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Tout ce qui se passe au-delà de la saison 1 est à jeter aux oubliettes, merci

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 Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Jeu 5 Mar - 23:26




Jafar & Shéhérazade
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Si je devais me fier à tout ce que les êtres vivants m’ont déjà dicté, si je devais croire chaque parole qui m’a été donné, je pense que j’aurai surement déjà été vaincu ou j’aurai sombré dans le néant. De plus, pourquoi userait elle de douceur avec un homme comme moi, qui lui a prit son Sultanat, qui l’a forcé à fuir après m’être débarrassé de son époux, pourquoi aurait elle une forme de douceur envers un sorcier dont la cruauté n’est point à prouver, surtout suite à mes confessions montrant bien que mes actes peuvent être des plus odieux. Etrangement ce qui me semblait une évidence semble la vexer, la mettre déjà en colère. Elle sous entend me comprendre, mais à nouveau je n’imagine point que celle ci puisse ainsi tenter de se mettre à ma place, ou alors elle ferait preuve d’une empathie surhumaine, prête à tolérer un monstre qui ne cherche même pas à s’en cacher juste pour y trouver une pointe positive, un bon coté caché derrière les ténèbres. D’ailleurs la suite de ses paroles n’allait pas m’aider à croire qu’elle veut juste être douce avec moi, qu’elle désir me comprendre quand elle me compare ensuite au prix à payer pour ses actes envers Schariar, comme si ma présence est le plus mauvais Augure qui soit à ses yeux. Son discours prend une tournure qui me plait, une tournure qui fait naitre un sourire sur mes lèvres, me dévoilant quelque chose qu’elle aurait mieux fait de me cacher, le fait qu’elle est prête à tout pour mettre fin à son époux, prête à avoir le cœur aussi noir que l’obsidienne. Sa colère monte alors que ma satisfaction fait de même, appréciant ce que je découvre chez elle, de plus en plus. J’en ai connu des êtres en ce monde, et d’habitude si j’ose menacer, soit la confrontation nait, soit la terreur, mais elle ce n’est pas la confrontation, elle s’impose, elle se dévoile, elle montre qu’elle n’est pas pauvre victime qui se laisse écraser tout en gardant une forme de maitrise.

Je ne l’interromps à aucun moment, tout comme je l’écoute quand elle me parle de sa situation à Storybrooke, me montrant alors son envie de solitude, se trouvant maudite encore une fois, mais je crois que le plus amusant est quand elle commence à me décrire tout ce qu’elle est et qui semblerait est détestable par la gente masculine de ce monde. Têtue, c’est une force de caractère, un être changeant trop facilement d’avis est souvent faible d’esprit. Intelligente, au moins elle ne servirait pas de décorations et ne se laisserait pas influencé facilement par un ennemi, comme j’ai su le faire avec le Tweedle de la Reine. Elle n’a pas besoin d’être soutenue dans tout ce qu’elle fait et n’est pas le genre qui pourrait tenter de dérober dans le dos pour s’enrichir ou à réclamer des joyaux uniquement pour se mettre en valeur. Je me permets alors d’intervenir malgré tout, faire une remarque qui est peut-être mal placée. « Vous confondez certaines choses, ce que vous décrivez sont majoritairement des qualités. » J’ai tendance à détester les êtres qui sont plus des sortes de décorations que des personnes utiles. Une nouvelle surprise se dévoile, une bonne et une mauvaise surprise, la mauvaise est que Will Scarlett est encore dans mon chemin, il est protégé de cette femme… Est ce que toutes les alliées potentielles sont attachées à ce maudit Valet. Mais ce qui me surprend en bon, enfin je crois, c’est de l’entendre me dire – Devenez l’un des miens -. Attendez, à quoi elle joue ? Elle me voit comme un malheur et pourtant elle me demande de me lier d’une certaine façon à elle comme si cela pouvait être positif ? La seule personne tout au long de ma vie qui a montré un intérêt envers ma personne, c’était Amara, telle une mère envers l’enfant, puis une amante aimante et finalement en puissance en tant que Sceptre. Mais pour les autres j’étais le maitre ou l’ennemi, rien d’autre. « Pardon ? » Cette parole sort comme un – veuillez répéter – n’étant pas réellement certain qu’elle se rend compte de sa demande, une demande vraiment très particulière avouez le, et très soudaine que je vais mettre sur le compte de la colère.

Elle se retire dans la cuisine, emporté dans sa colère si intéressante, restant un peu dans le salon un moment avant de la suivre dans cette étrange pièce, la voyant occupée avec une lame et un bout de viande. Elle me pointe presque d’un air menaçant alors que j’affiche un sourire de plus en plus satisfait, non à cause de ses paroles mais bien de la vision des choses. Même la Red Queen qui était sorcière avait peur de moi et n’aurait pas osé me menacer ainsi, juste me provoquer en s’assurant avoir une bonne raison pour que je l’épargne. Je me rapproche quand elle recommence à couper la viande, le son de la pointe d’Amara claquant contre le sol à chaque pas résonnant en ces lieux. « Alors soyez heureuse ma chère Shéhérazade, car vous êtes la première femme à vous montrer accueillante, douce, coopérative, tout en l’étant réellement et sans chercher à me manipuler. » Même Amara avait finalement cherché à me manipulé, même si elle était tombée amoureuse de mon être, elle m’avait poussé dans une corruption sombre car elle avait besoin d’une personne avec elle pour réussir le sortilège, chose que j’ai arrangé en ma faveur. « Croyez vous que vous êtes ma seule option ? La Red Queen détient une bouteille de génie, et le dit Génie est à Wonderland à gambader surement avec celle qu’il aime, cette sotte Alice. » Je continue à m’approcher en venant derrière elle, étrangement cette fois c’est elle la colère et moi la sérénité, un rôle inversé. « Mais je préfère simplement collaborer avec vous, même si la méfiance est présente, une méfiance non la pour vous insulter, mais qui me permet d’être toujours la et contrer mes adversaires. » Je pose la main sur son épaule lentement, quitte à ce qu’elle tente de m’attaquer, la posant avec assurance pour la pousser à se retourner une nouvelle fois vers moi, voulant la regarder droit dans les yeux. « Bien, Ma chère, soyez ma partenaire, nous trouverons cette lampe, je mettrai fin à l’existence de votre époux, je ramènerai ses victimes et je peux concevoir d’épargner le Valet. » Enfin épargné ne veut pas dire le laisser vivre en toute liberté, il peut être épargné dans une cage, en statue de granite, ou autre. « Et je dois avouer que votre colère offre un charme supplémentaire à votre personne, un charme presque envoutant. » Si elle se retourne, mes doigts passeront sur son menton pour redresser son visage vers moi. « Vous n'êtes peut-être plus la Sultane d'antan, mais vous êtes bien plus que cela. »


