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Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)

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MessageSujet: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Mer 11 Mar - 10:57






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Type du sujet : [] Flash-Back [X] Présent
Date du rp : 24 février 2015
Météo (approximative) : Climat pluvieux avec une température assez basse.
Matin, après-midi, soir : Matin
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [X] en cours [] terminé






Jafar & Shéhérazade
1
Le premier jour sur le monde de Storybrooke était un passage rapide qui avait tourné étrangement, un accord, une alliance, un début intéressant, passionnant, enflammé même, mais soudainement celle que j’avais rencontré, ou plutôt retrouvé, m’a montré son vrai visage. Elle peut me dire ce qu’elle veut, que ce soit que je lui plais, que ce soit qu’elle est sincère ou qu’elle n’est que douceur, j’ai vu son jeu, ce besoin de se montrer pas uniquement une femme de caractère, insoumise et grande, non c’est une femme qui a besoin de se montrer supérieur en prenant le contrôle, le pouvoir, ayant usé d’une méthode qu’elle aurait mieux fait d’éviter. Elle ne m’y avait pas répondu d’ailleurs à ma remarque quand je lui ai dis qu’elle aurait pu simplement s’arrêter alors quand je lui ai donné l’opportunité, mais non elle a préféré continuer pour prouver que c’était elle qui déciderait du quand, sans se soucier des conséquences, usant de la pathétique excuse du repas qui aurait été gâché… Repas qui a fini à terre mais bon… Je n’étais point retourné chez elle ce soir la, préférant éviter de laisser ma haine exploser et mettre fin à un accord utile qui m’aurait permis de retrouver ma lampe. Cette nuit la j’avais rappelé le lapin pour retourner au Wonderland, laissant finalement ma haine se déverser sur celui qui était détenu dans mes cachots, mon géniteur. Après tout, le simple rejet sur ma personne ne pouvait que me rappeler cet homme et rappeler à lui la souffrance que je pouvais faire connaître à ceux qui tentent de me blesser. J’y suis resté deux jours, le temps de récupérer et rassembler mes affaires, de libérer ma rage, d’avertir Lapin Blanc en gardant sa patte tel un porte bonheur pour finalement retourner à Storybrooke, profitant d’un moment d’absence de Shéhérazade pour ne point la croiser et modifier comme dit ses sous sols et y installer un lieu semblable à ma chambrée de la tour se trouvant dans le Wonderland avec une table d’alchimie, les différentes composantes dans une étagère, ainsi que Tapis et d’autres de mes affaires qui pourraient se montrer essentielles et finalement le livre de sortilèges d’Amara.

J’avoue cette femme m’a marqué, je ne me souviens point de la dernière fois que j’ai pu éprouver un désir pour quelqu’un, comme si cela n’avait plus existé depuis Amara, surement car je ne m’étais plus octroyer ce genre de moment, de perte de temps. Oui c’était évidemment une perte de temps vu la tournure que cela avait pris et le temps supplémentaire perdu juste pour me calmer et réussir à nouveau à rassembler mes idées. Ce sous sol pouvait faire penser à une grotte aménagée, mais je n’avais point besoin de plus pour continuer mes affaires, tout comme j’avais ramené l’homme qui serait chargé de s’occuper de la cuisine, car après tout c’est son travail et elle devrait déjà être heureuse que je n’ai point ramené mes gardes ou mes soldats ou encore le tortionnaire, non juste le cuisinier pour qu’il puisse s’occuper de ce qu’il doit. L’installation se fait aisément, prenant une journée pour me rendre au centre de cette ville, à la Mairie, pour rencontrer cette Regina, la Méchante Reine, une personne que je compte tenter de manipuler pour la pousser à voir les autres êtres de cette ville comme des personnes ne lui offrant point le respect qu’elle mérite. J’espère surement éveiller le mal en elle pour qu’elle reprenne cette part de ténèbres et écrase ceux qui pourraient se mettre sur mon chemin.

De retour chez Shéhérazade, je ne tente point de la croiser, de la revoir, je n’ai d’ailleurs point investit de chambre pour me rendre dans les sous sols, tester plusieurs sortilèges pour tenter de retrouver ce Merlin, feuilletant le livre au cas où je pourrai trouver quelque chose m’offrant des informations sur ce sorcier, sur ses habitudes, ou encore simplement une idée de sortilège qui aurait pu m’offrir une vision lucide sur les différents Royaumes et retrouver la trace de celui qui m’intéresse. Je ne pourrai point dire combien de temps je reste dans ces sous sols, dormant de temps en temps sur ce lit d’appoint que j’ai fais, passant le reste du temps à travailler pour mon objectif, laissant le cuisinier m’apporter de quoi me nourrir quand je prend un instant de répit pour réfléchir. Trouver un homme est souvent facile, il existe bien des sorts pour retrouver quelqu’un, mais un sorcier c’est bien plus complexe, surtout sans posséder quelque chose lui appartenant. Je me dis que je devrai peut-être retrouver Cyrus une nouvelle fois pour lui prendre sa boussole, celle permettant de retrouver tout ce qu’on recherche. Mais si je dois repartir en quête de Cyrus, cela deviendrait inutile de chercher Merlin vu que je serai à nouveau sur la trace d’un génie. Un instant je perds ma patience, m’énervant en brisant une amphore sur la table, serrant les dents, détestant les pertes de temps… Peut-être faudrait t’il que j’aille voir ce Rumpelstiltskin pour découvrir ce dont ce dernier est capable et voir si il aurait quelque chose qui pourrait m’être utile.

Je ne pense presque plus à ce qu’il s’est produit avec la Sultane, surement trop occupé dans mes recherches, trop concentré et le temps m’aidant à apaiser cette rage qui refuse de partir totalement, cette frustration qui me donne envie uniquement de me méfier d’elle, de rester distant et vigilant. Je pense qu’une part de moi me dit qu’elle doit même être heureuse, voir soulagée de ne point me croiser depuis presque une semaine, sans traces ou de nouvelles de ma part. Mais que voulez vous, je n’ai point non plus l’envie de devoir à nouveau me prendre la tête et me disputer avec elle parce qu’elle aime jouer avec le feu tout en ne supportant pas de se bruler. Je passe un instant la main sur le sceptre, flattant la tête de serpent de mes doigts. « Même toi tu ne sembles pas savoir qui est ce Merlin… Peut-être se cache t’il sous un autre nom, visage… Mais je le trouverai, je trouve toujours. » Je parle au sceptre par habitude, surement cette forme de solitude, d’absence de personne digne de confiance. Je glisse ma main vers ensuite vers la cruche pour me servir à boire avant de remarquer que celle ci est vide, et un soupire s’échappe, la reposant, décidant que je m’occuperai de cela plus tard.

