreuses rumeurs couraient ? Celui qui était bizarre, dangereux, qui aurait pu invoquer magie et esprits, appeler le démon et d'autres idioties que la petite Alaska n'aimait pas croire. Elle leva la voix. " Oh, peut-être, oui ça me dit quelque chose. Que t'avais fait cette pauvre personne, pour que tu en utilises de telles "incantations" et qu'il faille disparaître le corps ? Elle t'avait mal regardé, parlé sur toi ? Ou tu avais peut-être juste l'envie." Au lieu de bosser. C'était un petit farceur, ce garçon, mais la blonde n'avait pas envie de se laisser faire et d'être écrabouillée comme ça, par quelqu'un, qui en plus, était plus jeune qu'elle-même.

Puis il brisa encore une fois le doux silence qui longeait les murs de la pièce en ouvrant sa bouche pour lui poser une question qui devait sûrement lui brûler les lèvres depuis qu'elle avait franchi le seuil de sa porte. " On t'a proposé de l'argent pour que tu viennes ici, hein ? " Sa voix était pleine de sous-entendues, et alors Alaska ne put retenir un vieux rire de sa gorge, et en s’esclaffant une légère fois elle lui répondit avec un brin d'enthousiaste " Je crois que si on m'avait proposé de l'argent, je serais en train de faire ce boulot en souriant. " Elle s'arrêta d'étirer ses lèvres puis se dévoua pour lui dire, ce qu'elle gagnait de tout ça. " En faisant ce truc, j'ai un endroit ou vivre. C'est pas aussi bien que de l'argent, mais c'est mieux que rien, et ça me convient presque à vrai dire. " Et on l'obligeait seulement car elle avait eu moins de difficultés que la plupart des gens qu'elle avait avec elle à l'université. C'était dans ces moments là qu'elle aurait énormément préféré être une élève médiocre qu'une fille avec une moyenne supérieure à la moyenne.
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MessageSujet: Re: You're like a mess of hair, with a pretty scar that you wear. [Feliiiiix]   Jeu 4 Juin - 10:52




C'était comme si Felix essayait de faire fuir la demoiselle pour ne pas subir d'heure de cours et de devoirs. Il jouait les mauvais garçons, quelque peu psychopathe sur les bords, et s'amusait à sortir de vieilles rumeurs comme si elles étaient fondées. Avec un peu de chance, Alaska serait effrayée. « De toute façon, entre la poussière et tout ce que vous avez pu y mettre, nous n'aurions pas pu bien travailler, j'aurais donc eu ainsi la chance de revenir ici un nombre inimaginable de fois en plus » En fait, elle ne l'était pas du tout. Felix poussa un soupir de découragement en l'écoutant parler. Elle n'était même pas impressionnée, ne serait-ce qu'un petit peu. Comme si la subtilité de Felix était passé à la trappe. « Alors ce n'est pas plus mal à vrai dire. » Felix accrocha son regard glacé sur elle en cherchant comment réussir à tourner la situation à son avantage. S'il se montrait suffisamment lourd, partirait-elle ? Beaucoup de personnes perdaient patience devant le grand blond, surtout lorsque tout semblait l'amuser.

Felix sortit la carte du pauvre délinquant dont on ne veut pas s'occuper. Mais là, il risquait peut-être d'attirer la pitié de la demoiselle. Alors, pour bien faire, il ajouta une nouvelle rumeur ridicule qui le faisait passer pour un tueur en série. Son attitude détaché accentuait un peu son air sérieux, bien qu'il ne l'était pas un seul instant. « Oh, peut-être, oui ça me dit quelque chose. Que t'avais fait cette pauvre personne, pour que tu en utilises de telles "incantations" et qu'il faille disparaître le corps ? Elle t'avait mal regardé, parlé sur toi ? Ou tu avais peut-être juste l'envie. » Le grand blond haussa les épaules en penchant la tête sur le coté. « Tu sais, les psychopathes ont souvent des motivations inexplicables. Ou bien, je suis un sorcier qui aime s’adonner à certains rituels sans me soucier de qui j'utilise pour la séance des offrandes. » La discussion était assez intéressante. Pour une fois qu'une jeune fille lui tenait tête - autre que Lane - Felix était presque ravi. Il aimait aussi voir certaines d'entre elles partir en courant, totalement choquées, mais bon.

Curieux, il fallait l'admettre, le blond se demandait pourquoi Alaska avait choisi de l'aider. Lui avait-on proposé de l'argent ? Une hausse dans ses notes ? Un diplôme indiquant qu'elle était prête à se sacrifier pour aider les pauvres cas dans le genre de Felix ? Frost avait quelques réticences concernant ce rendez-vous. Alaska n'était pas ici par plaisir, c'était certain. Et, quelque part, Felix n'avait pas envie de faire des efforts si la présence de l'étudiante n'était rien d'autre qu'une obligation pour elle. « Je crois que si on m'avait proposé de l'argent, je serais en train de faire ce boulot en souriant. En faisant ce truc, j'ai un endroit ou vivre. C'est pas aussi bien que de l'argent, mais c'est mieux que rien, et ça me convient presque à vrai dire. » Donc, il y avait bien anguille sous roche. Felix eut un petit rire en secouant la tête. Celui-ci se termina par un soupir las, car le blond était déçu. « Ouais, donc, c'est de la charité. Tu ne fais pas réellement ça pour m'aider. J'avais raison. Bon bah, tu sais, tu peux partir. Je suis pas vraiment du genre à profiter de la pitié des autres... » Felix se laissa tomber de tout son poids sur le canapé, attendant avec impatience le moment où Alaska fermerait la porte derrière elle. Il ne savait pas si, au contraire, elle allait rester pour prouver qu'elle voulait vraiment l'aider, mais pour le moment, Felix n'avait pas trop confiance en ses bonnes intentions. Ce n'était qu'une mascarade et il ne voulait pas être un pantin dont on se servirait pour prouver que les vilains garçons en ont dans la tête, avec un peu de volonté mais surtout, surtout, l'aide d'une âme charitable.

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