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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Ven 6 Mar - 1:10


En sortant de la pièce, je suis trop furieuse pour faire attention à ses réponses. Je les ai entendu, oui, mais je n'y ai pas répondu. Tout ce à quoi je pense c'est retrouver mon calme. Je n'ai pas l'habitude d'être en colère et c'est la rareté de celle-ci qui la rend plus ingérable lorsqu'elle se produit. La lame tranche petit à petit cet énorme morceau de viande qui paraissait imposant quelques minutes plus tard : exactement la façon dont je m'occupe des problèmes, je les isole pour les rendre moins encombrant, jusqu'à ce que je puisse en finir avec tous. Pour cette affaire là, c'était autre chose. Je m'occuperais du cas Schariar seulement lorsqu'il sera d'actualité, le fait de changer de monde aussi, le seul soucis pour le moment c'est cette clé et son inventeur introuvable. Mais tout ça sera après la colère dans laquelle j'étais. Après l'avoir menacé futilement avec la pointe de mon couteau, j'entrevois un sourire sur ses lèvres. Le voilà amusé de mon comportement, je parais si stupide que ça en devient hilarant ? J'entends, son sceptre et ses pas sont de plus en plus prêt et plus il est proche, plus mes coups de couteau dans la chaire tendre de la viande est énergique. « … sans chercher à me manipuler. » Les femmes étaient-elles si viles de nos jours pour qu'aucune d'elle ne soit sincère ? Amara l'était-elle aussi ? Ou disait-il ça simplement pour calmer ma colère ?

Je serre la mâchoire plus qu'humainement possible sans cesser mon manège. Lorsqu'il me rappelle que je ne suis pas sa seule option, je plante mon couteau sur le plan de travail et pose à plat mes mains aux extrémités de celui-ci. Avec un génie disponible et en liberté, il préfère perdre du temps avec moi alors que ma lampe est cachée dans un endroit dont je ne connais même pas l'existence. Je lui lance par dessus l'épaule : « Mais allez-y Jafar, si je n'ai aucun intérêt, retrouvez là, faites ce sort. » Je ris pour moi, un rire amer : un génie filant le parfait amour alors que Jafar lui courait après. Nous étions comme deux idiots au milieu d'une cuisine, moi à couper des bouts de viande, lui que je sens à présent dans mon dos. Nous jouons aux montagnes russes, mais nous n'étions jamais dans le même wagon, lorsqu'il était en haut, j'étais en bas, et inversement.

Quand serions-nous sur la même longueur d'onde ? Mes interrogations et sa réponse me font soupirer et j'hésite à me retourner lorsque je sens sa main sur mon épaule. Lorsque je me retourne, c'est une Shéhérazade froide qu'il retrouve, les yeux mi-clos qui pourraient me faire passer pour une personne dédaigneuse, l'air interdite, appuyée sur l'élément de cuisine dans mon dos. Il me flatte, passe son doigt son mon menton pour que mon visage se relève vers le sien. Je fixe ses yeux caverneux un instant et le sourire sur son visage m'agace, certes beaucoup moins qu'avant, mais toujours. Je plisse légèrement les yeux et me redresse. Je me rapproche de lui, pose une main sur son torse pour le faire reculer et m'arrête. « Vous dites que mes défauts sont en fait, des qualités, que ma colère est pour vous presque envoûtante. Si j'arrivais à vous cerner, je croirais que vous me faites du charme, Jafar. Est-ce possible ? Alors, dites moi, si je ne suis pas une sultane, si cet environnement n'est pas à l'égal de ma personne, comme vous l'avez dit tout à l'heure... alors qu'est-ce que je suis ? Qu'est-ce que je mérite réellement et qui d'après sera une personne à même de satisfaire les désirs d'une « plus que sultane » ? Vous, Jafar ? Vous pensez être plus que sultan ? » Je déplisse enfin mes yeux pour rester de marbre face à lui. Je sens mon cœur battre moins rapidement mais pas suffisamment pour retrouver ma sérénité. Mon souffle est encore un peu irrégulier et ma mâchoire se relâche petit à petit. Je passe un doigt sur sa joue en haussant un sourcil en ajoutant : « Surtout, laissez les morts là où ils sont. Il serait regrettable de les faire revenir. »
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Ven 6 Mar - 11:06




Jafar & Shéhérazade
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Je ne suis pas réellement habitué à faire face à une femme comme elle, pouvant se montrer réellement accueillant surtout pour quelqu’un qui a combattu déjà un monstre pour protéger autrui. Il faut dire que j’ai eut une éducation me prouvant que la confiance est une chose superflue et ce n’est point une pensée à la légère. Que ce soit mon propre père qui a fait de moi un servant, qui a tenté de me tuer car j’étais supérieur à son fils héritier, que ce soit celui qui m’a ramassé dans la rue pour faire de moi son chien, son employé oppressé, usant de violence quand il n’était pas satisfait, et même Amara qui après tout, avant de m’aimer a tout fait pour que je rejette ce qu’il restait de bon en moi, me poussant à laisser mourir un homme bon pour lui arracher son foi car elle avait besoin d’un homme sans foi ni loi pour son projet. La manipulation a toujours été dans ma vie, même la Red Queen qui a cherché sans arrêt à me doubler, ayant la lampe depuis bien longtemps car même si elle l’avait laissé ou Alice l’avait caché, elle savait où elle se trouvait, m’envoyant en un faux lieu pour la prendre et la cacher. Qui dans ce monde est réellement honnête ? Personne, aucune personne alors comment pourrai je si facilement donner ma confiance à cette femme qui se montre douce et compréhensive sans arrière pensée alors que surement tout autre être aurait cherché à utiliser ces gestes et mots à d’autres fins ?