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Dernière édition par Jafar d'Agrabah le Lun 23 Mar - 10:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Mer 11 Mar - 19:29


Des jours que je n'avais aucune nouvelle de lui. Je pensais qu'il avait fini par abandonner l'idée et repartir sur la trace de la Reine Rouge. Au départ, ça m'allait, j'étais trop en colère contre lui et je refusais fermement de le croiser et de lui parler. Ça me permettait d'avoir les idées claires et de pouvoir comprendre et oublier surtout. J'étais trop attristée aussi de l'avoir blessé, je me savais trop empathique mais c'était plus fort que moi. Mon père avait toujours fait en sorte que je sois humble et que je me mette à la place des autres même si je suis de famille noble et que je ne manque de rien. Il avait enchaîné les sultans et en avait connu des despotiques. Le père de Schariar, par exemple, était un être abominable même s'il avait contribué à renflouer les caisses de l'Etat. À sa mort, le règne de Schariar avait été plus calme jusqu'à ce qu'il devienne aussi fou que son père. Et un jour, je découvrais le cuisinier de Jafar dans ma cuisine en train de taper sur le micro-onde parce que la machine avait eu le malheur de faire du bruit. Je pensais alors que ça s'arrangerait mais durant des jours, je ne le voyais pas, il restait confiné dans sa grotte à faire des recherches. Il ne montait même pas dormir dans la chambre que je lui avais préparé. J'avais dû apprendre à son cuisinier comment on faisait la cuisine dans ce monde, très difficile au départ mais ça devint vite un automatisme pour lui qui devenait meilleur cuisinier qu'au départ. Je n'allais plus à la bibliothèque dans les premiers jours, pour l'aider à s'habituer à la maison. J'avais même aménagé un petit coin dans le garage pour qu'il y dorme. Le mettre dans la chambre d'ami aurait certainement été un autre sujet de dispute entre son maître et moi. Nous nous entendions plutôt mais nous restions cordial et nous ne nous permettions pas de rester longtemps ensemble.

Vers quatre heure, assise dans l’alcôve de mon salon, j'écoutais les gouttes de pluie, relaxantes, tomber pendant que je lisais un livre qui parlait d'un homme transformé en âne et qui devait manger des roses... Je soupirais sans vraiment comprendre ce qu'il était passé par la tête de cet auteur pour pondre une histoire pareil, mais j'étais trop déconcentrée par des effluves provenant de la cuisine. Je me déplaçais donc pour voir ce qu'il en était et je découvrais le commis s’affairer en cuisine. Il préparait un met qui mettrait apparemment du temps à cuire et je profitais de l'occasion pour préparer un plateau de gâteaux et de thé que je descendais à Jafar. J'avais réussi à l'oublier un instant, les premiers jours où il avait disparu, mais voir son esclave tous les jours dans ma cuisine ne pouvait pas m'empêcher de ne pas penser à cette soirée qui s'était mal terminée. Le savoir juste en dessous de ma maison sans savoir ce qu'il fait me piquait ma curiosité et j'avais envie d'arranger les choses entre nous. J'attrapais le plateau et descendais dans sa grotte où je n'avais jamais mis les pieds. Je descendais les escaliers difficilement : le plateau imposant ne me permettait pas de voir mes pieds, pieds qui pouvait à tout moment se prendre dans la longue robe pourpre que je portais aujourd'hui, malgré la pluie. Son antre était en tous points différent de ma maison, ici il faisait froid et sombre, alors que ma maison était chaleureuse et accueillante.

J'arrivais alors qu'il avait voulu de l'eau, sa carafe était vide et n'avait donc pas pu se désaltérer. Je tombais apparemment à pic. Je me raclais la gorge pour signaler ma présence et m'approchais de lui en essayant de trouver une place parmi tous les grimoires et objets en tout genre. J'avais finalement réussi à faire tenir en équilibre le plateau sur une main pour faire un peu de place sans pour autant y mettre du désordre, j'y déposais le plateau et remplis une tasse de thé pour lui. Depuis que j'avais signalé ma présence, je n'avais plus posé les yeux sur lui tandis que mon visage ne trahissait aucune émotion. Je déposais sa tasse devant lui et remplis une petite assiette de gâteaux que j'avais préparés pour la poser à côté de la table. « Je pensais que vous voudriez quelque chose, vous mangez peu et le dîner sera servit tard ce soir. Je ferais descendre des couvertures pour la nuit. » J'attrapais la carafe pour le remonter et le remplir, hésitais un instant puis toujours sans le regarder : « Je suis sincèrement désolée pour l'autre soir. Je ne voulais pas vous mettre en colère et que vous soyez si distant... ça me peine. Voilà. » Et je me tourne pour retourner vers les escaliers afin de retrouver ma maison chaleureuse.
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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Mer 11 Mar - 21:37






Jafar & Shéhérazade
1
Le faite que Shéhérazade n’était jamais venue me voir me confirmait que la situation doit clairement l’arranger, ainsi que cette froideur qui s’était installée entre nous, mettant directement une frontière entre nos deux personnes. Je suppose que c’est mieux ainsi car son style, ses charmes, peut-être aussi notre nation commune, cela me plait et m’aurait surement posé des difficultés à gérer par la suite, surtout si elle se mettrait à vouloir s’interposer entre moi et un ennemi ou un objectif. A force de rester la, j’en ai presque des maux de tête, concentré sur ce que je tente de faire, ce que je veux réussir mais mon esprit se fait déconcentrer lorsque je tente de me servir à boire par un son délibéré pour m’annoncer une présence. Mon regard alors se porte vers l’origine de ce bruit pour voir la présence de Shéhérazade dans une belle robe aux couleurs intéressantes, ce qui me fait arquer un sourcil de curiosité. Que vient elle faire ici ? Et depuis quand elle se met à me servir ainsi, se battant sans demander aide pour installer le plateau, me servant thé et gâteau en m’annonçant que le diner serait tardif. Je ne comprends pas son jeu, ni sa manigance, quel piège préparait elle ? Je suppose aussi vu sa remarque qu’elle a sur constater aux voyages du cuisinier que souvent mon assiette n’était que peu entamée, mais l’intention de m’apporter une couverture ? Je me redresse en la regardant faire, m’attendant à une remarque, une pique, ou voir une provocation, restant telle une statue de granite ne voulant montrer aucune émotion, aucune forme d’étincelle de vie.