La tension est palpable, elle émane cette colère qui est tel un feu sortant de son aura pour envahir les lieux, comme si d’un coup elle pourrait immoler les lieux simplement avec cet agacement et ce sentiment qui la ronge. C’est amusant de la voir ainsi, plaisant de la voir perdre le contrôle de cette façon, au moins elle est franche et ne se force pas dans cet état, seul le naturel est présent, la poussant à montrer son caractère sans faire de faux jeux, de politiquement correcte. Elle me repousse un peu en prenant parole, me faisant lâcher un petit rictus quand elle sous entend que je lui ferai du charme, chose qu’elle aurait déjà remarqué si c’était le cas vu que quand je désire une chose, je l’obtiens, je le prends sans demander l’avis ou le consentement. Je ne m’énerve pas, la regardant toujours dans les yeux malgré son agacement, n’arrivant point à effacer mon sourire de mes lèvres, alors que je lui réponds avec sérieux et calme.

« Un Sultan n’est qu’un esclave ma chère, un esclave qui se croit tout puissant, une personne devant toujours paraître exceptionnel, devant toujours faire des choix pour l’image qu’il donne aux autres territoires, qui doit respecter ses invités pour la diplomatie, qui doit toujours faire des choix non uniquement pour lui, mais pour ce qu’il paraitra, ne pouvant jamais laisser transparaitre quelque chose qui pourrait motiver les ennemis à attaquer, mais devant aussi paraître bon pour les siens car il ne pourrait pas supporter une réelle révolte. Le Sultan est dépendant des autres, que ce soit de son peuple ou des terres voisines. » Dis je pour commence en agrippant soudainement Shéhérazade par la nuque, les doigts passant dessus sans la relâcher, la regardant droit dans ses yeux en donnant cette impression qu’il va envahir son âme. « Vous, vous êtes une femme libre, indépendante qui ne laisserait rien réellement la soumettre, qui peut faire ce qu’elle désire. Vous êtes ce genre de personne qui pourrait obtenir tout ce qu’elle voudrait car vous avez le courage, car vous ne laissez pas un trône décider pour vous, que vous ne laissez pas votre vie être imposée, vous n’avez pas d’entraves et celui qui a tenté de vous en mettre en paye le prix. » Je m’arrête à nouveau après ce compliment, venant de faire comprendre par ici qu’elle dépasse la Sultane car elle n’est pas une de ces femmes captives d’un palais, devant toujours obéir à des protocoles, elle agit, elle fait ce qu’elle veut sans craindre le jugement d’autrui. « Je suis Jafar, Shéhérazade, le Mage Noir. Le peuple d’Agrabah me craint et n’aurait jamais cherché la révolte, mes ennemis me craignent et n’ont jamais osé chercher à envahir les terres d’Agrabah. Alors que le Sultan lui n’a fini que dans une cage, sans qu’une seule personne vienne pour lui, que ce soit pour la clémence ou pour sa liberté, pas une personne n’a pleuré sur son sort alors qu’il a toujours été une image parfaite pour son peuple et ses invités, pour les Ambassadeurs de chaque région. Finalement il n’est qu’un homme, sans force ni grandeur si il n’a pas son trône et ses gardes. Il n’a rien d’un grand homme, juste un homme. » J’approche le visage de Shéhérazade du mien, la fixant droit dans les yeux, encore et toujours, mon souffle échouant sur ses lèvres montrant que mes mots comme mon état n’était en ce moment que d’un calme olympien. « Le Sultan ne fait rien pour devenir celui qu’il est, pour obtenir sa grandeur, il l’hérite par son sang. Il ne se sacrifie pas pour protéger quelqu’un, il est né avec l’avenir de poser son fessier sur un trône jusqu’à ce que son propre fils fasse de même. Tout ce que j’ai, tout ce que je suis, je l’ai obtenu en le prenant de mes mains, en osant me plier pour ramasser dans la boue les clés de ma réussite. Qu’est ce qui pour vous est plus méritant en ce monde ? » Je me rapproche encore, notre peau presque en contact sans la quitter du regard. « L’homme qui nait dans l’Or pour avoir une vie dictée par autrui dans un enchainement de règles faisant de sa vie un destin tout tracé et entravé ? » Mes doigts glissent sur sa nuque, la relâchant avant de me redresser lentement, m’éloignant de son visage pour imposer toute ma présence face à elle. « Ou ceux qui ont de l’Ambition, qui agissent pour obtenir leur liberté et écrire leur propre destin sans se laisser écraser par la volonté des autres préférant imposer le silence ou contrôler votre vie ? » Je connais les dirigeants, les Rois, les Sultans et les Reines, c’est ce que je compte d’ailleurs utiliser sur la Méchante Reine pour l’influencer, sauf que pour celle ci, je tiendrai compte de mon erreur avec la Red Queen, penser que celle ci peut avoir un désir secret et propre autre que le pouvoir.

« Alors ma Chère Shéhérazade, dites moi… Est ce que la réponse vous convient ? »


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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Ven 6 Mar - 19:08


Sa définition de Sultan était exactement la personne qu'était Schariar. Un homme qui aux apparences semblait bon, gentil. Il était souriant et amicale, il caressait tout le monde dans le sens du poil pour ne se faire que des amis. Derrière ses sourires se cachait un homme avide de pouvoir, qui n'aimait que lui et qui tentait de s'enrichir. Il avait écarté son frère dans une contrée lointaine pour ne pas risquer son trône et essayait de gratter les territoires limitrophes par biais de mauvais pactes que la personne remarquait trop tard. Je détestais sa façon de faire. Le royaume était souvent un sujet à dispute et je devais constamment ramasser les pots cassés. Contrairement à lui, j'étais franche et humble, mon peuple m'aimait et ça ne l'enchantait pas. Il agrippe soudainement ma nuque et je retiens mon souffle, surprise par le geste paradoxal, à la fois doux et agressif, tandis qu'il continue son récit. Ses yeux entraient en moi sans que je ne puisse rien y faire et je me sentais happé par tout son être. Ma colère ne pouvait presque rien face à lui à ce moment précis.

Il décrit ensuite la femme que j'ai toujours souhaité être. La femme que j'avais pensé raté être à cause de responsabilités trop grosses et d'un mari trop imposant. Alors c'est ainsi qu'il me voit, ainsi qu'il voit mon histoire ? Je ne suis pas un monstre qui s'est débarrassée de son mari encombrant mais d'une femme courageuse qui a su faire les choix qu'il fallait ? Je ne me vois pas du tout comme la femme qu'il voit, me sous-estimerais-je ? J'avais plutôt l'impression d'avoir subis durant des années et je rêvais de ne plus subir quoi que ce soit. Je comprends alors son point de vue me concernant. Je ne suis pas le stéréotype d'une femme de chef d'état, j'ai su m'imposer et faire les choix que je voulais quand il le fallait, mais pourquoi m'étais-je emprisonnée dans une bulle de culpabilité difficile à percer à présent ? Était-ce une simple illusion pour me punir ou ressentais-je réellement cette culpabilité ? J'optais plutôt pour la première option, ma colère en avait, malgré moi, dit long sur ce que je ressentais. Prête à tout pour me débarrasser de Schariar, une colère que je n'aimais pas montrer et dont je m'étais laissée envahir. Je devenais un monstre... Non, pas vraiment, je m'étais mise en colère pour protéger un ami et l'homme que je voulais voir mort était un monstre. Je suis peut-être toujours une femme respectable...

Les raisons pour laquelle il est plus méritant qu'un sultan sont plus que compréhensible mais c'est dans cette discussion que je comprends premièrement qu'il garde son père dans une cage, attendant certainement le sortilège pour le forcer à l'aimer, mais aussi qu'à cause de son père, il déteste tout ce qui est de près ou de loin une personne « gâtée par la vie » qui n'a pas eu comme lui à mériter sa place. Je me rends compte qu'il a également raison sur ce point. Schariar n'a été poursuivit que par moi. Je n'ai jamais, en trente ans, croisé une personne de m contrée qui tentait de retrouver son sultan. La seule raison pour laquelle je l'ai suivi c'était l'arrivée de Jafar et la demande de mon père, très fidèle, à trouver un ennemi face à lui. Il n'y avait que Jafar, mon père vizir est trop vieux et le sultan n'a aucun hérité. Sa première femme ne lui en a jamais donné, moi non plus. Je regrette soudainement ma fuite. J'aurais dû rester digne et accueillir Jafar de façon courageuse et digne. J'avais toujours regretté ma fuite mais aidé par Evil Queen, Schariar aurait rapidement retrouvé un moyen de revenir. Là où il est, c'est impossible.

Prisonnière de sa poigne, je dépose ma main sur son torse, la main sur son cœur pour essayer de n'être pas trop proche ; geste complètement inutile, je sens sa respiration sur ma peau et la sienne me frôle à peine. Je suis à la fois complètement à l'aise mais aussi mal dans ma peau en pensant qu'un inconnu potentiellement dangereux est collé à moi et que j'apprécie. D'autant plus qu'habituellement, c'est moi, la personne tactile, pas les autres. Il se redresse légèrement pour conclure. Son discours me parle et son petit jeu aussi, je ne peux que répondre à tout cela, monsieur m'a posé une question... Je me colle un peu plus à lui, mon corps épousant parfaitement le sien, approche dangereusement mon visage du sien avec ce petit sourire provocant, sans pour autant cesser de le fixer, puis approche finalement de son oreille pour lui chuchoter ma réponse après ce long discours. J'en profite pour passer ma main libre sur son visage, mon autre main toujours sur son torse.

« Je pense, Jafar, que le plus méritant est celui qui gagne justement sa cause après maintes efforts. Vous faites partis de ces gens là, c'est vrai. Nous nous ressemblons plus que je ne l'avais imaginé et j'en suis très surprise. Votre réponse me va parfaitement. » Je frôle sa joue de mes lèvres pulpeuses « Et je suis certaine que notre quête sera un véritable succès. » Cette fois, je me redresse, toujours ce même sourire au visage en enlevant une poussière sur son épaule.
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Sam 7 Mar - 1:18




Jafar & Shéhérazade
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Elle ne cherche jamais à m’interrompre et j’en suis surpris mais rien ne semble pour l’instant me déconcentrer, je me montre comme implacable, impossible à déstabiliser. Une question se pose en mon esprit, pourquoi pose t’elle la main sur mon cœur ? Espère t’elle le sentir battre, s’assurer que je suis encore un être vivant possédant un cœur ? Je suis presque persuadé que si il devait sortir de ma poitrine, il serait d’une noirceur totale, aussi dur et froid que l’obsidienne, craquelé de part en autre, il serait l’image de ce que je suis. Quand je relâche un peu, au lieu de reculer ou de me repousser à nouveau, sa colère a disparu et elle vient épouser mon être, se collant pour rompre ce qu’il reste d’écart entre nos deux corps. Elle se montre tellement délicate, totalement opposée à la colère qu’elle dégageait juste avant, se rapprochant de mon oreille alors que sa main me touche presque comme avec un amant, m’interrogeant sur ce qu’elle tente ou joue avec moi. Un instant quand son souffle se fait présent, me caressant alors que les mots sont prononcés, j’ai un léger frisson qui m’envahit. Je chasse rapidement cette sensation arquant un sourcil en la regardant quand elle a fini de confirmer que mes paroles sont justes. Je ne porte pas attention à son sourire, fixant uniquement son regard en n’arrivant point à la cerner. Colère et maintenant provocation, presque usant de charmes exquis… Est ce à nouveau pour se montrer douce envers ma personne ? Je suis planté dans son regard, la sentant toujours aussi proche de moi, me rapprochant de son visage presque hypnotisé avant de me reprendre, me détournant d’elle pour marcher dans cette cuisine en toussant un instant, regardant les instruments de cette pièce particulière. J’adopte sans me rendre compte un comportement de fuite face à ce soudain rapprochement, laissant un silence s’emparer des lieux le temps de reprendre le file de mes pensées et me rappeler ou nous en étions avant cet intermède particulier.