Je la laisse prendre la carafe quand soudainement elle montre un nouveau visage, ne me regardant point comme honteuse pour s’excuser. Je ne fiche de ses excuses, ce sont des mots souvent vains, souvent aussi hypocrites pour apaiser une tension mais rarement pensés. Ce qui me surprend ce n’est point donc cela, mais l’entendre me dire qu’elle est peinée du froid créé entre nous deux alors que j’aurai pensé qu’elle en serait heureuse, souriante, voir soulagée. Elle me tourne dos pour repartir et je ne dis rien au début, mon regard se posant sur elle, un peu curieux de cette nouvelle face qu’elle me montre. Je la laisse repartir avec la carafe vide, passant les doigts sur mon menton d’un air songeur, tentant de comprendre ce nouveau jeu, ses intentions… Serait elle sincère dans cette tentative ou est ce qu’elle tente simplement de m’amadouer une nouvelle fois. Je n’arrive plus à me reconcentrer sur mon travail du coup, c’est malin… Soupirant je prend de son thé pour le gouter, savourer ce parfum, ce délice, bien une chose que l’homme à mon service n’arrive pas à faire correctement, et je redépose la tasse, réfléchissant encore à ses dernières paroles, à ses actes précédents, cherchant comment réagir avec elle. Finalement je me pose dos contre l’étagère où se trouvent mes livres, attendant son retour dans le plus grand des silences et des calmes, attendant simplement qu’elle revienne avec la carafe.

Dès qu’elle revient, d’un pas lent je me dirige vers elle, n’attendant point qu’elle dépose la carafe pour la prendre de ses mains et la déposer sur le meuble, prenant ensuite son bras pour la guider devant la table où se trouvent différentes composantes, sans un mot pour l’instant. Je ne la regarde pas, la guidant juste devant ce meuble, glissant derrière elle pour prendre ses deux mains et les poser sur le bois. « Vous voyez avec ces différentes herbes, si vous les écrasés bien dans la meule vous obtiendrez un liquide un peu rouge. Si vous mettez celui ci un moment à ébullition, une vapeur va naitre, au début blanche et une fois qu’elle devient rouge, il faut retirer le liquide du feu, le mettre dans une fiole et attendre qu’il refroidisse. Cela fait, il suffit de faire tomber quelques gouttes de ce dernier sur un objet qui appartenait à une personne, si possible un objet qui avait une importance ou un symbolisme pour la dite personne. Alors l’objet s’envolera pour vous guider jusqu’à son propriétaire. C’est une potion qui permet de retrouver les personnes qui sont perdues de vue. » Je lâche ses mains après cette petite explication, après tout je lui ai dis que je lui apprendrai la magie non ? Mais c’est peut-être pour moi la meilleure façon pour recommencer à lui parler, rouvrir un contact autrement qu’en disant juste que j’accepte ses excuses. Je soupire en posant mes mains sur ses épaules un instant, toujours positionné dans son dos. « Pourquoi ressentez vous une peine ? »


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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Mer 11 Mar - 22:35


Je remonte jusque la cuisine et lorsque je passe la porte, celle qui fait le lien entre son antre et ma maison, je lâche un soupire. Ça c'était « plutôt » bien passé. Certes, il ne m'avait pas adressé la parole, mais j'avais craint qu'il ne se mette en colère comme cette nuit là, qu'il me crie de m'en aller et qu'il ne veuille plus voir mon visage jusqu'à notre quête. Il avait été tellement froid, presque inhumain, quand il avait dit qu'il n'y aurait plus aucun contact entre nous. Alors je suis à moitié satisfaite qu'il ne m'ait pas rejeté, même si je devais remplir cette carafe et lui ramener, je ne devais donc pas crier victoire trop tôt. J'entre dans la cuisine, souris au cuisinier au passage et remplis la carafe d'eau fraîche avant de retourner pour retrouver Jafar. Avant d'ouvrir la porte qui me ramènerait dans cet espace frais et confiné, je reprends mon souffle, passe une main sur mes cheveux relevés en chignon comme pour me rassurer et entre. J'attrape un pan de ma robe pour descendre plus facilement les escaliers que la dernière fois et une fois que j'arrive à son bureau il me prend l'objet de mes mains et le dépose sur un meuble au hasard.

Je m'attends à ce qu'il me dise de m'en aller, mais à la place, il m'attrape le bras et m'emmène à la table où se trouve plusieurs ingrédients. Je ne dis rien, attendant la suite de ce qu'il se passerait. J'avoue que j'ai un peu peur, la personne qu'il était devant chez moi m'avait fait voir un visage différent de Jafar, un visage que je ne comprenais pas et que je ne préférais pas revoir pour le moment. Il se poste derrière mon dos et pose à plat mes mains sur le bois brut de son bureau. Comment faisait-il pour ne pas se planter une écharde dans la main avec un bureau pareil ? Je ne dis rien mais je crains de ce qu'il risque de me faire et quand je l'entends me parler pour la première fois depuis des jours, je soupire discrètement de soulagement. Je le savais en colère mais sa voix le montrait beaucoup plus calme. Je l'écoute attentivement à ce qui semblerait être mon premier cours de magie, même si je me sens mal à l'aise. Ses mains sur les miennes, lui dans mon dos, difficile de se concentrer convenablement, je ne pouvais pas bouger et je ne le devais pas je pense. Après sa courte explication, je fais vite le lien dans ma tête : il avait passé tout de temps à trouver un moyen de retrouver Merlin. Il me lâche et je me permets de toucher les herbes du bout des doigts, laissant, comme toujours, ma curiosité guider mes actes. Il dépose ses mains sur mes épaules et me demande ce qui me rend triste. « Pour commencer... » Je ne savais pas vraiment comment formuler ça sans le mettre en colère... « Je n'aime pas blesser les gens et vous voir en colère m'a fait me sentir coupable. J'aurais peut-être dû laisser le dîner brûler... Il était beaucoup moins important. » Je reprends lentement ma respiration sans me retourner. Je dépose cependant une main sur la sienne. « Vous voir dormir ici alors qu'il y fait froid et que ce n'est pas confortable, manger à peine et ne plus voir la lumière du jour m'inquiète. Est-ce parce que vous ne voulez pas voir mon visage, Jafar ? Vous me détestez tant que ça ? Vous n'occupez même pas la chambre que j'ai préparé pour vous, vous y serez mieux et vous n'aurez pas le risque de faire souffrir votre dos. »

Je reste alors silencieuse après mes explications en regardant les herbes sur la table et fronce légèrement les sourcils. Je n'ai peut-être pas d'objets appartenant à Merlin mais je savais très bien que la boutique de Gold en était pleine. J'ai lu assez pour voir des objets que les livres évoqués dans ses vitrines. Je me tourne alors vers lui et le regarde dans les yeux pour la première fois depuis que je suis arrivée. « Jafar, je ne sais pas quel objet pourrait appartenir à Merlin, mais s'il en avait un, il serait certainement dans la boutique de Rumplestilskin... Il y garde des tas d'objets qui venaient du monde magique, j'en suis certaine. Vous devriez aller voir ? Je ne peux pas percevoir la magie comme vous. » Je mordille ma lèvre inférieur en me demandant si c'était une bonne idée ou si cette piste nous mettrait sur une fausse voie. « Oubliez, j'ai tort, je pense. Comment on pourrait savoir, parmi tous ces objets, que l'un d'eux appartient à Merlin ? » Je regarde par dessus l'épaule de Jafar pour détailler la pièce, le regard toujours fuyant. J'y voyais des objets que je n'avais jamais vu auparavant... Je soupirais en me disant que tout ce que ces choses signifiaient, je ne le connaissais pas et par mon manque de connaissance, je donnais des idées stupides pour retrouver ce Merlin. J'ose le regarder un instant pour tenter d'y déceler une quelconque émotion ? Je ne sais pas déchiffrer cet homme.
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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Jeu 12 Mar - 11:13




Jafar & Shéhérazade
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Bien entendu je ne sais pas si elle comprend que mon geste, le faite de parler de comment faire une potion pour qu’un objet retrouve son propriétaire, est une façon neutre de recréer le contact en passant par un de nos accords, celui de la magie. Il est toujours important pour un néophyte dans l’art occulte de commencer par quelque chose qui demande de la pratique et non d’avoir une source de magie en soi, quelque part tout être peut maitriser la magie basée sur les potions et les sortilèges des livres, ce qui demande plus de pouvoirs ou de dons naturels sont les sorts dis innés tel que les boules de feu, transformer quelqu’un en pierre, ou encore la télékinésie. C’est une simple concoction qu’elle devrait facilement pouvoir maitriser, un moyen presque infaillible pour retrouver quelqu’un de perdu, malheureusement il nous manque un ingrédient important, l’objet venant de Merlin. En attendant elle reprend la parole quand je profite de la situation pour lui poser une simple question, pourquoi cette peine. C’est vrai, après tout cela a été sa décision de créer ce froid entre nous, elle devait surement se douter que j’aurai très mal pris son petit jeu, surtout pour une excuse aussi basse que le repas. Je ne dis rien, restant toujours de marbre alors qu’elle m’explique juste qu’elle n’aime pas porter préjudice à autrui… De la compassion ? Quelle futilité, ce sentiment la poussera à sa perte, elle n’a point à ressentir une chose aussi faible et pitoyable que la compassion. Je ne relève pas alors qu’elle admet que ce qui se produisait ce soir la était plus important qu’un simple diner qui pouvait bruler, surtout que d’un geste j’aurai pu mettre fin à la cuisson. Je regarde sa main posée sur la mienne alors qu’elle reprend la parole, celle ci semblant s’inquiéter pour ma condition.

« J’ai connu bien pire comme confort… Les ténèbres me vont très bien, vous n’avez point à vous inquiéter pour ma personne. » Je prends une pause dans mes mots, imposant pour le moment toujours une voix neutre, assez stricte, montrant non pas une froideur mais une sorte de détachement. « Après tout, un serpent peut faire son nid dans les profondeurs de la terre avant d’attendre le bon moment pour ressortir et mordre. » Je ne sais pas réellement quoi lui répondre sur le faite que je puisse la détester et si je reste ici pour l’éviter. Est ce que je l’abhorre au point de tout faire pour ne plus la croiser, une question que je pourrai réellement me poser, ou est ce que c’est pour éviter de la tuer sous ma rage. « N’êtes vous point soulagée de ne plus me revoir ? Après tout vous m’aviez déjà assez vu pour la vie. » Dis je un instant en usant de ses propres paroles. Il faut dire que je possède une mémoire sans faille, certaines paroles ne sont jamais oubliées mais au lieu d’user de ses paroles je devrai peut-être parler plus ouvertement de tout cela pour répondre à sa question au lieu d’user de ses paroles contre elle. « Je ne voulais pas voir votre visage car j’aurai hésité entre vous arracher vos vêtements et reprendre où nous étions ou vous arracher la tête pour m’apaiser. » Voilà, la c’est une réponse bien plus franche, même si elle risque de ne pas réellement apprécier ces deux images. Surtout que lui arracher la tête n’est pas la solution vu notre objectif.