« Donc, que disions nous ma Chère ? » Je ne la regarde pas sur le moment, encore un peu dans mes pensées, mes doigts passant sur le meuble de la cuisine, l’effleurant comme si des écrits cachés pourraient s’y trouver et que ce contact me permettrait de lire l’histoire gravé. « Ah oui, vous étiez prête donc à répondre honnêtement à toutes mes questions. Et j’ai toujours deux questions qui je devine provoqueront la colère chez vous car vous allez surement penser que je doute de vous. Mais j’ai envie de voir comment vous allez réagir, mais surtout si pour vous la réponse demande réflexion ou est évidence. » Je me retourne en partie vers elle, pourtant mon regard s’égare encore en ces lieux, prenant le temps de récupérer tout mon esprit et ma concentration pour ne plus me laisser ainsi me déstabiliser par les actes de Shéhérazade. Je sais que mes questions vont paraître étranges, mais je suis curieux de voir si elle dévoilera le fond de sa pensée, si elle exprimera les différentes probabilités, sera évasive ou si elle me répondra d’une affirmation ou négation directe et simple. « Une fois votre époux éliminé, une fois votre lampe en ma possession, une fois notre accord aura été respecté. Allez vous tenter de m’arrêter et vous opposer à moi, chercheriez vous à me convaincre ou m’empêcher d’atteindre mon objectif ? » La réponse ne m’importe peu, ce qui compte en ce moment c’est la façon dont elle va me répondre, point les mots eux même. Cette question peut paraître idiote mais non, elle est justement une façon de voir si la moralité de la jeune femme sera ennemie ou si elle me voit comme un être bien trop dangereux pour un tel pouvoir. Après tout elle a su tolérer son époux pendant bien longtemps, a tenté de l’arrêter dans ce qu’il faisait et a fini par le maudire. Ne pourrait elle point agir ainsi avec moi, me tolérer, me supporter, et tenter ensuite de me faire tomber une fois promesse respectée ?

« La seconde est plus personnelle ma Chère. » Je me remet à avancer dans cette pièce pour quitter la cuisine, retourner dans le salon d’un pas lent et léger, l’attendant en espérant que celle ci me suive, sauf si elle a encore besoin de se déchainer sur sa viande à coup de couteau. « Quand vous allez récupérer votre dernier vœu, quel sera t’il ? » Oui la les mots sont importants, que pourrait elle souhaiter avec son troisième vœu ? Que pourrait elle demander ? Cela a son importance car cela me dévoilerait ce dont elle a besoin, ce qu’elle pourrait rechercher ou vouloir. Maintenant elle risque aussi de se défiler en faisant celle qui ne peut avoir de réponse sitôt, mais j’ai bien le droit d’essayer non ?





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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Sam 7 Mar - 15:31


Je le vois fuir et ça me fait sourire. J'avais gagné ce petit jeu, visiblement, au point que Jafar en soit déboussolé. Je me sais beaucoup trop lunatique et ça être encore plus déstabilisant. Les chefs d'états avaient beaucoup de mal à me cerner et c'était difficile d'anticiper mes réactions lors de stratégies politiques. C'était toujours moi qui les surprenais. Il savait juste que je n'étais pas belliqueuse mais il m'arrivait, lors de mes grosses colère, de les remettre à leurs places, de leur faire comprendre que d'être une femme ne faisait pas de moi un être inférieur comme la plupart des hommes le pensaient en Arabie. Lorsqu'il demande où en était notre conversation, je me mets à rire légèrement, moi qui pensait que ce genre de provocations ne marchait pas avec lui... Je m'étais visiblement trompée, la seule et unique raison pour laquelle il y avait été insensible la première fois c'était à cause du sceptre que je tenais entre mes mains. Je me savais joueuse mais je jouais peu au jeu de la provocation... Avait-il une mauvaise influence sur ma personne ? Je saurais au moins comment me venger des colères dans lesquelles il me fait entrer. Mais de la fuite ? De la part de Jafar ? J'étais très surprise, il ose à peine me regarder. Je range la viande et le couteau et lève les yeux au ciel lorsqu'il m'annonce qu'il a deux autres questions pour moi qui pourraient me mettre à nouveau en colère. Il disait que je jouais un peu trop avec le feu, mais il était exactement comme moi sur ce point là.

Je prends appuie sur un meuble en attendant sa première question. Pour le moment, aucune émotion, je suis calme et attends de voir si sa question me vexera comme il le prétend. Elle me va plutôt bien mais lui dire la vérité me dérange un peu. J'ai promis, de toute façon. « Je vous avoue que de savoir qu'après ce sortilège vous serez surpuissant me fait un peu peur pour les personnes qui seront sous votre contrôle. J'ai un peu peur que vous soyez un tyran avec les populations que vous dirigerez et savoir que des innocents soient blessés par ma faute, je ne me le pardonnerais sûrement jamais. » Je marque une pause en réfléchissant à si je pourrais oui ou non l'en empêcher... « De toute façon, je n'ai aucune magie, aucun moyen de pression contre vous, donc non Jafar, c'est impossible que je mette fin à vos plans. Et si je le pouvais par je ne sais quel moyen... Je ne peux pas, je vous ai donné ma parole. Mais après que vous ayez fait ce sortilèges, j'essayerai sûrement de... de vous montrer qu'un peuple fidèle est avant tout un peuple bien traité. J'ai déjà vu des peuples faire des insurrections contre des chefs d'état qui ont battu le précédent qui le traitait bien, je vous assure c'est une très bonne technique politique pour être sûr que quoi qu'il arrive, votre trône est bien protégé. Avec des villes entières contre votre ennemis, il ne peut pas faire grand chose. Le pouvoir vient du peuple dans ce genre de situations. » Je réfléchis et viens de me rendre compte que je faisais exactement la même chose que mon père avec Schariar. Je fronce les sourcils et sors de mes pensées lorsqu'il me dit que la dernière question est plus personnelle.

Je le suis dans le salon, la curiosité piquée et lorsqu'il me pose la question, je tombe de haut. Je n'avais jamais pensée à quel vœux faire, même lorsque j'en avais trois, le but était que Schariar souhaite revenir en Perse mais lorsqu'il ne m'en restait qu'un... Et bien, je ne savais plus qui en faire. Je triture ma lèvre inférieure, prise dans mes pensées pour savoir quelle chose je désire le plus... « C'est très difficile, comme question... » Souhaiter quelque chose pour quelqu'un ? Impossible, je n'ai aucun ami... Peut-être souhaiter quelque chose pour moi, penser à moi pour une fois ? Oui, mais quoi ? Je ne souhaite pas devenir riche. Magique ? J'aurais trop peur que ça se retourne contre moi et Jafar risque de ne pas du tout apprécier et mettre fin à mes jours si je deviens une menace. « Je ne sais pas, peut-être demandé qui est mon true love ? Je ne désire rien en particulier, j'ai déjà été confronté à cette question et je n'ai jamais trouvé. Vous êtes satisfait ? »
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 14:20