Elle se retourne alors vers moi pour me parler, me reparlant de notre affaire de Merlin, dévoilant que le fameux Rumpelstiltskin qui possède une forme de boutique accueillant bien des artefacts de bien des mondes pourrait avoir un objet venant de ce sorcier. Je réfléchis un peu sans quitter son regard, cherchant à toujours rester aussi neutre, surement pour éviter de montrer une porte ouverte, ou une possibilité à celle ci de pouvoir encore avoir une influence sur moi. Elle me parle ensuite d’oublier cette idée, mais je ne suis pas d’accord, si ce Rumpelstiltskin est le plus puissant sorcier de Storybrooke et une forme de collectionneur, il doit peut-être avoir quelque chose lié au Merlin. « Votre idée est excellente, je vais devoir m’informer sur ce Rumpelstiltskin pour savoir à quoi m’attendre lors de notre rencontre. Si il possède ou détient quelque chose de Merlin, je l’obtiendrai. » Je tourne mon regard vers le lien qu’avait fixé Shéhérazade, me demandant du coup ce qu’elle observait, si elle comprenait ce que signifiaient les différentes choses posées ici. Je prends la sorte de coffret sphérique avec un trou par dessus, le montrant à cette femme devant moi. « Ceci est un phylactère, c’est comme un talisman qui peut se lier à une personne. Avec certains sortilèges et un cheveu, ongle ou autre, la magie du Phylactère s’applique, que ce soit pour ressentir ce que la personne ciblée ressent, voir au travers d’elle, ou simplement la maudire. Il permet de lier un sortilège à une personne qui n’est point présente. » Comme de créer un orage meurtrier qui pourrait pourchasser la cible jusqu’à la foudroyer. Après tout si elle veut comprendre la magie, il faut en comprendre les instruments.


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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Jeu 12 Mar - 22:16


Je reste silencieuse lorsqu'il réagit à ma réponse, m'expliquant qu'un serpent s'adapte à son environnement et que même s'il n'avait pas le confort, il s'y plaisait, en quelque sorte. Il parle de morsure de serpent et je fronce les sourcils, le prenant directement pour moi. Mais je ne m'énerve pas, je comprends qu'il soit en colère et qu'il m'en veuille. Mais la colère n'est-elle pas provoqué quand une personne qu'on estime nous déçoit ? Ce n'est certainement pas son cas mais je ne peux m'empêcher d'avoir un micro sourire qui dure une demi-seconde. Juste avant de l'entendre dire mot pour mot ce que je lui avais dit dans le salon. « Croyez-vous que je serais devant vous aujourd'hui, si je vous avais assez vu pour une vie Jafar ? J'étais en colère, je ne suis pas parfaite, il m'arrive de dire des choses qui peuvent blesser. Ou en faire. » Je suis surprise que sa réponse soit celle-ci ? Comment pouvait-on vouloir tuer et désirer quelqu'un ? À moins que je me trompe totalement et que ce ne soit que le désir de tuer quelqu'un qui prime. Alors je me dis que d'être ici me fait risquer ma vie ? Pourtant, il n'a pas agressif et fais un pas vers moi pour m'apprendre la magie.

Je suis contente de voir que finalement, nous pouvions passer un moment sans nous disputer ; il fallait avouer que c'était tout de même particulier, mais quand même, c'était un grand pas. Il me dit que mon idée est bonne et qu'il faut faire des recherches sur lui. Je ne connais pas grand chose de lui, il faut avouer, à part qu'il a un fils et une femme... Alors que je regarde les objets derrière lui en me demandant à quoi ils servent, je suis avant tout pensive en me demandant quel objet a bien pu laisser Merlin et si la rencontre entre Jafar et Rumplestilskin ne risquait pas d'être compliquée. En suivant mon regard, il attrape un objet qu'il me présente. Je vois d'abord le danger que représente ce danger. Y laisser son cheveux serait risqué pour cette personne et je devine qu'il n'est pas souvent utilisé. « Pourquoi ne l'avez-vous pas fait sur la Reine Rouge ? Vous auriez certainement pu savoir si elle avait fuit ou si on vous a mis des bâtons dans les roue, non ? Je vous aurais bien proposé de vous laisser un de mes cheveux, mais vu votre envie de m'arracher la tête, je doute que ce ne soit une bonne idée. J'aurais pu vous prouver que je ne vous mens pas. » J'attrape le petit objet entre mes doigts fins et longs pour le découvrir sous toutes ses formes. Je n'avais jamais vu un objet pareil. En fait, les seuls objets magiques que j'avais pu voir étaient une lampe et ma clé.

Je le dépose derrière moi, près des herbes après l'avoir bien gravé en mémoire. Je lui tourne le dos et regarde un instant sans bouger les instruments qui se trouvent sur la table en bois. J'attrape ensuite les herbes que je mets à écraser dans la meule. C'est épuisant pour le bras, certes, et ça met du temps, surtout parce que je suis une débutante ! Je finis par en extraire un peu du liquide rouge comme il me l'avait décrit. Je balaye le bureau des yeux et prends une fiole où j'y verse le liquide. Je pense en avoir extrait trop peu et je sais que le liquide sera rare une fois porté à ébullition. Je reprends donc mon mortier pour écraser un peu plus fort les herbes et verser à nouveau de ce liquide rougeâtre. « Comme ça ? » lui dis-je en lui montrant la fiole que je venais de préparer et que je devais mettre sur le feu. Ce que je fais et regarde doucement le contenu de la fiole cuire. « J'espère que vous êtes patient, je ne suis pas très doué pour le moment. » Je me penche légèrement pour regarder la fiole de plus près mais le liquide n'est pas encore assez chaud pour bouillir. « Pour ce qu'il en est de mes vêtements, » je revenais sur l'une de ses phrases à laquelle je n'avais pas répondu. « évitez de tout faire partir en lambeaux, je ne suis plus une sultane, des vêtements, j'en ai beaucoup moins. » Je vois enfin un petit peu de fumée blanche sortir de la fiole. « Pour ce qu'il en est de ma tête... » je réfléchis un instant avant de poursuivre, « je préférerais la garder sur mes épaules... »
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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Ven 13 Mar - 11:05




Jafar & Shéhérazade
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La colère, une excuse facile pour exprimer la raison de certains mots, mais d’habitude la colère dévoile les vraies pensées d’une personne, la colère pousse les hommes et femmes à dévoiler le fond de leur pensée. Mais je vais accepter ce qu’elle me dit pour l’instant, ne pas tenter d’approfondir ce sujet même si il m’intéresse personnellement. En même temps je lui exprime que j’avais eut le désire de lui arracher ses étoffes, ou sa tête, ne voyant aucun paradoxe dans la compatibilité de ces deux choses car après tout la passion peut créer autant la haine que le désir, n’est point d’ailleurs le problème de cette émotion ? La passion engendre la jalousie, la possessivité, la colère, comme le désir, la chaleur… La passion pour un être, une œuvre, ou simplement une fonction a été aussi responsable de bien des guerres. Elle qui a conté tant d’histoires doit voir le nombre d’hommes qui ont préféré tuer une personne par passion pour elle que de la voir partir. Non, haine et désir ne sont pas incompatibles à mes yeux car ils sont proches, l’un peut faire naitre l’autre. La communication et le contact semble renaitre entre nous, d’abord par l’aide face à la magie, puis par la parole et finalement la présentation d’un artefact qu’elle regardait, un objet très particulier dont d’ailleurs elle me demande pourquoi je ne l’ai point utilisé pour la Red Queen, ce qui me fait sourire sur le coup, un petit sourire en coin trahissant un air amusé. « Mais je l’ai utilisé contre la Reine Rouge, quand j’a vu que celle-ci avait la Lampe du génie et avait laissé pour moi la tête de mon espion dans une boite. J’ai usé d’un de ses cheveux pour invoquer un sombre orage meurtrier qui l’a traqué, mais au moment où elle devait se faire foudroyer, il semblerait que le Valet s’est interposé. Je ne sais pas comment il a survécu, peut-être grâce à un vœu. » Dis je honnêtement en la laissa prendre le Phylactère entre ses mains, me doutant qu’elle ne va point apprécier cette petite histoire au sujet de Will, mais si elle veut que je continue à dire les choses telles qu’elles sont, alors autant qu’elle accepte de les entendre.

Je n’ai point trop insisté sur le faite qu’elle aurait pu me donner un cheveux pour me prouver son honnêteté, car comme elle le sous entend, je suis impulsif et cela pourrait du coup se montrer dangereux pour sa survie. Il y a tant d’objets ici dont je pourrai lui parler, lui expliquer leur pouvoir, leurs capacités, ou leurs raisons d’être. Comme la Vorpaline, l’épée qui m’assure que le Jabberwocky m’obéira et ne cherchera pas à se retourner contre moi, la seule arme capable de blesser cette créature, mais aussi le symbole de la liberté de cette dernière. Après elle se met à travailler pour reproduire les gestes que je lui ai expliqué, prenant un peu de temps avec le mortier pour obtenir le liquide précieux et souhaité, à nouveau dos à moi, m’obligeant de me rapprocher et presque me coller à elle quand elle me demande confirmation sur ce qu’elle fait et la quantité dans la fiole. « C’est amplement suffisant, avec cela vous en avez pour plusieurs doses. » Oui une goutte suffit normalement pour enchanter un objet. Je la laisse donc continuer alors qu’elle m’exprime sa position, me faisant presque sourire en me disant qu’elle n’est pas douée, pour les potions ce n’est point une question de talent, mais de pratique.

Soudainement, elle sort totalement du sujet pour revenir me parler de ma disposition à lui arracher ses vêtements ou commettre une forme de décapitation. Sa phrase me surprend un peu, elle ne me demande pas d’éviter de les lui extraire, mais juste d’éviter de les abimer car elle n’a plus une garde robe digne de celle qu’elle avait au Palais. Un commentaire bien étrange, enfin une tournure particulière me laissant un instant perplexe. Je la laisse terminer doucement avant de lui répondre en restant sur la ligne de la franchise. « J’y avais pensé, séparer votre tête de votre cœur tout en la gardant animée pour que vous me guidiez vers le Dernier Vœu. Mais finalement je me suis contenu, après tout cela serait un réel gâchis de séparer votre ravissant visage de ce corps somptueux. » Je met un peu de formes pour rendre l’image moins désagréable que la simple décapitation froide et nette, ne relevant pas encore l’histoire au sujet de ses vêtements pour éviter un quiproquo alors que j’ai clairement exprimé que ce genre de contact humain sera à éviter vu la tournure que cela avait déjà pris la première fois. Cherchant ensuite à retourner sur le sujet de la magie, je reprends des explications le temps que la fiole chauffe.

« Il existe plusieurs formes de magie, la Fabrication de potion qui est accessible à tous, un très bon début permettant de s’initier. » La fabrication de potion demande qu’une chose, que la magie existe dans le royaume où elle est pratiquée, pas besoin d’avoir la magie en soi. « Il y a la magie féérique qui demande de posséder de la poudre de fée, aussi appelée poussière féérique. Elle peut se présenter donc dans cet état ou sous la forme d’une baguette imprégnée de cette poudre. Tout le monde peut pratiquer cette magie tant qu’il détient de la poussière. » Une magie malheureusement blanche, ce qui limite en partie ses applications. « Il y a la magie héréditaire, une forme de magie souvent très ciblée, tournant autour d’un élément comme le feu, la glace, la terre, l’eau, la roche ou le sang, cette magie ne peut pas être apprise, elle vit dans un être et se transmet par le sang, de parent à enfant. » Et encore, c’est assez aléatoire vu que certains enfants peuvent en hériter d’autres non. « Il a les magies raciales, ce ne sont point des sortilèges mais de la magie qui se trouve uniquement chez certaines espèces comme les Licornes, les Loups, les dragons, les génies et d’autres créatures. » Une forme impossible à apprendre en dehors de ceux de la dite espèce, une magie qui peut être comme des sortilèges ou simplement dans la nature même de la créature. « Il y a la divination qui est une forme de malédiction faisant que la pratiquant vit à la fois dans le présent et le futur. Les Devins sont très recherchés pour connaître l’avenir, mais personne ne désire leur don car il n’est point contrôlable. » Une magie que je n’ai point encore croisée, malheureusement, mais je compte bien trouver un jour une Prophétesse. « Les sortilèges, comme je pratique, qui se composent en deux formes de magie, les sortilèges innés qui ne demandent aucune incantation et qui vient de la magie vivant en nous et les incantations qui viennent d’écrits, livres ou sont créés qui demandent souvent des composantes. Tout être peut avoir la capacité d’user de sortilège si il a de la magie en lui, que ce soit de la magie naturelle ou insufflée par une personne ou un objet. » Je ne sais pas si je suis né avec la magie en moi, ou si Amara me l’a insufflée, mais cela ne change plus rien aujourd’hui car sa pratique est maintenant devenue une seconde nature chez moi. « Il existe encore d’autres sortes de magies plus rares, comme celle de la foi, celle du véritable amour, des malédictions, ainsi que des magies qui sont considérées comme des mythes. » Dis je pour conclure donc ce petit apprentissage sur les différentes formes de magie. N’entrant pas dans les détails au cas où elle aurait certaines questions. Mais avant de continuer, je lui indique d’un mouvement de ma main que la vapeur évacuant de la fiole change de couleur, gardant l’autre main posée sur son épaule.