Jafar & Shéhérazade
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Que pensait elle ? Que parce que je suis un Sorcier despotique, violent, cruel et dangereux, je ne suis point sensible aux charmes d’une femme ? Inébranlable ne veut point dire non plus que je suis un être qui ne sait point éprouver des désirs simples de tout être humain, et c’est justement pour cela ce recule et cette sorte de fuite soudaine. Il faut reconnaître que cette femme est une beauté digne de ses origines, qui sait d’ailleurs en jouer pour provoquer, un charme intéressant qui sera surement bien agréable et divertissant à côtoyer, mais je ne peux pas et ne dois pas me laisser influencer par les petits jeux de celle ci sinon elle arrivera à me déstabiliser et me faire perdre ma concentration, ce qui serait plutôt un effet négatif. Mon regard l’a quitté pour me permettre donc de retrouver le calme, alors qu’elle s’appuie sur le meuble de cuisine à ma question, mettant à nouveau ses courbes en avant. Heureusement d’ailleurs qu’elle porte une de ces tenues fades appartenant à ce monde. J’écoute attentivement sa réponse, analysant avant tout sa réaction par rapport à tout ce que je lui ai demandé, appréciant cette forme de sincérité quand elle vient me dire qu’elle a peur de ce que je pourrai faire d’un tel pouvoir, de ce que je pourrai créer comme accident, contrôle ou souffrance. Oh elle pourrait se sentir responsable ? Etrange comme réaction mais intéressant, tout comme la suite où celle ci joue en ses sous estimant, pensant incapable de me contrer, surement comme beaucoup se pensaient incapable de contrer son époux, mais souvent ce ne sont pas les sorciers qui m’ont posé le plus de soucis, regardez Alice, elle ne maitrise aucune Magie, comme son ami le Valet, et pourtant ils sont une sacrée épine dans mon pied. Ce qui me surprend par la suite c’est de l’entendre parler de rester à mes cotés pour me montrer comment diriger… Je pourrai prendre mal que celle ci ose sous entendre que j’ai besoin d’une conseillère pour savoir ce que je devrai faire, surtout qu’une fois le sortilège accomplit je peux forcer le peuple à m’aimer, m’admirer. Mais étrangement je le prends avec le sourire en imaginant qu’elle puisse venir ainsi me tenir compagnie encore après notre accord, juste pour tenter de protéger les autres, se sacrifier comme elle a fait avec son époux.

« Un nouveau sacrifice de votre part ? Abandonner ce que vous êtes, qui vous êtes pour côtoyer une personne de mon genre et veiller à ce que mes décisions épargnent un maximum ceux paraissant innocents à vos yeux ? En voilant une intention bien noble ma Chère. » Je reprends alors le dessus, en parlant, me mettant aussi à la provoquer en lui faisant entrevoir des situations qui pourraient la mettre mal à l’aise, tester à nouveau la jeune femme, cela en avançant vers le salon. « Attention ma chère, à force de vous côtoyer je pourrai avoir la pensée de vous guider à ma couche. » Une petite voix presque amusée, taquine. J’avoue que je suis impatient de voir sa réaction vu comment elle parlait de son époux et de ses obligations face à lui. Est ce de l’impatience d’entendre son dégout ? Possible, ou alors simplement de voir si cela risque de la refroidir dans ses provocations.

Une fois dans le salon je ne retourne pas m’installée, maintenant que j’ai retournée la provocation contre elle, je compte bien garder le dessus, ne plus la laisser me déstabiliser ainsi, presque persuadé que l’image que je viens de lui glisser à son esprit par ma remarque viendra la refroidir sur place et la mettre dans une position de malaise qui pourrait très vite la démotiver à chercher un jeu de séduction. Elle semble prise dans la réflexion suite à ma dernière question, n’ayant point pensée à cela dirait on. Je reviens alors vers elle, reprenant cette assurance imposante, un sourire toujours au coin des lèvres, l’écoutant tout en la regardant. Mais sa réponse me surprend, elle envisage comme possible dernier vœu quelque chose d’aussi banal que l’amour ? Trouver celui qui serait sa destinée, son True Love ? C’est une chose qui semble obséder bien du monde, déjà que la Red Queen était obsédée en pensant que le Valet est son véritable amour, maintenant elle, Shéhérazade, se demanderait qui il est, où serait il, ou peut-être simplement si il existe.

« En voilà un vœu bien étrange. »

Dis je en me rapprochant d’elle, glissant mes doigts lentement sous son menton, le recapturer sans émettre de pression, lui redressant une nouvelle fois le visage vers moi en me plantant dans son regard. Est ce qu’elle aurait réellement besoin de trouver une chose aussi futile que l’amour pour voir sa vie comblée ? Cela me paraitrait étrange, tout ce que j’ai vu de ce sentiment c’est la déception, la trahison ou une faiblesse qui ne peut qu’apporter la souffrance au plus profond de son être, et je ne parle point que de l’amour venant d’une personne telle une compagne, mais aussi de l’amour familial. Le monde use et souille cette émotion, en profitant pour manipuler les autres, comme Amara en a usé avec moi pour surement tenter de me contrôler et m’assurer ma loyauté mais cela la rendu faible au point qu’elle n’a pas vu son sort arriver. L’amour pour mon père m’avait rendu faible au point que celui ci en avait profité pour me tuer alors que je ne voulais qu’un regard paternel, sans lui demander d’être un héritier, juste avoir un peu de son intérêt.

« Oui la réponse, les réponses m’apportent satisfaction. Mais vous me rendez curieux ma chère et ravissante Shéhérazade. » Dis je d’une voix presque douce, ayant réellement récupéré mon assurance alors que je me penche pour me rapprocher de son visage, me planter dans son regard sans relâcher son menton mais ne serrant point pour voir si elle détournerait son visage. « Est ce si important à votre regard cette chose que tant appellent le True Love ? »

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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 15:52


Et il fait une allusion à ma vie passée. C'est vrai que vu comme ça, c'est comme si je reproduisais le schéma. De toute façon, je l'avais déjà fait, s'il usait de ses pouvoirs pour traumatiser de pauvres gens, j'étais prête à me sacrifier à nouveau. Je serais de toute façon responsable alors fermer les yeux face à tout ça, ce serait de l'hypocrisie. Au moment où j'ouvrais la bouche pour lui que cette fois, à la différence du précédent sacrifice, je n'étais pas sa femme, il ajoute qu'il pourrait certainement « partager sa couche » avec moi. Je suis si surprise que je m'arrête de marcher, de parler et le fixe en train de s'éloigner pour aller dans le salon. Mais c'est un sourire que j'entraperçois sur ses lèvres. Moi qui avait détesté faire ça avec Schariar, il s'amuse à me provoquer et me faire passer de la douceur à la colère. Quelle provocateur, qu'il soit sûr qu'à la première occasion, je lui rendrais la monnaie de sa pièce.

Je reprends ma route vers le salon et réponds sagement à sa question. Mon vœux le surprend, apparemment, il le trouve étrange et lui pique sa curiosité. Il se rapproche de moi, passe à nouveau ses doigts sous mon menton pour capturer une nouvelle fois mon regard. Ses yeux aussi sombre que son cœur, je commence à les connaître et c'est un sourire espiègle qui s'affiche sur mon visage en entendant sa nouvelle question. Il se tient droit et fière, ma petite provocation de tout à l'heure n'a pas eu un effet longue durée et c'est pour me punir qu'il a tenté de me déstabiliser quelques minutes auparavant. Croire que je capitulerai aussi vite, c'était mal me connaître, Jafar... L'amour, si c'est important ? Évidemment que ça l'est, a-t-il été si déçu qu'il pense l'amour dérisoire et facultative ? N'avait-il jamais partagé un amour à lui en faire tourner la tête avec la femme qu'il tient entre ses mains – je parle évidemment du sceptre, pas de moi – s'il l'a transformé, c'est que ça ne devait pas être la joie tous les jours...

« Bien sûr que c'est important, Jafar. Le True Love est une aventure, aussi fascinante que celle que j'ai vécu auparavant, j'en suis certaine. » J'attrape son col avec mes deux mains pour que la frontière entre nos deux visages soit encore plus mince. « Quel vile provocateur que vous êtes, Jafar... » L'une de mes mains lâche son col pour venir frôler ses lèvres du bout des doigts. « Me faire partager votre couche m'éloignerait du True Love, vous n'oseriez pas ? » Je marque une longue pause pour voir sa réaction face à ma nouvelle provocation. Nous dirons qu'il a commencé à tester mes limites dans ce domaine... Je retire ma main, mon sourire espiègle se faisant encore plus grand et je passe un doigt sur sa mâchoire en suivant des yeux le parcours de ma main. « J'espère juste que si je rejoins votre couche, ce ne sera pas parce que vous avez enfreint l'une des règles de la magie pour m'y attirer... » Je hausse les sourcils en plongeant mes yeux argentés dans les siens « L'amour forcé est froid et platonique, il n'apporte rien d'autre que de l'ennuie pour l'un et de la servitude pour l'autre. L'amour sauvage est passionnel et ne donne pas le temps aux deux protagonistes de s'ennuyer. Et dans votre lit, ça peut être nettement plus intéressant. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. » Je cesse de le toucher en reculant légèrement et cesse de le regarder pour redécouvrir ma décoration intérieure. J'avais évoqué l'amour, tout ce qui semblait mauvais pour sa quête de pouvoir et j'avais hâte de voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 17:27




Jafar & Shéhérazade
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Je ne pouvais point partager quelque chose de réel et fort avec Amara, c’était mon mentor avant tout, quelqu’un qui m’a poussé à changer, à me forger un coté plus pragmatique et sombre, quelqu’un qui voyait en moi qu’un outil pour son sortilège. Mais finalement, c’était moi qui aie inversé la balance, fait d’elle l’outil malgré qu’elle disait m’aimer. Je crois qu’une part de moi ne pouvait pas voir d’amour venant d’une femme qui était prête à tout pour changer celui qu’elle avait adopté, pour le pousser afin d’obtenir ce qu’elle désirait, surement qu’une part de moi savait déjà que si ce sortilège allait réussir, elle se saurait débarrassé de celui qu’elle avait créé pour éviter que ce dernier use de cette puissance à des fins des plus sombres. Elle se met alors à me venter la grandeur de l’amour véritable, semblant en parler comme quelque chose de puissant, de passionnant, quelque chose qui serait digne des grandes aventures qu’elle a vécu ou conté. Comment peut-elle penser qu’un sentiment affaiblissant les gens puisse être si passionnant et grandiose ? J’ai vu plus d’un être prendre le risque de sa vie pour ce True Love, plus d’un être avoir des faiblesses à cause de ce dernier, mais où se trouvent les forces de cette magie, de cet amour ? Non, Alice est faible à cause de ce dernier, revenu au Wonderland uniquement car elle le pensait encore en vie, comme la Red Queen prête aux bassesses uniquement pour cet amour, je n’y vois pas une grandeur, ni une aventure mais un piège malsain et dangereux qui a pour objectif d’affaiblir la force des grands. Elle se rapproche à cette réponse, se rapprochant plus que dangereusement, donnant presque l’impression qu’elle pourrait se jeter sur moi pour venir rendre les provocations et le danger plus présent, s’amusant vraiment à jouer avec le feu, presque à se jeter seule dans les flammes dévastatrices qui m’animent. Je sens ses doigts sur mes lèvres retenant un frisson me traversant par ce contact un peu trop sensuel à mon gout. Je vois que mon comportement ne l’a point refroidit mais plutôt encouragé…

« Et pourquoi n’oserai je point Shéhérazade, alors que quand je désire quelque chose, je fais tout pour l’obtenir, quel qu’en soit les conséquences. »

Elle fait remonter mon pragmatisme en cet instant, ce besoin de montrer que je ne me soucis pas de détails comme le faite que je l’éloignerai de ce qu’elle désire si je souhaite qu’elle soit mienne, tout comme je pourrai détruire cet être dit True Love pour m’assurer de la garder sous mon emprise. Elle continue à jouer, à alimenter la flamme du danger en me faisant remarquer que son souhait serait que si cela devient réalité, ce ne soit point par magie, tentant d’argumenter en parlant de choses à la fois intéressantes et futiles. Franchement, où est le mal à la servitude ? Le sortilège peut me permettre d’enfreindre toutes les lois de la magie, de créer certes un sentiment faux et illusoire, mais de m’assurer de la loyauté au travers de celui ci et non la trahison. Elle s’éloigne alors de ma personne pour se remettre à admirer sa demeure comme si tout ce qu’elle venait de faire n’était que futilité, abandonnant toutes les provocations, mais c’est surement trop tard pour elle faire marche arrière. Je n’hésite pas à me rapprocher d’elle, revenant contre elle en la bousculant un peu, sans me montrer brusque, venant juste la coincer dos au mur, tel un piège venant se refermer, me rapprochant d’elle pour revenir épouser son corps alors que mon regard de serpent se plante dans le sien comme pour l’hypnotiser avant une étreinte meurtrière. Ma main glisse sur sa joue, remontant sur le haut de sa nuque, dans sa chevelure, admirant la beauté orientale avec un sourire non plus espiègle mais malsain.