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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Ven 13 Mar - 21:31


Il m'apprend qu'il a déjà utilisé le phylactère et pour une malédiction. Je suis surprise lorsqu'il m'apprend que Will a intercepté le sort et me dit qu'il doit vraiment être fou amoureux de cette femme. Je comprends que c'est celle que j'avais vu dans la Forêt Enchantée avec qui il voulait partir. J'aurais pu me mettre en colère mais je me contiens, je préfère ne rien dire, après tout, nous venons tout juste de nous reparler et Will est encore vivant. Même si je n'ai rien à voir avec ces histoires, j'ai raison de ne pas vouloir lui donner mon cheveu. Il est imprévisible et la dernière nuit où nous nous sommes vu, j'ai bien compris que son humeur était changeante comme la mienne. Si je le décevais, je prenais le risque de perdre la vie et c'était hors de question. En plus, j'apprends qu'il garde des têtes dans des boites, trop glauque pour moi.

Je me calme en faisant la potion demandé. Je lui montre le résultat et il se colle presque à moi en me disant que c'est bon et je fais mine de rien. Mais je suis mal à l'aise, dès qu'il se met un peu trop près de moi, je n'arrive pas à m'empêcher de penser à notre proximité de la dernière fois. La raison pour laquelle je lui parle de l'arrachage de vêtements et de tête. Sa réponse me calme immédiatement. Il a réellement pensé à retirer ma tête de mon corps et j'ai un frisson qui me parcourt la colonne vertébrale, il a certainement dû le sentir. Puis je souris légèrement. « Vous me trouvez ravissante ? » J'essaie surtout de sortir le meilleur de cette phrase qui n'est pas très rassurante.

J'écoute attentivement ses conseils en analysant celles qui me concernent et en essayant de trouver des exemples pour les autres. Je me demande comment il pourrait m'aider à m'apprendre la magie alors que je n'ai aucune... Avec tous les événements qui se sont passés dans cette ville et même avant, j'étais certaine d'avoir vu à peu près toutes les sortes de magie. Sauf peut-être les devins et jouer avec le destin ne me plaît pas, je préfère ne pas en rencontrer, de peur que mon destin soit pire que ce que j'ai eu jusqu'ici. Je suis sa main et remarque que la fumée est devenue rouge. J'éteins le feu, ferme la fiole avec un bouchon et me tourne vers lui en la lui montrant, affichant un grand sourire. « Et voilà, terminé. Je dois juste le laisser refroidir. » Je dépose la fiole derrière moi et dépose mes mains sur le bureau pour m'y appuyer. Il a toujours sa main sur mon épaule et je l'attrape pour la déposer sur ma joue. « Revenez me voir en haut, ne restez pas confiné ici. Je sais que je vous ai mis en colère mais je ne veux pas qu'on ne se parle pas, j'aime votre compagnie. Venez un peu en haut de temps en temps, même si vous ne voulez pas dormir dans cette chambre. Au moins pour manger ? Et comment est-ce que je peux savoir que je peux descendre sans vous déranger ? Vous avez l'air occupé et je ne veux pas être envahissante. Et comment vais-je pouvoir apprendre la magie ? Je n'en ai pas comme vous, j'en suis certaine. » Je retire de la sienne et lui souris. J'espérais qu'il comprendrait...
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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Ven 13 Mar - 23:51




Jafar & Shéhérazade
1Miracle… Elle ne semble pas réagir mal quand j’explique que Will s’est fait foudroyer, bon il y a de l’amélioration, peut-être que finalement elle me laissera l’étriper sans se plaindre. En faite elle ne réagit uniquement quand je lui dis que ce serait dommage d’abimer un être aussi ravissant, comme si tout le reste était passé à la trappe, me laissant penser qu’elle préférait se concentrer uniquement sur ce qu’elle pouvait prendre de positif dans mes discours. Une bonne chose, je retiendrai que quand je veux lui annoncer une nouvelle sombre ou dangereuse, qu’il faut que j’y glisse quelques mots surprenant la mettant en valeur ou montrant du positif pour calmer ses ardeurs colériques. « Ce n’est point parce que nous avons décidé d’imposer certaines distances, que je ne sais point reconnaître votre beauté ma Chère. » Dis je en gardant toujours ce coté un peu neutre, remettant en avant que cela ne veut point dire que j’ai changé d’avis sur mes paroles de la dernière fois et sur le faite que je ne me ferai plus avoir de la sorte par elle.

Après ce petit échange, je lui exprime les différentes magies, évitant pour l’instant de rentrer dans les détails car j’aurai tout le temps pour lui enseigner plus en détails ces différents points, mais ainsi elle pouvait avoir une idée sur l’ampleur qu’est la magie, que cela ne se résume pas juste à Mage ou Sorcier, mais qu’il existe bien une grande diversité. Elle ne pose aucune question, ne fait aucune remarque… Je suis un peu surpris mais c’était peut-être trop tôt pour elle, où alors simplement qu’autre chose la préoccupe, chose que d’ailleurs je vais rapidement découvrir car une fois la potion terminée elle détourne ma main de son épaule à sa joue, comme pour créer un contact plus humain entre nous, plus intime. Mon regard perplexe se pose dans le sien quand elle reprend la parole pour me demander de revenir chez elle, osant me dire qu’elle apprécie ma compagnie. Je laisse un moment de silence après ses demandes ainsi que ses questions, un peu surpris de tout ce qu’elle m’a dit mais comptant commencer par ce qui est le plus gérable… Pourtant malgré que je commence par répondre au sujet de la magie et non de ma compagnie, instinctivement je laisse ma main sur sa joue. « Vous commencerez par apprendre l’art des potions et quand je verrai que vous commencez à avoir des gestes plus innés à ce sujet, alors je vous initierai aux sortilèges, étapes par étapes, et nous verrons directement si un souffle de magie vit en vous. Mais personnellement j’en suis persuadé. » Ce serait surprenant qu’avec tout ce qu’elle a vécu, et vu comment elle a côtoyé la magie, qu’elle ne possède point cela en elle. Après tout, ne dit on point que la magie attire la magie ? En parlant et sans m’en rendre compte, mon pouce commence à caresser la joue de Shéhérazade alors que mon regard de serpent reste lui toujours planté dans le sien, sans avoir bougé, sans mettre déplacé. Je sais que si je ne réponds pas au reste de ses paroles, elle va mal le prendre, elle va surement se sentir ignorée ou jetée à ce sujet, du coup je me sens comme forcé d’apporter au moins quelques mots la dessus.

« Pourquoi ma compagnie serait elle plaisante pour votre personne ? De ce que j’ai compris, avant mon arrivé vous étiez plutôt occupée à vivre recluse, à éviter le contact avec les habitants de cette ville… Solitaire… Alors pourquoi ce changement envers ma personne ? » Les doigts glissent lentement sur sa joue, comme tombant, la quittant lentement. Mon regard se détourne alors que mes pensées se font plus présentes, cherchant par moi même une réponse à ces questions, usant ouvertement d’ailleurs de questions pour lui répondre, comme si il m’est impossible d’accepter ou refuser sa demande. « Expliquez moi ce changement et j’accepterai. » Je prends un petit coffret entre mes doigts pour venir le déposer lentement sur le plan de travail, laissant la main dessus. Mon regard évite à nouveau le sien, sans explication apparente alors que je prends la parole une nouvelle fois pour retourner dans les sujets sérieux. « Je vais vous présenter certaines composantes plus rares qui sont utilisées dans la magie. »




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MessageSujet: Re: Le temps passe mais n'avance pas (Shay) (-18)   Sam 14 Mar - 14:17


Je suis déçue, lorsqu'il me rappelle qu'il se refuse à avoir un quelconque contact avec moi, mais je ne montre rien. Je décide même d'éviter à répondre à sa phrase qui ne nous mènerait nul part. Il me fait pourtant des compliments et je me surprends à penser qu'il ne les pense peut-être pas et que c'est juste un moyen de me calmer pour ce qu'il en est de Will. Je ne reprends pas son discours pour lui poser des questions, j'apprends vite et une fois que je l'ai entendu ou lu, ça reste gravé. J'ai une très bonne mémoire, ce qui explique que j'ai retenu toutes mes histoires que j'ai conté à Schariar. Certes, j'en ai vécu quelques unes, mais d'autres, on me les a raconté et je n'en ai oublié aucune. Et puis je voulais comprendre si cette distance entre nous durerait encore longtemps ou si il était possible d'arranger les choses. Je dépose sa main sur ma joue et m'attend à ce qu'il la retire mais il ne fait rien. Il ne répond pas pour ce qu'il en est de revenir chez moi. Il a l'air de croire en une magie chez moi dont je ne connais pas l'existence. Je me fais la remarque à moi-même : c'est un bon professeur. Je n'ai cependant pas encore vu ses limites lors de nos cours puisque nous n'en étions qu'au début.

Je pensais d'ailleurs que je n'aurais jamais de cours suite à notre altercation. Il m'avait surpris à m'appendre deux trois choses. Il contribuait quelque part à ce que cela s'arrange mais je ressentais encore un peu de distance de sa part et je comprenais. Le fait qu'il ne me réponde pas totalement à ma question me fait perdre espoir quand à le revoir dans mon salon un jour. Pourtant, lui qui voulait de la distance me caresse ma joue presque instinctivement. Je le fixe autant qu'il le fait et je remarque qu'il répond finalement. Ce n'est ni un oui, ni un non. Plutôt une suite de questions qu'il se pose et auxquelles je dois répondre si je dois le revoir un jour. Sa main quitte ma joue et attrape une petite boite pour continuer notre cours. Je reste donc silencieuse de longues minutes, me mettant dos à lui pour qu'il continue son cours. Je suis, mais je ne suis pas tellement concentrée, je me demande moi-même pourquoi je suis soudainement désireuse de le voir tous les jours alors que j'étais habituée à ne voir que des images dans mes livres. Je finis par le couper en pleine explication, me tournant face à lui pour répondre à sa question. J'encadre son visage de mes mains et l'une d'elle glisse dans ses cheveux. Je pensais qu'il ne me croirait pas, vu le temps que j'ai mis à répondre mais c'était simplement pour avoir les idées au clair. Je devais me comprendre moi-même avant qu'il ne puisse le faire à son tour.

Mes mains sur lui l'intime presque à me regarder, sans pour autant l'y obliger. Je veux que son regard charbonneux se plonge dans mon regard lunaire, comme il le fait habituellement, qu'il y voit que je suis réellement sincère. « Jafar, avec vous, je n'ai pas besoin de faire semblant. Vous aimez ce que les autres acceptent difficilement chez moi. Vous avez l'air de me préférer naturelle, lors de ma spontanéité et ma colère, plutôt que ce que je laisse paraître tous les jours. Je ne veux pas me mêler aux autres parce que je sais pertinemment qu'il viendra un jour où je devrais leur dire qui je suis et pourquoi je me retrouve ici. Parler de mon passé et évoquer des souvenirs qui me manquent et des actes dont j'ai honte ? Je ne peux pas. Vous connaissez déjà mon passé et je n'ai rien besoin d'expliquer. Et s'il m'arrive de le faire, c'est seulement pour faire avancer les choses : vous votre lampe et moi Schariar. Vous êtes une énigme pour moi. Je connais tellement bien la nature humaine que je cerne facilement les gens et les comprends. Mais vous... Je ne sais jamais ce qui peut vous mettre en colère ou ce qui peut vous calmer, vous êtes mystérieux et ça me plaît d'essayer de comprendre un mystère. Les autres sont trop prévisibles, pas intéressant. Je sais que vous ne me croyez peut-être pas, mais ce que je vous dis est vrai. »

Je me détache ensuite de lui. Je n'aime pas me mettre à nu mais je le devais. Je me tourne pour retourner sur la boite qu'il me présentait quelques minutes avant que je ne le coupe. « Où en étions-nous ? » Je fuis ? Presque, peur de sa réaction sûrement, qu'il ne me croit pas, je préfère retourner sur le sujet de la magie pour ne pas à avoir à retourner sur une dure vérité.
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