« Peut-être, mais la magie pourrait me permettre une fidélité à toutes épreuves, me permettre de m’assurer qu’à jamais vous restiez à mes cotés sans jamais avoir la sensation que vous vous sacrifiez comme avec votre époux, elle vous donnerait l’illusion parfaite d’apprécier et aimer cette compagnie, même si invisiblement cela vous entrave de vos libertés. Dites moi, ma chère, qu’est ce qui pourrait être plus important ? Ressentir une passion avec le risque que la personne un jour vous rejette, vous renie ou vous abandonne pour quelque chose qui lui semblerait plus véritable ? Ou… Ou alors une personne dont vous êtes assurée représenter tout à ses yeux sans jamais craindre que celle ci vous laisse pour un Prince Charmant ou une autre forme de pseudo preux chevalier étincelant ? » Je marque une pause alors qu’avec cette proximité elle peut sentir le simple mouvement de mon corps alors que mes poumons se remplissent et se vident d’air à chaque respiration, sentant toutes les formes de son être contre le mien sans jamais sourciller, imposant cette assurance soudaine, provocatrice, en osmose avec sa provocation comme si le feu qu’elle avait animé ne pouvait point s’éteindre. « Surtout que les sentiments peuvent éloigner les êtres de leurs ambitions, de leur quête. Ce serait une menace non négligeable n’est ce pas ? En plus, j’avoue ne pas aimer partager… » Un petit sous entendu tout autre qui s’installe dans mes paroles, alors que ma main reste dans sa chevelure sombre, que mon souffle s’échoue sur ses lèvres, mettant la jeune femme au pied du mur pour voir ce qu’elle pourrait répondre, me demandant si cela éveillerait colère, violence peut-être, ou si alors elle allait faire preuve d’intelligence en jouant avec les mots pour tenter de me montrer une autre facette de la situation. Après tout, elle est douée pour conter des histoires et donner l’impression de les vivre. « A moins que vous sous entendiez que vous pensez être capable de faire battre mon cœur d’obsidienne et de me charmer. Ce qui serait chose amusante à voir. »



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MessageSujet: Re: Une soirée à ajouter aux milles et une nuits [TERMINE]   Dim 8 Mar - 18:17


Je suis surprise, je le sens me bousculer. Pour ne pas tomber, je m'accroche à ses épaules et dos contre le mur, je me sens prise au piège. J'ai perdu mon sourire et sa main dans mes cheveux me fait frissonner. Je fronce les sourcils face à ce sourire malsain qui fait échos avec ses précédentes paroles au sujet de son ambition sans limites. Cette fois, il me donne froid dans le dos et pour essayer d'avoir un minimum d'espace, le haut de ma tête vient se coller au mur froid derrière moi, en vain. Je suis si collée à lui que je sens jusqu'au battement de son cœur, j'ose à peine prendre ma respiration et risquer d'être encore plus proche. Me mettre en colère dans ce genre de situation serait inutile, je pourrais la déverser sur lui quand je serais libre de mes gestes. Je garde difficilement mon calme à mesure qu'il dévoile la vie qu'il pourrait me voler, les ailes qui pourrait me couper, je sens ma mâchoire se serrer mais je ne dis rien. J'ai été trop loin dans mon jeu et je dois finir ce que j'ai commencé.

J'humecte mes lèvres un instant alors que je sens son souffle me glacer un peu plus. Il sent certainement que je suis tendue contre lui et je ne fais rien pour le cacher, au contraire. Comment oserait-il m'asservir alors que je ne représente aucune menace ? Du moins c'est ce que je crois. « Je pourrais demander au génie de m'envoyer très loin de vous, mais je sais que ce serait inutile. » Lâchais-je dans un souffle irrégulier. Et puis j'étais noble, digne, mes problèmes, j'y fais face. Ce serait un déshonneur de fuir à nouveau. Mon père, pour la première fois, avait eu tort.

J'attrape son menton entre mes doigts fins, longs, d'apparence frêles, glacés par la colère. « Ne vous avisez jamais, Jafar, jamais, de vous amuser avec mon cœur, que ce soit par magie ou pas. Vous m'avez bien décrite auparavant, je suis une femme libre qui ne laisserais personne me soumettre. Et croyez-moi... » J'approche mon visage si près que mes lèvres frôlent les siennes, je suis si en colère et si menaçante que je ne me serais pas reconnue si je m'étais vue. Mes yeux d'habitude pétillants s'étaient assombris. « … même le sorcier le plus puissant ne pourra rien faire contre l'ambition de détruire celui qui m'a utilisé. Je ne supporte pas qu'on joue avec moi comme avec une marionnette. Vous pouvez me jeter votre sort, mais sachez que la roue tourne et ce jour-là, vous ne me verrez sûrement pas arriver. » Je lâche son menton furieuse et tente de me dégager de son étreinte sans succès. Sa main dans mes cheveux me permet à peine de bouger la tête et je grogne presque contre mon interlocuteur. « Vous ne comprenez rien. Même Schariar ne m'a forcé à rien, c'était MON choix de l'arrêter et de savoir que si c'était un succès je devais partager le reste de ma vie avec un monstre. Et si un jour, il m'arrive de rester avec vous, ce sera aussi parce que je le veux bien. Je suis fidèle avec les personnes qui me respectent. » Je reste silencieuse un moment, puis pointe mon doigt sur son torse en le fixant intensément, presque un peu trop, même. « Le risque fait la passion et si j'avais eu le choix, j'aurais préféré mille fois tenter de faire battre votre cœur charbonneux pour moi et tenter de me faire rejeter que de vous asservir par des bassesses qui n'ont même pas de noms. Comment pouvez-vous croire que je pourrais regarder ailleurs si la personne avec qui je suis me satisfait pleinement ? » Je prends de longues inspirations, je sens le calme revenir et je ne lutte plus pour partir de son étreinte.

« Vous n'aimez certes pas partager, mais pour garder un bien, il faut savoir le mériter. »
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